Archives de catégorie : Culture

L’actualité culturelle : cinéma, musiques, scènes, arts… Parce qu’on aime !

Derrière les fleurs, hommage (vidéo)

Il est l’un des poètes français les plus connus au monde. Contemporain de Victor Hugo, il était à la fois torturé entre la beauté de la vie et l’horreur qu’elle lui inspire… En cette année 2021, nous fêterons les 200 ans de sa naissance.

Son œuvre majeure reste Les Fleurs du mal, qui a fait l’objet d’une condamnation pour outrage aux bonnes mœurs. Ce poète a écrit plusieurs recueils de poésie comme Les Paradis artificiels ou Le Spleen de Paris, publié à titre posthume. Les Fleurs du Mal reste son œuvre la plus connue et étudiée, pour la sublimation de la nature, avec des textes comme Une Charogne dédiée à Jeanne Duval son amante, J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans, Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne ou L’Albatros. Etudier les œuvres de Baudelaire te permettra d’être prêt le jour du Bac de français !

Tu l’auras reconnu, c’est Charles Baudelaire ! Hommage en vidéo ci-dessous, réalisé par Marie, clique sur l’image !

Vive le poésie ! A venir le Printemps des Poètes, du 13 au 29 mars avec pour thème, le désir…

BC (illu’ de Marie)

Tamino !

Tenté.e.s par une petite soirée mélancolique histoire de laisser couler toutes les larmes de ton corps dans ton lit ?

Logiquement ta réponse est « Non ». Et pourtant ça fait du bien parfois ! Alors ose brancher tes écouteurs et laisse-toi bercer par Tamino, jeune chanteur belge (très charismatique), la belle vingtaine, à la voix d’une douceur envoutante.
Un morceau pour débuter ce voyage vers des horizons sensuels et chaleureux : Indigo Nights.
Sa voix pleine de sensibilité nous rappelle celle de Jeff Buckley. Accompagné du bassiste Colin Greenwood, du groupe Radiohead, Tamino nous raconte l’histoire d’un garçon, fils de voyageur, et pourtant désespéré de la vie. Un soir, il rencontre un groupe de filles. Elles vont lui faire découvrir quelle est leur définition de la bella vita. Cette nuit-là, il se sent mieux, vivant.

Tamino, c’est vraiment celui qui fait sourire sans trop s’en rendre compte. C’est celui qui rappelle des bons souvenirs comme des mauvais. Il est parfait pour l’hiver, et pour l’été aussi, et pour le printemps, et pour l’automne…
Naviguant entre l’Atlantique et la Méditerranée, son instrumentalisation se fait l‘écho de ses racines égyptiennes, notamment dans le morceau « So it goes ». Une pépite, une invitation au voyage sur les terres brûlées…

Si Tamino était une couleur il serait le bleu mer, une teinte apaisante entre sérénité et réflexion, les caractéristiques principales des chansons de notre bel ensorceleur auditif.

Son style intergénérationnel nous transporte dans son propre monde plein de romantisme et de mystère. Frissons et larmes garanties. Un aveu : Nous sommes finalement victimes de sa musique…

Bon, à votre tour de tomber sous le charme de cette incroyable voix. (ou pas.)
Nous vous laissons entre de bonnes mains…

Kla et Céline

Hendrix, still in our mix

Some days ago was the 50th Jimi anniversary,
The anniversary of his death,
The anniversary of his left

Only he did not leave us,
Instead a message he gave us
A message about music,
Cause music has to be in the blood to be lived,
And music need to be connected with the heart to be believed

This voodoo child was played by a guitar,
A guitar who used to play in the mouth of this star

Rock, Blues or whatever, he still has the power to make us live every
kind of weather

His sounds were not scared to be shown and dareful, but their lord wasn’t acting
as such among the earthfools

He was living when his feet were on stage, now our turn to glorify his soul of rage

 

Laoni (illu’ de Bran)

Tenet : Qu’en pense-je ? ? ej-esnep ne’uQ : teneT

Attention : Cet article contient du divulgâchis (ou du gros spoil si vous préférez). Je tiens à préciser que les propos déclamés dans le texte qui suit sont issus d’une opinion subjective. Sauf si vous me prenez pour Dieu (auquel cas ça me fait chaud au cœur, mais ça me fait un peu flipper aussi).

Tenet est un film sorti le 26 août 2020, réalisé par Christopher Nolan, avec John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki et Kenneth Branagh. Ce film était fortement attendu par les salles de cinéma pour relancer l’économie après le confinement. Les bandes-annonces laissaient croire aux cinéphiles que l’on aurait affaire à un Inception en plus compliqué. C’était pas totalement faux. Après la sortie du film, le mot d’ordre majoritaire des critiques était « déception ». Mais moi, pour être clair, j’ai bien aimé ce film.

Pour le résumer en une phrase : les gens du futur attaquent notre présent pour se venger de la planète toute pourrite qu’on leur a laissée. Le film ne se base pas que sur ce synopsis très original (qui consiste à présenter une entité qui se défend d’une entité qui l’attaque), il a un postulat de départ bien particulier : une technologie permet de faire un demi-tour dans le temps. À tous ceux qui ont eu mal au crâne en regardant les Visiteurs, je vous conseille d’arrêter de lire tout de suite.

Pas de voyage dans le temps tout bête comme dans Retour Vers le Futur. Non non non. Là on ne peut pas faire de « bonds » dans le temps. Dans le film, il y a deux façons de voyager dans le temps. La première, celle que la plupart des gens utilisent, en avançant.

