Archives de catégorie : Vie du Lycée

Mais que se passe-t-il au lycée Jean Macé de Lanester ?

Section AbiBac : Des parcours et des réussites

Que sont devenus nos anciens élèves ? En voici quelques témoignages.

Flory Boudier

Promotion 2017-2020

J’ai commencé l’allemand au collège et dès la 4 ème je savais que je voulais aller en ABIBAC, mon niveau n’était pas des meilleurs mais j’ai essayé de travail tant que je pouvais pour y accéder.

Mes années en Abibac m’ont beaucoup appris, j’ai pu déjà savoir comment gérer une grosse dose de travail et surtout le plus important c’est que j’ai fait des rencontres formidables aussi bien en France qu’en Allemagne. On a voyagé, parlé, appris dans des matières que j’aime beaucoup tout ça en étant dans la classe tous soudée, c’est je crois ce qui m’a fait le plus grand bien. Les professeurs sont géniaux aussi, à l’écoute et cherche à nous faire étudier des choses qui nous plaisent tout en restant dans le programme. 

Mon allemand s’est amélioré même si je fais encore des fautes au niveau grammatical mais je garde quand même un niveau important en allemand. 

Aujourd’hui, je suis en 2eme année de licence LLCER étude germanique. J’ai consacré mes études à l’allemand. J’ai quelques facilités par rapport à mes camarades mais au moins je peux les aider dans leur travail et gérer aussi la dose de travail demandé en licence. 

Je fais maintenant partie aussi de l’association allemande de mon université, je donne tout mon temps a l’allemand, les correspondants et ma classe car personnellement c’est pas forcément dans les cours que j’apprends le plus mais dans le contact humain. 

Je ne regrette en aucun cas d’avoir fait Abibac, je le conseille même pour tous ceux qui veulent améliorer et travailler leur allemand.

Clara Lobjois – 18 ans – 1ère année en soins infirmiers

Promotion 2018-2021

Étant passionnée de langues, ma professeur d’allemand m’a parlé de la section Abibac lorsque j’étais en 3ème. Je me suis lancée dans l’aventure sans trop hésiter et aujourd’hui, je ne regrette rien: bien que difficiles – la préparation d’un double-diplôme demandant un rythme de travail assez intensif, ces années en section Abibac m’ont appris bien plus que je ne pouvais l’imaginer. En 3 ans, j’ai appris à parler allemand certes, mais j’ai aussi et surtout appris à connaître de merveilleuses personnes. J’ai appris à ne jamais abandonner. Les quelques années qui viennent de s’écouler m’ont forgée et, j’en suis sûre, feront de moi une meilleure soignante demain.

Manon Thébault

Promotion 2017-2020

Etudie actuellement « culture européenne des médias » à l’Université Lyon 2

J’ai pas mal hésité avant de m’inscrire en Abibac car le lycée était assez loin de chez moi, mais au final j’en garde un très bon souvenir. Cela m’a permis de beaucoup progresser en allemand, et de m’ouvrir à la culture de ce pays. L’échange de 2 mois et demi en seconde a aussi été une très belle expérience, que je n’aurais peut-être pas réalisée autrement.

Je fais actuellement une licence franco-allemande en culture européenne et médias, et m’apprête à aller passer un an en Allemagne. Les cours que j’ai eu en Abibac me sont donc plutôt utiles dans mes études, et ça me permet de moins appréhender les études à l’étranger.

Lena Duensing

Promotion 2017-2020

Ma situation particulière de bilingue allemand m’a souvent fait douter de mon souhait d’en faire une partie de mes études. Pourtant aujourd’hui je suis en deuxième année de LLCE-Allemand en Parcours Europe à la Fac de Nantes et m’y plais beaucoup. Et ce n’est pas parce que c’est facile, détrompez vous ! Les enseignements en Abibac m’ont offert des possibilités que je n’aurais pas eu dans le cadre familial. L’approche pédagogique est différente et réellement enrichissante. Les travaux entrepris avec l’OFAJ nous ont permis de rencontrer de jeunes allemands, ainsi que de faire un voyage avec eux à Berlin. Mis à part les beaux projets entrepris, Abibac m’a surtout permis d’apprendre à écrire l’allemand, m’a enseigné des méthodes de travail que j’applique quotidiennement, m’a ouvert à la littérature germanique contemporaine, me permet de porter un regard autre que français sur des questions d’actualité ou d’histoire, qui m’est précieux dans mes études européennes.

