« Le public breton est complètement fou ! » C’est Jain qui le dit… Interview.

Vous la connaissez forcément ! Elle est l’artiste féminine de l’année 2016, récompensée par une Victoire de la musique ! Jain était ce week-end à Rennes où elle se présentait dans une salle du Liberté complète depuis plus d’un mois. L’occasion de partager une interview de l’artiste datant d’octobre 2015 dans le cadre du festival Indisciplinées à Lorient, avant que les plus grands journaux ne se l’arrachent.

La Gazette Saucisse : On t’entend souvent dans tes interviews parler de tes différentes inspirations musicales, en hip hop, en musique du monde de pas mal de continents, c’est ce qu’on retrouve sur scène ?

Jain : Bah j’espère, c’est ce que j’avais comme but en tout cas ! (rire) C’est ce que j’ai voulu pour l’album en général. Rassembler les styles que j’aimais et en faire quelque chose d’assez hybride. Comme j’ai vécu longtemps à l’étranger, j’avais envie de montrer la richesse de la musique.

G. S. : Il y aussi beaucoup de samples et de musique électronique dans tes chansons ?

J. : Oui, quand je suis revenue vivre à Paris, je me suis beaucoup intéressée à l’électro. Comme je voulais faire des choses dansantes, l’électro s’y prêtait plutôt bien. Ça rend ma musique plus joyeuse et festive.

G. S. : Comment t’es venue l’envie de faire de la musique ?

J. : De mes 9 à mes 18 ans, j’ai vécu à Dubaï, au Congo et à Abu Dhabi. J’ai débuté avec des percussions puis j’ai commencé vraiment la musique, dans le sens où j’ai écrit mes premières chansons, à l’âge de 16 ans. Guitare et voix, majoritairement.

G. S. : Tu favorises l’anglais dans tes chansons, pour une raison particulière ?

J. : J’ai écrit en anglais pour cet album parce que j’étais à l’étranger la plupart du temps. Donc pour universaliser ma musique. Mais j’écris de plus en plus de textes en français. Je ne sais pas si ça donnera des chansons mais j’en écris.

G. S. : Qu’est-ce que t’aimes en ce moment dans la musique ?

J. : Ce que j’aime avec la musique, c’est que c’est un moyen à la fois de se cacher et aussi de se dévoiler. Quand on écrit des textes, on dit des choses que l’on ne dirait pas dans une discussion avec quelqu’un dans la rue mais en même temps on se cache avec la musique. Donc j’aime beaucoup ce paradoxe là. Même avec le public, en dévoiler ,mais pas tout de la personne. J’aime bien.

G.S. : Quels sont les thèmes que tu affectionnes pour tes chansons ?

J. : Un peu de tout ! Majoritairement social, c’est vrai ! Quand on est enfant d’expatrié, on part pour des missions de 3 ans, du coup il y a beaucoup de séparations. C’est assez difficile le déracinement. Donc c’est le thème principal des mes chansons. Le déracinement et savoir d’où l’on vient. C’est assez sociétale.

G. S. : Comment tu vis ta notoriété grandissante ?

J. : Quand on a la tête dans le travail, on n’a pas le temps de se rendre compte de ces choses là. C’est un projet qui a commencé quand j’avais 16 ans. Mais Makeba je l’ai écrit en 2014… Donc c’est un soulagement de voir tout ce succès, plus qu’une peur. Ça me donne la gnaque.

G. S. : C’est pas trop dur tout de même ? Les dates et les promos qui s’enchaînent ?

J. : J’ai découvert une incroyable capacité à faire des siestes ! (rires) C’est hyper pratique ! Dès que je me pose, je dors ! (rires) J’en abuse beaucoup ce qui me permet de tempérer la fatigue. Mais au contraire, je suis super contente, je préfère ça que d’attendre les coups de fil.

G. S. : Rien à voir, quel est ton rapport avec la Bretagne ?

J. : Le public est complètement fou ! J’ai déjà fait des premières parties en Bretagne et même là ça chante, danse, saute ! C’est vraiment chouette, il y a de l’ambiance, les gens sont amicaux et ils osent danser ! Bon peut-être parce qu’ils ont un peu… voila. (rires) Et sinon mon manager est breton. Le Tallec ! Ils sont têtus les bretons ! (rires) C’était une blague hein !

Minute devin de la Gazette : Nous avons demandé en off si Jain connaissait le festival des Indisciplinées. Elle nous a répondu qu’elle le découvrait mais qu’elle appréciait vraiment la programmation. Dans la discussion, nous lui annonçons qu’un bon nombre d’artistes passés par ce festival ont ensuite multiplié les dates dans les grands festivals, ce qu’il l’a rendue très fière et enthousiaste ! 1 mois plus tard, Jain faisait partie de la programmation des Vieilles Charrues…

Titouan

(photos de et Pixelle Photographe, https://www.pixellephoto.fr/)

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