Tout le monde fait ça, vous, Bérangère la boulangère et même Lucien le pharmacien. Cette méthode est très simple, elle consiste à aller de 2020, à 2021. La deuxième est toute aussi simple, mais pas très accessible, il suffit de reculer. Donc d’aller de 2021 à 2020.

Jusqu’ici rien de compliqué, les matins sont pour nous, les soirs des gens et des objets qui reculent.
Voilà, voilà. Mais concrètement, ça sert à quoi ? C’est sûr que dans le quotidien, ça n’est pas très utile. Mais quand on est un tordu de politicien qui gouverne le monde à coup de guerres et d’espions, c’est tout de suite beaucoup plus intéressant. Ça sert par exemple à envoyer un tueur dans le passé.

Vous ne pouvez pas l’empêcher de tuer sa cible, il l’a déjà fait (c’est là que la matière grise commence à faire des bulles).

Cette nouvelles technologie offre donc aux malades mentaux assoiffés de meurtres plein d’idées farfelues et de pouvoirs insoupçonnés. Par exemple, les gens du futur se disent : «Tiens ! Si on envoyait dans le passé une bombe qui inverserait le cours du temps pour l’intégralité de l’univers et qui détruirait par la même occasion la réalité ? » (Oui, il semble que la demi-mesure est une notion qui est vouée à l’extinction).

Avec ça, il ne reste plus à Christopher Nolan qu’à échafauder une histoire d’espionnage, de super agents qui sont trop forts et de très méchants russes. Les critiques se sont donc saignées à dire que le scénario était basique, que le film s’embourbait dans des promesses non tenues et que le réalisateur était prétentieux à faire des trucs compliqués que personne ne comprend juste pour faire l’intéressant (attendez, je reprends mon souffle). Je ne suis pas d’accord. Selon moi, le film a un scénario, certes pas très subtil, mais réussi. Il conte une histoire avec de vrais enjeux (la disparition de la réalité tout de même), un périple épique, plein de sensations fortes, de personnages crédibles et attachants. La partie grosse mécanique de voyage dans le temps qui fait mal au cerveau est aussi réussie : il n’y a pas d’incohérences (ou pas de trop grosses), tout est expliqué et, ce critère est subjectif, ça ouvre l’imaginaire.

Et, le plus important de tout, la suspension consentie d’incrédulité est convenable (la suspension consentie d’incrédulité, c’est un accord entre le spectateur et le scénariste qui consiste à dire : « certes c’est pas possible mais, si c’est trop crédible, ça va devenir nul »).

Puisque les deux choses principales du film sont réussies, pourquoi crier au nulisme ? Que le film soit réussi n’est que mon avis. Mais un tel acharnement sur un film pas si mauvais que ça à partir de détails insignifiants me paraît extrême. Selon moi, une partie non négligeable des critiques négatives sont émises par des personnes qui n’ont pas compris le film. Cela reste une erreur de la part de Christopher Nolan de ne pas avoir fait un film clair pour tout le monde.

Je vous conseille tout de même vivement le film (en salle parce que c’est toujours mieux), l’image est belle, la musique est bonne, les effets spéciaux (évidemment) très réussis et les acteurs très bons. Allez-y pour encourager Nolan qui a lutté contre la mise en plateforme de streaming de son film. Et pour une fois qu’un réalisateur ne viole pas des dizaines de femmes, rien ne nous empêche d’aller au cinéma.

Kayak (texte et photomontage)

Du métal et de l’HYPNO5E : l’interview

Au programme de cet article, plongée dans l’un des genres musicaux les plus décriés… Le Métal… Et pour aller plus loin encore, on vous propose une interview, celle d’hypno5e… Accrochez-vous.

Le métal est un genre musical sujet à d’énormes quiproquos. A première vue, il n’est pas mélodieux et possède une aura de violence conférée par son style sombre, par ses fans (excentriques ?) ou encore par les idéaux d’une minorité de ses artistes. En bref, à part pour une poignée d’initiés, le métal se résume à un bruit pas vraiment audible et une communauté violente.

Cette vision est renforcée par le fait que la communauté métalleuse reste très renfermée : on entend jamais du métal sur les ondes (à part les radios spécialisées) et les seules fois où l’on parle de métal dans les médias, c’est quand il est mis en cause dans un fait divers et présenté comme convertissant les jeunes à la violence aveugle. Cependant, il faut rappeler que cette violence apparente a un but : la catharsis.

Pour ceux qui n’ont pas suivi en cours de français, la catharsis, c’est un phénomène qui se produit chez l’auditeur/le lecteur/le spectateur et qui consiste en l’expiation des pulsions, des passions, de la violence humaine à travers une oeuvre. En vivant une expérience, on éloigne de soi les pulsions les plus dévastatrices et dangereuses et on peut ainsi vivre normalement.

Le métal, tout sous genres confondus, tend vers cette catharsis ; c’est pourquoi beaucoup de métalleux le considère comme le plus poétique des genres musicaux. En effet, les morceaux sont remplis de métaphores (plus dans l’ambiance musicale que dans les paroles) et reposent beaucoup sur les sonorités. Le son, alors, n’est qu’un support pour l’expression des sentiments qui hantent les Hommes, c’est pourquoi le métal est violent : parce qu’il est conçu comme un défouloir. Ainsi, comme le dit Bernard Werber (l’écrivain de la saga des fourmis entre autres),

“le hard rock, si on ne l’écoute pas, peut sembler une musique violente et assourdissante. On la subit, et pratiquement aucun animal ne supporte de rester à côté d’un baffle diffusant du hard rock. Pourtant, on peut non pas subir, mais utiliser cette énergie pour l’absorber et la détourner.”