Lou-Anne Prié

Promotion 2017-2020

J’ai découvert l’allemand au collège avec une professeure qui nous a beaucoup appris et encouragé à apprendre toujours plus de choses à propos de la langue allemande et la culture allemande en général. J’ai fait un échange Brigitte Sauzay en quatrième et j’ai adoré vivre en Allemagne, c’est pourquoi j’ai tenté l’aventure Abibac. 

A Lanester, nous étions un petit effectif dans notre section. Venant de loin nous étions tous à l’internat. L’ambiance était vraiment agréable et l’entraide était au rendez vous. 

Aujourd’hui je suis en DUT GEA. Je suis passée de dix heures d’allemand par semaine à une heure trente seulement. Dans ma formation, l’allemand ne présente pas une place importante ce qui est dommage à mon sens. Les langues sont pourtant un atout dans le domaine de l’entreprise et des administrations, de ce fait le double diplôme a un réel intérêt pour moi. De plus, la charge de travail en Abibac était assez conséquente alors aujourd’hui je réussi à bien organiser mon travail grâce à mon parcours scolaire à Jean Macé. Cette année j’ai l’opportunité de faire un semestre à l’étranger et un stage à l’étranger. Pour se faire il faut passer un entretien et avoir un dossier solide. Je peux prétendre avoir un avantage presque certain face à d’autres étudiants qui ont un niveau LV2 en allemand.

Arthur Doublard

Promotion 2017-2020

Je suis en arrivé en abibac avec le désir de maîtriser l’allemand sur le bout des doigts. Aujourd’hui c’est presque le cas. 

Mon expérience en Abibac a été une bonne expérience. J’ai pu découvrir une culture étrangère et apprendre une langue avec un diplôme supplémentaire a la clé. Sur le plan personnel l’échange a la fin de la première année a aussi été une super expérience.  J’ai pu travailler sur mon ouverture d’esprit et acquérir des méthodes de travail solides qui m’aident dans mes études actuelles. Aujourd’hui j’étudie à l’INSA de Rennes en deuxième année de prépa intégrée. Bien que mon diplôme de l’Abitur ne me soit pas utile pour le moment je compte bien le faire valoir dans mon futur métier d’ingénieur. 

Et d’autres témoignages à découvrir dans la prochaine Gazette de Noël qui sortira à la mi-décembre, la 38ème, à bientôt !

SC

Exclusivité : Flash Spécial #Confinement 3 !

Nous avons appris aujourd’hui que le lycée Jean Macé s’est désigné volontaire pour le projet de « confinement inversé » du gouvernement qui consiste à confiner les élèves dans leur établissement scolaire. 

 

Cette mesure encore expérimentale consiste à laisser les écoles ouvertes pour y accueillir à temps complet les élèves. Le ministère de l’Éducation Nationale vient de lancer ce projet un peu dingue mais approuvé par la HAS (Haute Autorité de Santé) : « Cette mesure, déjà mise en place en Corée du Sud et aux Pays-Bas, a déjà prouvé son efficacité : une baisse de 90% des contaminations en seulement 4 semaines a été remarquée. En effet, l’on sait depuis un moment maintenant que le plus grand cluster est la cellule familiale car les gestes barrières n’y sont pas respectés. Les écoles soumises à des réglementations plus strictes sont donc des lieux plus aptes à héberger les jeunes, pour ne pas qu’ils contaminent le reste de la société à l’extérieur ». Dès qu’il a eu vent de ce projet, le lycée Jean Macé a décidé de le mettre en place dans les plus brefs délais. En coulisse, on nous dit : « Je trouve que c’est une idée fantastique, il faudrait que tous les établissements l’adoptent ! En tout cas, le lycée Jean Macé va s’impliquer pleinement dans son rôle, que dis-je, son devoir envers la nation, et soutient par cette action les soignants qui se battent à chaque instant pour sauver le plus de vies ! »

 

Concrètement, chaque élève recevra ce jeudi 1er avril, une fiche de l’administration qu’il devra remplir et faire signer par un tuteur légal et la rendre le lendemain (ou par mail durant le week-end pour les élèves internes), indiquant s’ils choisissent de rester chez eux et de suivre les cours à distance jusqu’à début mai ou s’ils souhaitent rester vivre au sein du lycée.

