Tensions raciales aux States, encore ?

Aux States, comme vous le savez, ça craint : en ce moment on parle beaucoup de violences raciales, que ce soit avec les flics blancs tirant sur des Afro-Américains ou dans des bahuts comme le nôtre…

Et là, qu’est-ce qu’on entend ? Une manifestante anti-raciste a été tuée par une voiture bélier conduite par un suprématiste, un nostalgique des années fastes du klu klux klan  (14 août 2017). Vous savez le klu klux klan ou KKK, ce sont ces gens qui se déguisent avec des chapeaux pointus qui prônent la suprématie blanche sur les autres « races »…

Après ces événements, Donald Trump s’est prononcé sans pour autant condamner les violences commises, malgré l’émoi entier de la classe politique américaine et du peuple américain.

Plus récemment, le président américain s’en prend aux sportifs noirs qui, pour dénoncer les violences racistes de leur pays, mettent un genou à terre lorsque retentit l’hymne américain. Fin septembre, à Huntsville, dans l’Alabama, il était présent pour soutenir le sénateur Luther Strange dans le cadre de la primaire du Parti républicain. Le président américain a d’abord salué les valeurs qu’il estime partager avec ses partisans. « Nous sommes fiers de notre pays. Nous respectons notre drapeau » puis il s’est mis à condamner le comportement de certains de ses concitoyens : « Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n’aimeriez-vous pas voir les propriétaires dégager ces fils de pute (traduction de « son of a bitch », une insulte à la portée moins forte en anglais qu’en français) du terrain ? Renvoyés ! »

Des mots violents et déplacés qui ne vont pas apaiser les tensions raciales entre le peuple et le pouvoir, des tensions déjà très fortes entre la population afro-américaine et la police.

On n’a plus qu’à espérer que cette résurgence du racisme aux U.S.A ne soit que passagère, et que le pays le plus influent du monde trouve un comportement modèle sur ce point là.

Alexis

(photographie libre de droit : manifestants à Minéapolis en septembre après le meurtre d’un jeune noir)

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