Apprécier le métal prend donc du temps et un effort de compréhension, de réflexion. Il faut également pouvoir laisser de côté les préjugés bien trop tenaces que l’on associe à ce genre.

Comme tout autre genre musical, le métal est composé de nombreux sous genres et provient lui même d’autres genres. Il découle en effet du hard rock qui vient du rock, qui vient du blues, etc. Certains de ses sous genres sont très représentés comme le heavy métal, d’autres, plus extrêmes, comme le black ou le death métal ont moins de visibilité. D’autres encore commencent à émerger comme le « le métal cinématographique ».

Nous avons pu interviewer Hypno5e le samedi 1er février à Hydrophone. Un groupe pionnier de ce nouveau sous-genre. Hypno5e est un groupe créé en 2003 qui fait donc du “métal cinématographique”. Ils ont récemment sorti leur 5e album nommé “a distant (dark) source”.

Pour vous donner une idée de leur popularité dans le monde du métal, ils ont déjà joué en première partie de mastodontes comme Gojira. Pour découvrir le groupe, on vous conseille d’aller écouter la chanson “on the dry lake” tirée de leur dernier album et dispo sur youtube. On vous laisse donc avec cette interview dans laquelle on évoque le travail d’Hypno5e, l’histoire du groupe et certaines problématiques liées au métal en général.

Gazette : Qui êtes vous ? Pouvez vous vous présenter en quelques mots ?

Jonathan : On est Hypno5e (ndr : se prononce Hypnose), un groupe de métal ambient experimental, dit “cinématographique” composé de 4 musiciens : Manu à la guitare et à la voix, Gredin à la basse, Théo à la batterie et Jonathan à la guitare.

Gredin : Le groupe est vieux de 15 ans. On a bougé un peu partout en France, à cause d’événements dans nos vies : Avignon, Lozère, Paris, Bordeaux…. On a aussi joué un peu partout dans le monde : aux US, deux fois en Australie, en Inde, en Europe, et deux fois en Asie. (nb: Hypno5e est actuellement au Mexique !)

Théo : C’est la longévité qui fait qu’on voyage !

Pourriez vous nous clarifier ce qu’est le métal cinématographique, ou du moins votre propre conception de votre métal ?

Manu : Hypnose fait du métal ambiant : de longs morceaux (10, 18 min) passant par plusieurs endroits différents. Il y a des périodes très calmes, d’autres plus violentes…. L’idée, c’est qu’on se retrouve avec des contradictions, que le son va évoluer. Dans certaines parties, on sera plus dans de la folk, des musiques andines, avec des instruments qui ne sont pas typiques du métal et dans d’autres on trouvera du métal plus classique, style death metal. On circule donc à travers plusieurs choses : c’est ce qui définit l’identité du groupe.

Jonathan : On nous a dit “cinématographiques” et on a accepté d’être labellisés ainsi parce qu’on représente de nombreux sous-genres musicaux, de métal ou non, dans un seul morceau. On voit notre musique comme une trame narrative, c’est pourquoi le terme “cinématographique” résume assez bien ce qu’on fait.

Manu : On utilise beaucoup de samples de films, on travaille aussi avec l’image… On a toujours été liés au cinéma, même dans la construction du morceau. Avec les samples, on peut créer une sorte de petite discussion à travers le son, c’est comme une sorte de film qu’on écoute.

En temps normal, ça veut dire qu’il y a des projections derrière vous ?

Manu : Oui, mais ce soir la scène est trop petite donc on n’a pas assez de place pour faire ça.

Theo : On peut pas ramener des gens dans la grande salle pour que le concert soit viable financièrement. Quand tu es dans le métal, tu connais tout le monde, c’est une grande famille étendue mais d’un point de vue externe, le métal c’est une petite niche dans la musique ! C’est moins fréquenté que les artistes qui vont faire de la variété.
C’est juste une question de combien le public est disponible pour écouter ce qu’on fait.

Quelles sont vos influences au sens large : cinématographiques, musicales, littéraires…. ?

Manu : On écoute tous des choses différentes… Moi j’écoutais pas mal de classique au début d’hypno5e. Maintenant, j’écoute pas mal de musique latino parce que j’ai grandi en Amérique du sud et du post rock, des choses comme ça…. Des musiques assez mélancoliques en général. Au final, le métal c’est pas forcément le principal style de musique qu’on écoute.

Théo : C’est parce qu’on a tous une formation différente. Moi je suis allé au conservatoire de jazz, je me suis professionnalisé vers 15 ou 16 ans et j’ai donc pu jouer dans pleins de styles différents. Après, c’était aussi pour pouvoir vivre de la musique car si je n’avais joué que du métal, je ne serais pas là aujourd’hui : j’aurais pas pu manger, avoir une voiture….
Le métal, c’est une passion. On a pris toutes nos influences de métal et on les a réunies dans ce qu’est Hypno5e aujourd’hui. Pour le reste de la musique, on écoute de tout. Moi, par exemple j’ai joué dans des trucs de reggae, de fanfares, de hip hop,de rock, de punk…

Jonathan : Moi je suis assez métal moderne et tout ce qui reste un peu mélancolique… C’est ça aussi qui nous rapproche autour de la musique d’Hypnose : de la violence, de la tristesse, du conflit etc. J’accroche pas du tout avec la musique joyeuse ou pour faire la fête.