 

On ne sait pas encore comment et où seront logés l’entièreté des élèves… Mais une source qui souhaite rester discrète nous dévoile : « Il y a de grandes chances que les effectifs de l’internat soient doublés voir triplés, en posant des matelas sur le sol de chaque chambre et en réquisitionnant la cafétéria et les salles de repos au 1er étage (le petit déjeuner sera maintenant servi au self). Si cette mesure ne suffit pas d’autres salles pourront être réquisitionnées, on pense notamment à la E07, au théâtre, à la A20, ou encore au gymnase… Pour surveiller tout ce beau monde, la vie scolaire commence déjà à recruter. Par ailleurs, une vingtaine de professeurs sont déjà volontaires pour se confiner avec les élèves et proposer un encadrement pédagogique … En l’état actuel des choses, le plus gros souci reste la gestion du linge ! On ne sait pas encore si l’on va faire appel à une entreprise spécialisée ou à la bonne volonté des familles… En tout cas, pour l’instant rien n’est vraiment acté. Une réunion d’urgence va avoir lieu ce soir avec les CPE, l’Administration et un représentant de la mairie de Lanester, pour organiser et coordonner tout ça. »

Vous avez bien compris, le lycée risque de drastiquement se transformer dans les semaines qui vont suivre…

 

Mais, la Gazette Saucisse se porte volontaire pour vous informer sur les prochains changements ! À bientôt,

 

Newe (photo de Laoni)

Bonnes ondes ! (audio)

il y a quelques jours, deux élèves du comité de rédaction ont participé à la Quotidienne de Radio Balises, une radio du Pays de Lorient (99.8 FM). Laoni et Anne-Charlotte, élèves de 1ere et de terminale, y étaient invitées pour parler du dernier numéro paru, du journal et du rapport des jeunes aux médias. Un entretien très intéressant, forcément… A suivre à partir du lien ci-dessous, bonne écoute !
AF (illus de Marie et Aerouann)

La Porte Secrète

La porte A20 a bel et et bien existé, il y a fort longtemps. Rappelons-le, le lycée a été crée en 1964 et vit sa petite vie depuis maintenant 56 ans ! Notons tout de même l’année 1994 durant laquelle les bâtiments ont été détruits et remplacés par d’autres ! C’est de là que vient la « disparition » de la porte A20. Détruite et oubliée dans les débris, la porte a acquis un grand pouvoir. Plus grand que celui de Gandalf ou de Dumbledore ou tout autre homme portant une grande barbe blanche !

En effet, cette porte ne se laisse pas remarquer aussi facilement car elle possède la faculté de disparaître et de réapparaître à volonté. Une sorte de Salle sur Demande made in Jean Macé !
Mais ce n’est pas tout ! Cette salle est également unique ! Son intérieur, pour votre plus grand plaisir se modifie selon votre volonté et/ou besoin !
Une envie pressante ? Et hop ! Des toilettes à disposition ! Un manque de blanco ou de copies doubles ? Et hop ! Un Bureau-Vallée à portée de main !

Une petite faim ? Et hop ! De la nourriture qualitative sous le coude !
Mais cependant, pour pouvoir accéder à ces merveilles, mon cher.ère lecteur.rice, il faut vous armer de courage, et redoubler d’effort pour atteindre votre but ! Aux lueurs de l’aube, il faudra vous rendre dans l’Antre de l’Abdominal Apôtre de la langue Allemande. Une fois sur place, escaladez la montagnes pour atteindre le premier palier. Puis, en vous armant de hardiesse, faufilez-vous jusqu’au bout du bout et votre objectif se trouve devant vous.
Pour faire simple, allez au bâtiment A, au 1er étage, au bout du couloir à droite ( là ou se trouve la salle A19). Une fois à destination, votre péripétie ne s’arrête pas là ! Un ultime rempart vous attend ! El Muro de la muerte…
Il s’agit d’un mur fondateur, se trouvant au bout du couloir. Sombre et mystérieux, ce pan de mur est dangereux et a déjà pris la vie de nombreux élèves trop téméraires.
Cependant, pour l’affronter, équipé d’une clé de casier en acier et d’une équerre en PVC rigide, tout devrait bien se passer.

Bref, une fois ce dernier obstacle franchi, la majestueuse porte A20 vous ouvrira ses bras !
Ses trésors et ses promesses. Sachez enfin, chers lycéennes et lycéens, que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Vive le rêve !

Cécile (illu. de céleste)

Savoir plus pour risquer moins

Le lycée Jean Macé se mobilise pour la prévention des risques en rapport avec la fête.

L’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Addictologie et Alcoologie) interviendra dans l’intégralité des classes de première du lycée durant les mois d’avril et mai. En amont, la classe de première bac pro Gestion Administration a été sollicitée pour créer des supports de communication en rapport avec la prévention (affiches, quizz…).