Pourquoi faire ce genre de musique (triste et violente) ?

Jonathan : Je pense que c’est ce style là qui véhicule le plus de sensations. Le triste c’est pas mauvais, ça peut mettre de bonne humeur !

Théo : C’est cathartique. On est zen en dehors de la scène. Pour nous et pour le public, c’est important d’évoquer cette tristesse et cette mélancolie de manière universelle pour que le reste du temps, ça soit évacué.

Manu : Les gens qui font toujours de la musique gaie, ils cachent un truc. (rires)

Théo : Dans le dernier album (“A distant (dark) source”), on a évolué sur des thèmes un peu différents. La mélancolie c’est toujours un dénominateur commun, mais on commence à faire des trucs pas “joyeux” mais avec plus d’optimisme. On n’est pas là pour dire que le monde est pourri ou qu’on déteste les gens. Si on fait du métal, c’est surtout parce que ça fait du bien de gueuler, ça fait du bien de taper fort.

Ça vous vient d’où votre envie de raconter une histoire dans la musique ?

Manu : Les albums que je compose, j’essaye de les créer comme des films. J’écris ma musique comme un scénario avec l’idée de développer une sorte de trame narrative qui commence au début de l’album et qui se finit à sa fin. L’histoire n’est pas seulement développée par les paroles mais aussi par les sensations que pourront avoir les auditeurs ou par les samples qu’on va mettre à travers l’album. Les albums, tels qu’on les construit, s’écoutent d’une traite : c’est vraiment comme un film qu’on pourrait écouter les yeux fermés.

Dans ce cas, est-ce qu’on pourrait dire que c’est un peu comme dans une pièce de théâtre : un lieu, une journée, une série de personnages ?

Manu : Oui, il y a une forme de dramaturgie mais c’est pas clair, au sens où il n’y a pas d’introduction. On traverse le même espace. C’est comme si on était dans un lieu et qu’on traversait ce lieu avec la musique comme un espèce de chemin et que cet espace était habité par des personnages.

Ça se ressent aussi dans vos clips, avec ce désert qu’on traverse sur l’album “Les ombres errantes”.  D’ailleurs y-a-t’il un sens particulier au choix du désert ?

Manu : J’adore les grands espaces arides, désertiques, avec des horizons très larges. Le désert, c’est brut, c’est dur : ça laisse naviguer l’esprit. Dans le désert, il y a peu de choses auxquelles se raccrocher, ça nous renvoie à notre propre intérieur.

Théo : Ici, en l’occurrence le désert, c’est un endroit que Manu connaissait quand il était en Bolivie et où il passait du temps. Ça pourrait être un lieu différent pour n’importe quelle personne. C’est un exemple de lieu où on est seul avec soi même, c’est pas un truc absolu.

Et sinon “Hypno5e” ça vient d’où ?

Manu : Le 5, on l’a gardé du premier EP qu’on a sorti avec le groupe. Le nom, c’était hypnose mais écrit en chiffre (genre h92053). C’était un peu adolescent donc on a simplement gardé le 5 en référence.

Pour finir, est ce que vous auriez des oeuvres à conseiller (aux lycéens) genre musique, films, bouquins etc. ?

Théo : En musique (pour vous les » jeunes » (nb: Théo est le plus jeune du groupe) (je vous dirais d’aller écouter King Crimson, l’album “In the court”, Yes, Pink Floyd et Prince. Pour Yes,  je vous conseille « Close to the edge” qui est une chanson de 20 min. Elle durait exactement la bonne durée quand j’attendais mon bus, du coup je savais qu’à la fin de la chanson mon bus arrivait. Je l’écoutais tous les jours et c’est en partie ce qui m’a permis d’apprécier la musique progressive dans le sens longue chanson, différents mouvements etc…

Manu : Les films que j’adore en ce moment c’est les films de A.A. Tarkovski et ceux de Kiyoshi Kurosawa pour ceux qui aiment bien l’horreur le fantastique, tout ça…. En littérature faut lire Georges Bataille “le bleu du ciel” et “l’histoire de l’oeil”.

Jonathan : Je conseille “Burn after reading”, je l’ai regardé il n’y a pas longtemps et il m’a plu. Sinon il y a les films de Quentin Dupieux et son alias musical Mr. Oizo

Gredin : Dans les films d’horreur, il y a “Peur sur le green” qui est rigolo. C’est une tondeuse qui se met à tuer des gens… (rires). Non je conseillerais plutôt un bouquin: “Conversations avec John Cage” de R. Kostelanetz.
John Cage était un musicien qui faisait de la musique au hasard. C’est à dire que, par exemple, il prenait une photo du ciel la nuit, il faisait un plan de la position des étoiles et il le mettait directement sur une partition. Du coup chaque étoile faisait une note selon sa position. C’est complètement perché mais ça reste musical. Au niveau politique, c’est assez intéressant aussi.

Merci beaucoup, c’est la fin de l’interview !

Cap et Margaux (photos de Guillaume Kerjean)

Cet article été réalisé en collaboration avec Speed web (www.speedweb.fr), qui nous a permis d’obtenir l’interview et nous a fourni les photos.
Vous pourrez y retrouver l’interview d’ After the end, groupe lorientais crée en 2016 que nous avons également rencontré lors de cette soirée.

CRISPR Cas9 : à quand les bébés fluorescents ?

La modification génétique, thème récurent en science fiction, permet toutes les folies. Se faire pousser des ailes, avoir un bras en plus, super vitesse et autres pouvoirs hors du commun. Ce qui paraissait impossible il y a quelques décennies est maintenant bel et bien réel. Et tout cela grâce a une petite enzyme…

Commençons par une petite explication : “Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats associated protein 9 ” ou CRISPR cas9 de son petit nom est une enzyme qui a la capacité de “couper” l’ADN, code source de notre corps. Cette enzyme a été développée par un type de bactérie particulier pour se défendre contre des virus. Ces derniers pénètrent dans la bactérie et intègrent dans son ADN des morceaux de leur propre ADN pour se reproduire.
D’une manière similaire à notre système immunitaire, la bactérie « stocke » l’ADN du virus dans son propre ADN, ce qui lui permettra de le reconnaître la prochaine fois qu’il entrera en contact avec ce dernier. C’est un fonctionnement analogue au mécanisme de vaccination chez les humains, mais en beaucoup plus avancé car héréditaire. Ainsi, si ce virus re-attaque cette bactérie ou un de ses descendants, cette bactérie utilisera donc l’enzyme CRISPR cas9 pour détruire l’ADN étrangé. Grâce à cette enzyme, il est donc possible de découper une certaine portion d’ADN, pour enlever certains gènes, ou en rajouter…

Et c’est là que réside l’intérêt de cette protéine qui peut servir d’outil d’ingénierie génétique. En développement depuis 2012, cette enzyme permet un découpage des gènes plus rapide et plus ciblé que d’anciennes méthodes. Ainsi cet outil permettrait, dans un premier temps, de mieux appréhender l’ADN pour espérer comprendre ce dernier. Plusieurs essais sont réalisés sur différents animaux jusqu’à ce qu’en 2015 des premiers essais soient réalisés sur des embryons humains à Canton en Chine.
La méthode n’en est alors qu’à l’état de prototype et ne permet pas de créer des embryons viables.

La même année se tient un meeting entre plusieurs académies scientifiques pour discuter de cette avancée scientifique. Beaucoup ont peur que la recherche ne tombe dans l’eugénisme. Il est décidé de ne pas faire de modifications génétiques à but plastique mais bel et bien médical, en retirant des gènes ou anomalies qui causerait des situations handicapantes ou débilitantes.
Or, c’est bien la définition de handicap qui dérange ici et reste floue. Cependant la Chine, ignorant totalement le précédent meeting ainsi que ce que la Convention de Genève a à dire sur la modification génétique, continue son programme.

Et c’est en 2018 que le professeur He Jiankui de Shenzhen dévoile au monde Lulu et Nana, deux jumelles génétiquement modifiées. Elle sont modifiées pour être résistantes au sida, leur père étant séropositif. Cette annonce a fait la Une de nombreux journaux et a entraîné une vaste controverse, l’université de Shenzhen se désolidarisant du professeur et l’opinion publique a été choquée par cette annonce.

Or, une application chez les êtres humains de la méthode CRISPR pourrait permettre de soigner bien des maladies qui sont actuellement impossibles à soigner, par exemple des moustiques ont été rendus résistants au paludisme, des souris guéries de cancer, de la mucoviscidose ou bien d’Alzheimer. Cette avancée peut donc apporter beaucoup, pour soigner des maladies incurables ou étendre l’espérance de vie d’une personne. Il est cependant nécessaire de fixer des limites, afin que nous ne tombions pas dans un eugénisme total, ou les plus riches pourraient modifier le patrimoine génétique de leurs enfant pour les rendre plus intelligents, plus forts… Un monde dystopique où le fossé entre riches et pauvres ne sera plus social mais génétique… La sélection de certains traits ne mènerait-elle pas à la disparition de la diversité ? La question peut aussi se poser sur la vente de ce produit. En effet, actuellement, c’est la firme Monsanto, incriminée dans de nombreuses affaires de pesticides qui possède le brevet et donc l’exclusivité d’utilisation de l’enzyme CRSIPR cas9, ce qui pourrait déboucher sur un monopole commercial très dangereux. Pire encore, la technologie pourrait être utilisée à des fins militaires, pour la création de bio-armes ou bien de super-soldats…

Si la régulation le permet, certes nous pourrons avoir des bébés fluorescents et des chats qui ne perdent pas leurs poils mais à quel prix ?

Des chercheurs de l’université de Columbia ont remarqué qu’après édition par CRISPR cas9 de l’ADN de souris, ces dernières ont subi 1500 mutations non désirées dans des zones autres que la zone traitée. Ainsi des effets secondaires pourraient se multiplier : cancers et autres maladies génétiques. Le caractère héréditaire de la modification génétique pose aussi problème.
En effet, contrairement à des chirurgies plastiques, dons d’organes et autres opérations, la modification génétique se transmet à ses descendants, ainsi modifiant le génome de l’espèce humaine entière.

Les implications éthiques de la modification génétique dépassent les scientifiques de loin.

 Maxime

(Image libre de droit de Thomas Splettstoesser, https://commons.wikimedia.org)

Le saviez-tu ?