Nous nous sommes donc mis au travail avec enthousiasme. Dix groupes se sont constitués pour produire des supports, divers et variés, tant par leur forme que par leur contenu : messages, couleurs, supports de communication ont été mis au service de l’information des lycéens.

Maurine et Lou diffusent un questionnaire dans les classes de première pour mettre en lumière les préjugés sur l’alcool.

Christophe, Baptiste, Dorian ont créé un livret interactif : une promenade dans une soirée festive où vos choix vont entraîner des répercutions sur votre fin de soirée.

Sarah, Toilianti et Tiffany vous proposent de consulter un classeur à chevalet sur le thème du Bad Trip.

Sarah et Inès vous invitent à veiller sur vos potes.

Azad et Abdel vous alertent sur les dangers du gaz hilarant.

Amine, Zilan et Rojda ont créé un compte twitter que vous pouvez consulter dès maintenant sur ANPAA2.

Nolwenn, Mariama et Vincent vous informent que le coma éthylique arrive sans prévenir.

Zalina, Romane et Manon testent vos connaissances sur l’alcool grâce au site socrative, ALCOOL749.

Djiarra et Aurélie réalisent une affiche sur les effets du cannabis.

Léa et Jade vous font découvrir, grâce à leurs petites bouteilles colorées, des effets de l’alcool que vous ne soupçonnez pas.

Nous ne sommes pas tout seuls dans ce projet. Tiphaine DONIAS, chargée de prévention et de formation en addictologie, nous apporte son soutien et ses conseils pour mener à bien notre mission.

Estelle Briant élève de 1ère GA

L’Odyssée de la Réforme du Bac

Petit récap’ rapide et efficace

Suppression des filières. Chaque élève choisit 3 spécialités de 4h par semaine et tout le monde suit le même tronc commun composé du français (remplacé par la philo en term), des langues vivantes, de l’histoire-géographie, du sport et de l’enseignement scientifique (un nouveau truc histoire de faire des sciences 2h par semaine). Épreuves tout au long des années de première et de terminale, les fameuses E3C : 2 sessions d’histoire-géo, de LV1 et LV2 en première et une en terminale. Le bac de français reste fin première (commentaire ou dissertation au choix, épreuve de 4H) accompagné de l’épreuve sur la spécialité non poursuivie en terminale. En terminale il y a les épreuves écrites des deux autres spécialités et le grand oral (dont on ne sait pas grand chose).

Quelques couacs

Ne nous voilons pas la face ; la réforme est putain de mal organisée. Personne ne sait rien, les élèves posent des questions aux profs, qui les posent à l’administration, qui les pose au rectorat QUI NE SAIT PAS puisque la réforme a été balancée n’importe comment sans réfléchir. Les E3C, plus communément appelées épreuves communes du contrôle continu (vous savez l’épreuve d’histoire et des langues vivantes ?), ça a été le foutoir. La banque de sujets pour les profs a ouvert en retard et ne contient pas le nombre de sujets annoncés, et en plus les sujets sont pourris (en tout cas ceux d’histoire). On se retrouve donc avec des épreuves bizarres, des profs qui font grève et un bac à passer ! Pour les épreuves de langues, les surveillants ne donnaient pas les mêmes consignes sur le temps d’écoute (on vous love, c’est pas de votre faute) ; encore des infos qui ne sont pas sorties de l’Elysée.
Poursuivons si vous le voulez bien. Quand on a vu sortir la réforme, on a halluciné de ne pas voir de maths dans le tronc commun. Avant, les ES avaient 3h, les S 4h et les L avaient 3h s’ils choisissaient l’option. Maintenant, si tu ne choisis pas la spé maths tu arrêtes les maths dès la première ! Loin de moi l’idée que, si on ne fait pas de maths on ne réussit pas dans la vie, mais certains profs s’inquiètent. Ils craignent que ceux qui ne prennent pas maths soient pénalisés dans le supérieur (on verra bien). En seconde, c’est compliqué de savoir ce qu’on va faire plus tard ; choisir c’est renoncer, arrêter les maths en première n’est pas un choix à prendre à la légère.
Aussi, y’a un truc dont on ne parle pas assez : les options. La réforme a enlevé les coefficients des bulletins ; chaque matière et chaque option compte pour la même chose. Finie l’époque où les options sauvaient les moyennes en les augmentant d’un point chaque trimestre. Maintenant, les options peuvent BAISSER une moyenne. Surprise, t’as pris italien pour remonter ta moyenne, c’est raté ! En plus, il n’y a plus d’épreuves d’option fin terminale, elles ne comptent que sur le bulletin.

Finalement, une réforme qui est faite POUR les élèves (soi-disant) n’est pas construite sur leurs avis. Beaucoup de premières de Jean Macé à la fin du premier trimestre étaient au bout du rouleau : des contrôles partout et un manque d’informations certain ne font pas bon ménage. Au lycée, on n’est pas censé craquer sous la pression ; ça c’est la prépa. On est encore des gosses paumés qui ne savent pas grand chose de la vie. A l’avenir, on serait heureux d’avoir des réformes construites, préparées et pensées, histoire de pouvoir passer le bac en toute sérénité.
De toutes façons, quand on sera en quatorzaine, on n’aura plus besoin de passer le bac !

Maïwenn

(manif. lycéenne à Paris, 12/2019 : image libre de droit sur pixabay.fr)

ps : et pour compléter, un peu de témoignages du terrain ci-dessous…

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Qu’en disent les cobayes  ?

Après tout ce sont les premières qui sont le plus apte à témoigner et à donner leur avis, ils sont en plein dedans ! A eux la parole.

“Les spécialités sont une bonne idée puisque ça nous permet de nous diriger plus rapidement vers ce qui nous plaît, malheureusement pour ceux qui se posent encore des questions ils ont dû prendre des spés au hasard, ce qui peut être pénalisant. Les E3C par contre n’avaient pas à être mises en place cette année, c’était bâclé et prévu trop tard donc il aurait mieux fallu aboutir à cette idée et la mettre en place seulement à partir de l’année prochaine. Ce qui est le plus décevant, c’est que les professeurs et les manifestants n’ont pas du tout été écoutés ou pris au sérieux, on a subi de la rétention de notes pendant plus d’un mois pour essayer de faire réagir le gouvernement mais ça n’a pas marché et je trouve ça pitoyable que les premières personnes concernées par cette réforme ne soient pas entendues et écoutées.”

Ilona, 1ère à Jean Macé

“Grâce à la réforme, j’ai pu choisir un parcours atypique avec 3 spécialités différentes (maths, SVT et humanités, littérature, philosophie) et comme nous avons des groupes différents pour chaque spécialité, cela m’a permis d’agrandir mon cercle de connaissances. Cependant, j’ai appris cette année que nous allions avoir un examen sur la spécialité qu’on arrête (coefficient 5) ; j’aurais bien aimé être au courant sinon je n’aurais pas choisi les maths. Je ne me sens pas correctement accompagnée par les professeurs qui découvrent les subtilités de la réforme en même temps que nous. Je suis en stress constant car le contrôle continu compte pour le bac ; aucun dispositif n’a été mis en place pour réduire notre travail scolaire la semaine des E3C : cela aurait été appréciable d’avoir au moins une heure de libre avant chaque épreuve. Finalement, mon année de première m’apporte beaucoup de stress, j’ai moins de temps pour moi à force de travailler pour des résultats qui ne volent pas très haut…”

Mélodie, 1ère générale à Saint Louis

“Personnellement je trouve ça cool parce qu’il y avait besoin de changement dans l’enseignement du lycée. En plus je trouve que ça nous prépare à la prépa. De mon côté, j’ai pris géopolitiques (j’adore), SES (c’est difficile et le programme est énorme) et anglais (c’est sympa). Et sinon les E3C, je pense que c’est un bon entraînement pour le bac. En vrai je trouve que la réforme est vraiment bien.”

Gwenaël, 1ère à Jean Macé

“Alors, pour moi la réforme n’est pas une mauvaise idée, sur le papier. C’est juste qu’on est trop peu informés. Je pense que cela aurait pu être révisé un peu plus longtemps pour qu’on soit prêts à cette réforme, qu’on sache à quoi s’attendre.”

Aelig, 1G3

“La réforme, je pense sincèrement que c’est une connerie ; mais elle n’a pas que des défauts. Elle nous permet de faire des choix variés qui nous correspondent et d’éviter d’être enfermés dans une classe avec des gens qu’on n’apprécie pas forcément. Du coup elle permet de rencontrer d’autres gens dans nos spécialités. En revanche, je trouve que c’est une réforme qui nous pousse à réfléchir sur notre avenir trop tôt. En 2nde, c’est difficile de savoir ce que l’on veut faire et c’est une source de stress d’avoir à choisir nos spés. Ensuite, elle rend le bac très inégalitaire. On sait tous que Géopolitique au lycée Jean Macé ne vaut pas Géopolitique à Dupuy de Lome. Idem pour les E3C : on n’a pas les mêmes sujets et certains lycées trichent. Enfin, on a beau dire que la réforme ouvre des portes je pense que ce c’est pas vrai. On fait des choix de spécialités trop précis pour que ça nous ouvre des portes.”