L’eugénisme (ou eugénique) est le domaine de la génétique appliquée qui cherche à améliorer l’espèce humaine. Le terme a été créé en 1883 par le naturaliste anglais Francis Galton (1822-1911) pour désigner la science, la technique et la politique visant à améliorer les « qualités héréditaires » de groupes humains par le contrôle de la procréation.
Idéologie scientifique, il trouva son application la plus extrême sous le nazisme qui organisa l’élimination brutale de personnes des races considérées comme « inférieures » (non Aryens), les Juifs ou les Tisganes. Mais aussi de personnes considérées comme dégénérées et socialmement indésirables, les homosexuels, les criminels ou les handicapés physqiues ou mentaux. (merci toupie.org)

Sérendipiquoi ?

La recherche scientifique n’est ni magique ni toujours très rigoureuse… Ainsi, la sérendipité est un concept aussi vague que complexe. Définition changeante sens plus ou moins stricte, tout cela ne fait pas de la sérendipité quelque chose de simple à expliquer… mais je tâcherai de ne pas nous égarer en chemin.

Commençons par un exemple: nous sommes en 1674, aux Pays-Bas, une contrée membre des états du Saint-Empire romain germanique rattachés à la Couronne espagnole, une affaire ô combien intéressante mais là n’est pas la question !
Un drapier cherchait à contrôler la qualité de ses produits. Il utilisa donc des loupes ( pourquoi pas !?). Pour en voir davantage, il en améliora le fonctionnement et le grossissement. Il commença alors à observer, bien plus que du tissu, des êtres vivants microscopiques. Un nouveau monde, peuplé de bactéries, protistes et d’algues unicellulaires, se dévoilait probablement pour la première fois à un regard humain. Un regard qui n’y était pas insensible puisqu’il en fit de nombreux croquis.

Autre exemple, nouveau lieu et nouvelle époque : l’Angleterre victorienne de la fin du 19e siècle. Un jeune étudiant, William Perkin, cherche à synthétiser de la quinine, une molécule qui permet de lutter contre le paludisme qui était un fléau chez les colons britanniques de l’époque. Fortuitement, il obtint en réalité de la mauveine, une molécule permettant de teindre les tissus d’un mauve subtile et doux. Ce colorant sera très usité au sein de la cour de la Reine Victoria.

Bon… On en arrive à la définition de sérendipité.

Au sens large, c’est l’idée de trouver quelque chose qu’on ne cherche pas. Si l’on approfondit, les notions de hasard ( malheur, chance,…) ainsi que de l’accident interviennent dans ce concept de sérendipité, qui devient alors l’idée d’une découverte ( innovation ou invention) faite de manière fortuite, c’est-à-dire involontaire ou accidentelle.

A ce titre, l’Histoire des découvertes en est remplie. Christophe Colomb était ainsi ce qu’on peut appeler un parfait « sérendipiteur », mais pas Isaac Newton dont l’histoire de pomme est une légende. Le sérendipiteur est la personne qui sait à un certain moment tirer profit de circonstances imprévues  !

La sérendipité est donc bien un état d’esprit à cultiver pour faire des trouvailles. Souvent, mal vu dans le monde scientifique car synonyme de hasard, elle est pourtant à l’origine de nombreuses découvertes.

Nous parlions des Pays-Bas au début de cet article, sachez que là-bas, les chercheurs ont le droit à leur vendredi pour méditer et se livrer aux délices de la sérendipité.

Cécilien (illus. d’Anaëlle)

Interview exclusivement exclusive avec l’exclusive présence pleine d’exclusivité de la Génétique

Alors que le Sénat a adopté de justesse la loi qui ouvre la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, l’Humanité, croulant sous une montagne de priorités, déterre le débat de la bioéthique. Le clonage, les bébés OGM, et tout le tralala…
En actuel état de crise, nous remercions la Génétique en personne de bien avoir voulu nous accorder un entretien dans son sympathique bureau chez MereNatureCorp®.

À l’accueil de la vénérable entreprise, une sorte de nuage nous redirige vers le bâtiment V (pour vie). Sur le chemin, nous croisons l’ambassadeur de l’Humanité et du peuple Centaurien qui discutent. Nous entrons dans le bâtiment où le secrétaire de la génétique nous demande d’attendre que notre interlocuteur prenne une forme supportable pour nos yeux.
Quelques minutes plus tard, nous sommes conviés à rentrer dans une salle remplie de schémas et autres plans complexes de doubles hélices et de molécules de guanines…
La Génétique nous propose un café, nous refusons et nous commençons à poser nos questions :

Gazette Saucisse : Pour commencer, quand êtes vous née ?
Génétique : Eh bien en même temps que la Vie, je n’ai pas le droit de vous dire quand elle est apparue, mais la Vie a demandé à MèreNature de me créer pour mettre un peu d’ordre là-dedans. Depuis, nous travaillons main dans la main.

GS : Comment procédez-vous dans votre travail ?
G : La Vie vient me voir avec de nouvelles idées d’êtres vivants, elle me présente le dossier complet, caractéristiques, capacités, masse…
Je rentre alors dans une phase de programmation, j’écris un script en ADN (Acide désoxyribonucléique) ou en ARN (acide ribonucléique) pour les virus.

GS : Quel est le concept de ce fameux code ?
G : En fait, je suis partie sur une base de quatre. Vous par exemple les humains, vous utilisez principalement une base de 10 (de 1 à 9), en informatique, vous utilisez une base de deux ou code binaire (0 ou 1). Moi, pour l’ADN, j’utilise quatre espèces chimiques (je les ai appelées nucléotide): adénine, guanine, cytosine et thymine.