Céleste, 1G3

“On nous demande de choisir plus tôt ce qu’on veut faire plus tard mais on est plus libre dans nos choix. Mais cela peut être compliqué voire incohérent avec tes études supérieures quand tu choisis un peu au hasard.”

Gaël, 2nde à ST Louis

La « S », la reine des filières ?

De tous temps, et en tous lieux il y a toujours eu des différences de cote entre les séries. Or la principale raison, celle que nos parents nous rabâchent quand l’heure du choix se profile, ce sont ces fameux « débouchés ». Et, il s’avère qu’une idée s’est particulièrement incrustée dans les pensées des gens (terme générique pour désigner vous et moi) : une série scientifique ouvre plus de portes qu’une série littéraire (désolé les ES, on vous aime quand même). Donc nous avons décidé d’aller sur le terrain pour savoir si encore aujourd’hui et avec la nouvellement apparue, réforme du lycée, les gens pensaient toujours ça !

Même si, selon certains, ce n’est qu’un cliché et que les séries se valent dans les études post-bac, les chiffres fournis par l’Education nationale prouvent que rien qu’au baccalauréat, les scientifiques avaient un meilleur taux de réussite ces dix dernières années (91,8 % d’admis avec un bac S, pour 90,7 avec le Bac L, en 2018 selon Le Monde, qui ajoute : « Comme chaque année, la série scientifique (S) affiche le plus gros score »). Il sera pourtant bon de noter que l’année dernière, oui oui cette glorieuse année du cochon de terre, marqua une étape importante dans l’ascension des Littéraires au même stade que les Scientifiques. En effet, le taux de réussite des « L » augmenta nettement et atteint 91,6 % tandis que celui des « S » chuta à 91,4.
En plus de ce taux de réussite important, les élèves en série scientifique étaient bien plus nombreux que ceux des autres séries durant ces dix dernières années (en 2018, 52 % des bacheliers généraux sont des scientifiques pour seulement 15 % de littéraires. En 2017, les chiffres sont quasiment identiques).
C’est le même constat en supérieur et dans les prépas, où les « S » pullulent, symbole de réussite.

Un bon taux de réussite, un monde en modernisation constante, cette fameuse idée selon laquelle on peut tout faire avec les matières scientifiques… Tout semble privilégier les matières scientifiques. Or les résultats du tout dernier Baccalauréat, nous prouvent que la filière littéraire reprend du poil de la bête et, qu’à l’inverse, la filière scientifique subit une décadence inéluctable (peut-être pas quand même…). Y’aurait-il eu un quelconque changement dans les mentalités de nos lycéens ?
Est-ce que, encore aujourd’hu,i on considère que les études de sciences sont plus bénéfiques ?
C’est pour répondre à ces questions que nous nous sommes rendus sur place, pour interroger ces jeunes acteurs sociaux.

“Aujourd’hui, avec un bac S, on peut tout faire, rappelle Olivier Rollot. C’est moins le cas avec les autres bacs. Une fois qu’on est dedans, on est avec les meilleurs étudiants”.

Très vite, le constat final se dessine. Les réponses sont presque unanimes, les lycéens ont tendance à penser qu’en effet un Bac S – ou maintenant de matières scientifiques – va permettre de s’ouvrir plus de portes. Certains sont plus bavards que d’autres sur la question, et je dois parfois me contenter d’un « oui, les sciences ouvrent plus de portes ». Heureusement que certains ont de quoi enrichir leurs propos : « oui, oui même si ça peut sembler très « idée reçue »de penser ça, je pense que les sciences ouvrent plus de portes actuellement à cause des avancées technologiques, de la modernisation du monde, etc. on a énormément besoin au quotidien de la programmation, des maths en général. Donc oui je pense que ce n’est pas qu’un préjugé ». Bien sûr, cette étude est loin d’être exhaustive, mais la grande majorité des élèves interrogés ayant répondu positivement à la dite question (à savoir « les matières scientifiques ouvrent-elles plus de portes que les matières littéraires ? ») cela dénote tout de même un certain ancrage de cette croyance dans les esprits.
Nous n’avons de toute évidence pas encore assez de recul par rapport à la réforme mais il ne serait pas incongru de se demander si elle va tendre à rééquilibrer le taux de réussite entre matières et à démystifier le mythe du bac S avec lequel on peut tout faire.
Alors peut être les matières littéraires retrouveront leur attrait d’antan et la légende prendra fin. A l’issue de la classe de terminale, il faut se diriger vers la suite : les études supérieures.