GS : Et c’est tout ? Vous programmez toute la vie avec seulement quatre molécules ?
G : Non ! Petite subtilité, je fonctionne par doublets, l’adénine est toujours écrite en même temps que la thymine, de même pour la cytosine et la guanine.

GS : Quel a été le projet le plus compliqué ?
G : Sur Terre, en tout cas, car je n’ai pas le droit de vous donner des informations que votre espèce ne connaît pas déjà, j’ai déjà programmé une herbacée qui a environ 140 milliards de doublets. C’est la paris japonica.

GS : Mais qu’a cette plante de si particulier pour avoir un génome 50 fois plus grand que celui des humains ?
G : Rien ! La longueur du programme n’est en rien liée à la complexité de l’espèce. Ah vous les humains et votre arrogance naturelle, toujours à se croire comme espèce supérieure…
Saviez-vous que vous aviez autant de chromosomes que les éponges d’eau douce ?

GS : Justement, pouvez-vous nous parler du génome humain ?
G : Vous, les humains, vous faites partie des projets GV (grande vitesse). La Vie est venue me voir, avec une idée de spéciation (apparition d’une espèce) majeure, à peine 200 000 millions d’années plus tard, regardez où est-ce que vous en êtes. Je n’ai besoin que de 3 095 784 273 de doublets, 32 040 gènes (groupes de doublets codant une particularité précise. Ex : couleur des yeux ou pilosité) et 46 chromosomes (regroupements de gènes).

GS : Bref ! Pouvez-vous nous en dire plus à propos de la dérive génétique ou de la sélection naturelle ?…
G : Oui, en fait, les projets agissent comme des Intelligences Artificielles, ils sont autonomes, ils évoluent, s’adaptent…Ainsi, la Vie fait apparaître ses hôtes là où elle peut, elle se débrouille comme elle peut… Moi même, je ne sais pas à quoi sert tout ça. De la même manière, Mère Nature et l’Existence nous demandent de faire des trucs, des machins et la Vie ne comprend pas pourquoi. L’Existence est une arnaqueuse bien douée comme il faut, personne ne comprend à quoi ça sert et où ça va…
L’Existence fait si bien les choses que vous les vivants, vous ne pouvez pas mourir sans être sûrs que vous lui échappez définitivement.

GS : Merci pour ces belles révélations métaphysique, mais recentrons-nous, avez-vous des projets futures ?
G : En ce moment, je travaille sur une grosse mise à jour, en fait je vais implémenter dans tous les êtres vivant un nouvel algorithme, ça va tout redémarrer, hop, et là mes associés vont pouvoir retravailler tout le système. Il est temps de faire la révision des 15 milliards d’années…

GS : Et quand aboutira ce projet ?
G : Oh, dans un ou deux milliards d’années, mais je ne dois pas tout vous dire.

GS : Merci pour vos réponses et pensées…

Nous avons à peine le temps de finir nos remerciements d’usage quand deux masse sombre entrent dans le bureau, nous saisissent et nous jettent dans un trou de ver.
Nous nous retrouvons alors par terre dans la rédaction de la Gazette et commençons la rédaction de cet article.

Nous remercions chaleureusement pour ces précieuses informations et ces relents philosophiques.

(Nous tenons aussi à préciser que les personnages et entités supérieures cités dans cet article n’existent que dans notre cerveau, les prendre pour réalité serait un chemin vers une nouvelle croyance mystique. Après, vous faites ce que vous voulez…)

Pat & Rimoine (illu. de Maïwenn)

Mais non ! C’est pas possib’ !

En ces temps sombres où la plus grande saga de science-fiction (je parle de Starwars, les guerres de l’étoile en français) a clos un cycle de neuf films, où des films, certes respectables, n’ont d’intéressant que les effets spéciaux, où il est facile de ressusciter ou rajeunir n’importe qui à l’écran, le cinéma, ce monstre industriel, magique et prolifique, nous raconte toujours n’importe quoi sans prendre soin de la sainte science.

Que certaines incohérences soient justifiées par la magie ou La Force, Le Pouvoir, L’Essence ou je ne sais quoi, OK. Mais….

La radioactivité

STOP, par pitié, implorez les scénaristes de cesser les radiations, les éruptions solaires et autres rayonnements quelconques.
La radioactivité peut-être inoffensive, quand vous prenez votre douche par exemple. Elle peut servir dans le domaine médical, notamment pour faire des scans ou pour traiter des cellules cancéreuses. Elle peut aussi être nocive pour le corps humain, quand vous habitez à Fukushima ou que vous vous faites mordre par une araignée de chez Oscorp. Cela peut entraîner moult cancers, par exemple le cancer de la thyroïde qui a touché beaucoup de Français lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, une irradiation peut aussi causer un changement brusque du patrimoine génétique.
Je vous arrête tout de suite, pas au point de créer des glandes à soie ou des gros muscles verts, seulement engendrer des malformations sérieuses chez vos enfants.

Alors Peter Parker devrait, soit avoir des boutons qui tournent au cancer de la peau, soit rien du tout.

Ben oui ! Si l’araignée a été irradiée au point de transformer l’ADN d’un humain par une simple morsure, elle ne devrait pas avoir survécu du tout. Une dose sérieuse pour un humain est carrément mortelle pour une araignée de cette taille.
Là c’est même plus de l’incohérence scientifique, on est sur de l’incohérence tout court.

Les sources d’énergie

Combien de fois avons nous vu un faucon millénium filer à 20 fois la vitesse de la lumière, ou un sabre laser couper comme du beurre une porte blindée (oui il y a beaucoup de starwars, mais bon…) ? Pour commencer la vitesse de la lumière.
Simplement non, c’est pas possible. Einstein (et je pense que c’est une source plutôt sûre) l’a dit, c’est physiquement impossible. D’un point de vue purement énergétique, on n’a pas de sources assez grandes, il faudrait une énergie littéralement infinie. Même si toute notre galaxie était convertie en énergie, ce ne serait pas suffisant. Si la lumière est si rapide, c’est qu’elle n’est pas matérielle ! Sa célérité n’a pas de masse en contrainte puisque la lumière ne pèse rien. Ensuite, si on changeait 2 ou 3 lignes de code de la physique et qu’on avait assez d’énergie, on ne survivrait pas. Cette célérité qui, rappelons-le, est à la hauteur d’environ 300 000 km/s. L’inertie s’appliquerait avec tant d’ardeur qu’on serait à l’état gazeux sans avoir eu le temps de dire ouf.
Il faudrait accélérer sur plusieurs années.
En admettant qu’on y arrive quand même et qu’on dépasse cette célérité ultime, on aura un gros problème, la lumière. Puisque nos yeux vont à une vitesse supérieure à la lumière, comment voir autre chose que rien ? Si l’on entreprend un voyage vers Proxima du Centaure, planète potentiellement habitable la plus proche, quatre années d’aveuglement nous attendent. De quoi devenir fou.

Les Hommes-X maintenant !

L’une des plus grandes ligues de super-héros jamais créée, autant de gentils que de méchants, du contrôle des élément, des griffes en métal et des ailes à tout va !
Pour ceux qui ne connaissent pas, les X-men sont un groupe de mutants dirigés par le professeur Xavier qui possède la faculté, entre autres, de communiquer par télépathie.
Ils ont tous une chose en commun : ils ont muté génétiquement de façon à avoir un super-pouvoir.
Si l’on ne prend qu’un exemple, Cyclope, c’est un jeune homme aveugle qui a le handicap de tirer un méga LASER de la mort qui tue avec ses yeux. Le seul moyen d’empêcher ce mortel rayon de tout casser, ces de fermer les paupières. Le professeur X lui confectionne une paire de lunettes qui lui permettra de voir et de contrôler son pouvoir.
Premièrement, interrogeons-nous sur ses apports caloriques journaliers. Quand on peut avec ses globes oculaires canaliser un rayon qui peut défoncer un mur de béton de trois mètres d’épaisseur, il faut être un sacré mangeur.

Si l’on compte l’énergie en saucisses, il lui faudra manger 13 saucisses rien que pour casser un mur, si l’on compte en plus les apports normaux journaliers pour un homme de son âge, il est désormais à 23 saucisses par jour.

Et il ne casse pas qu’un mur quand il est en mission. Ses repas utilitaires devraient alors être composés d’une quarantaine de saucisses par jour. Soit 2Kg de viande ! Jamais on ne le voit manger autant. Si l’on parle maintenant de son corps. Face à une telle puissance, son crâne devrait être hyper-résistant, ses yeux hyper thermo-isolés, il devrait avoir une colonne vertébrale en acier…
Et j’en passe ! Les chances que toutes ces mutations aient lieu et soient arrivées au même individu sont infimes !
Et puis l’évolution, ça se fait pas d’un coup. Une bonne partie de sa famille devrait avoir au moins l’une de ces caractéristiques. Ce casse-tête génétique s’applique à tous les X-men. Alors que cela soit arrivé à une centaine de personnes, non.
Voici quelques exemple d’incohérences scientifiques. Je n’ai fait que citer les plus courantes. Il faut aussi prendre en compte les incohérences historiques, logiques et autres…

Décidément, le cinéma, c’est n’importe quoi.

Prof Barbe (illu. de Maïwenn)

Turritopsis nutricula

Ah ! L’immortalité ! Elle est et, a été convoitée par tant de monde ! On la dit inaccessible et pourtant… Et pourtant l’évolution a autorisé à un être vivant cette capacité à refaire sa vie une deuxième puis, une troisième fois et ainsi de suite.

Oui, je vous assure que ce n’est pas de la science fiction, cette animal existe ! J’ai donc nommé : la « Turritopsis nutricula ». Adorable nom, n’est-ce pas ?
Cette petite méduse originaire de la Mer des caraïbes mesurant au maximum 5mm (oui bon, fallait pas trop en demander à la nature non plus, niveau taille on a vu plus impressionnant…) possède l’incroyable capacité de revenir à son état juvénile pour recommencer une nouvelle vie !

C’est beau, non ?

La meilleure façon d’observer ce fascinant phénomène, c’est de stresser la méduse. Que ce soit à cause d’une blessure, ou simplement du fait de vieillir. Lorsque la méduse se met à stresser, elle enclenche le processus de « rajeunissement ».

En quelques jours, elle retourne à son état de polype, puis recommence sa vie comme si de rien n’était.

Bon après, il ne faut pas trop exagérer non plus. Elle est peut être immortelle niveau âge mais côté résistance, elle reste fragile et peut très bien mourir de faim, tomber malade ou tout simplement se faire gober par un prédateur…

Titif (illus. de Teïla)