En effet, la filière S seule n’est pas professionnalisante, ni la L, ni la ES. Pas non plus les futures classes de terminales d’un nouveau bac 2021. Ce sont des bacs généraux avec des enseignements théoriques ne préparant donc pas à un métier.

Roméo (illus. d’Andréane en Une et de Cécile)

Ecoles privées VS écoles publiques : stop aux idées fausses

Après des années de mensonges, des années de stéréotypes concernant les écoles privées et les écoles publiques, il est temps de faire fondre vos illusions et vos idées préconçues. Etablissements publics et privés : c’est parti pour démêler le vrai du faux !

Mettons-nous d’accord : les écoles privées sont des écoles qui ne sont pas administrées par leur gouvernement local, étatique ou national et qui conservent donc le droit de sélectionner leurs élèves. Elles sont financées, en tout ou en partie grâce aux frais de scolarité qu’elles demandent à ses élèves.

Ainsi, en France, pour commencer, qui va dans le privé ? Les élèves sont issus de milieux plus favorisés au départ, avec des pères chefs d’entreprise ou cadres supérieurs. Les enfants qui vont dans le privé viennent de familles plus diplômées que les enfants du public : 36% des enfants du privé ont un père de milieu social très favorisé contre 17% dans le public.

Partant de ce constat, les enfants du privé démarrent avec un petit avantage : leurs parents sont à même de les aider pour leurs devoirs et s’intéressent (en principe) plus à l’éducation de leurs enfants. Alors, meilleurs résultats pour le privé ?

Regardons tout d’abord en primaire, des tests de français effectués en CP et en CE2 montrent un très faible écart entre le privé et le public : 71,7% de bonnes réponses en CP dans le public contre 74% dans le privé et 68,4% en CE2 pour le public contre 70,8% dans le privé. Certes, l’avantage est au privé mais il reste minime. Et finalement, l’écart est seulement dû au milieu social avantageux du privé. Pas de différence notoire en primaire donc.

Ensuite, il y a privé et privé. Des établissements privés catholiques peuvent n’accepter que les enfants catholiques. Par exemple en Australie où les écoles privées ont des uniformes et des enfants ayant une éducation religieuse. En France, les écoles privées représentent entre 15 et 20% des enfants scolarisés (plus de 2 millions sur un total de 13 millions). Certaines sont religieuses (principalement catholiques), d’autres internationales ou bilingues.

Aujourd’hui, les établissements privés sont sur-demandés et deviennent de plus en plus populaires auprès des familles issues de milieux favorisés.

Les parents se posent la question (existentielle ?) de mettre leurs enfants dans le public ou dans le privé. Idées préconçues fusent et peuvent briser des couples à cause des désaccords. Privé et public ont des effectifs dans les classes quasi identiques, contrairement à ce qu’on pourrait penser.
Les résultats se différencient nettement au lycée où le taux de réussite au bac est environ 5% plus important dans le privé, en Bretagne en tout cas.

Mais notons ici que contrairement aux lycées publics, les lycées privés ont le droit de refuser des élèves. Il est connu que c’est ce que pratiquent certains lycées privés lorsqu’ils refusent des élèves en difficulté à l’entrée en seconde. Des lycées privés proposent aussi à certains de leurs élèves en difficulté en terminale de passer le bac en candidats libres pour éviter que leurs pourcentages de réussite ne baissent trop. Des pratiques qui sont rares mais qui existent.

Mais revenons à la Bretgane, l’Académie de Rennes et parlons-en. Au niveau national, les écoles privées peuvent être sélectives et ne garder que les bons élèves pour avoir de meilleurs taux de réussite, comme je vous le disais.
La Bretagne fait exception et est moins sélective. En fait, en Bretagne, on a une montée du privé qui est beaucoup plus importante que dans les autres régions. Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; 40,3% des élèves bretons sont scolarisés dans le privé contre 15% moyenne nationale. Ouch, la Bretagne aurait-elle 40% de « gosses de riches » ? En tout cas, c’est un cas à part.

Maintenant, le sujet qui peut fâcher ; les frais de scolarité. Finalement les écoles privées françaises sont bien moins chères qu’en Angleterre où les frais peuvent s’élever à 15 000 l’année.

Chez nous, les frais de scolarité dans le privé vont de 350 à 650 en moyenne (du coup ça va). Bon, si on se retrouve dans des grandes écoles de commerce, c’est tout de suite pas les mêmes prix (HEC : 16 640 l’année).

Ardent lecteur de notre chère gazette, je te conseille de choisir ton école non en fonction de sa qualité d’école publique ou privée mais en fonction de la proximité, de la réputation, de tes impressions lors des portes ouvertes.

Suis ton instinct, pas les normes sociales 🙂

Maïwen (illu. de Céleste)

Témoignages

« Pour ma part je te dirai surtout que le public est plus humain comparé au privé où je trouve qu’on est plus une moyenne plutôt qu’une personne, un élève. Aussi, je trouve que dans le public il y a plus d’enseignement des valeurs de la République. » Elève de 2nde générale et technologique dans le privé, a fait son collège dans le public.

« Mon humble personne n’a pas remarqué de différence notoire entre le privé et le public. Le privé peut avoir une discipline plus ferme mais cela dépend de chacun ; on peut préférer une meilleure discipline et donc aller dans le privé. Bon, chacun ses goûts. Pour ma part, j’ai fait toute ma scolarité dans le public sauf en CE1 où j’étais dans une école primaire privée mais j’ai bien survécu, pas de traumatisme sous-jacent. Le public c’est cool mais les profs font plus grève que dans le privé ahah. » Elève en 1ère générale dans le public

Les Théâtreux à Paris

Peut-être avez-vous remarqué qu’entre le 10 et le 12 février, le lycée était calme, vide : presque normal. Vous vous êtes alors dit : quelque chose cloche, il manque des gens. Vous ne voyez plus de sarouels, de clopes ou de cheveux extravagants à l’horizon : que se passe-t-il ? Chers lecteurs, j’ai l’honneur de vous annoncer que l’élite de Jean Macé était à Paris.

Depuis septembre, les théâtreux se démènent pour trouver des sous afin d’aller vers la capitale. Vous avez dû voir passer les sweats du lycée, la tombola et la chorale qui nous ont permis de financer notre voyage. Sous les vociférations de nos professeurs, nous nous sommes attelés à la tâche et nous y sommes parvenus : Paris, nous voici !

1er jour
La Comédie Française nous ouvre ses portes, nous avons la chance d’assister à la pièce Angels in America de Tony Kushner. Grand moment de convivialité devant la pyramide du Louvre.

2ème jour
On commence tout juste à apprendre à voyager en métro, on essaie de ne pas se perdre dans les grandes rues de Paris mais avec M. Cosquer qui n’attend personne, on ne risque pas d’y arriver.

La visite de l’opéra Bastille fait l’unanimité : Patrick et Sandrine (nos guides) nous font traverser une des plus grandes salles d’opéra au monde (2743 places, rien que ça !).

La visite du Conservatoire national d’Art Dramatique de Paris fut plus qu’enrichissante  et qui sait ?

Peut-être certains d’entre nous deviendront des comédiens réputés et super célèbres (attention prise de pouvoir des L) ?

Maïwen (texte et photos)

A nos chères disparues

Leur absence se fit cruellement remarquer, il y a de ça quelques semaines, par les élèves entrant au CDI. Quelle ne fut pas notre consternation, notre abattement, et même notre désespoir à tous devant ce triste constat : elles étaient parties.

Ne nous voilons pas la face, nous avons peu d’espoir de les revoir un jour. Il nous faut maintenant faire notre deuil, mais ne pas les oublier.

D’ailleurs, comment les oublier ? Elles qui nous accueillaient à bras ouverts quelle que soit l’heure de la journée. Parfois elles venaient à manquer, mais on ne leur en voulait pas (elles faisaient bien ce qu’elles pouvaient les braves petites). Il ne s’agit pas ici de critiquer leurs remplaçantes, mais tout de même, elles étaient d’une autre trempe !

Solides, résistantes à l’épreuve du temps comme aux élèves indélicats qui les malmenaient, elles étaient des modèles de droiture, toujours fermes sur leurs positions et leurs pieds.

Leur lustre ne s’était pas terni au fil des ans. Leur simplicité, leur discrète élégance nous manqueront.

Reposez en paix, ô chaises du CDI, votre empreinte restera à jamais dans nos cœurs et sur nos fessiers.

Supercalifragili

(image libre de droit sur flickr.com)