L’Italie en deuil

La prochaine Coupe du monde de football, une compétition créée en 1928 en France, rassemblera 32 équipes entre le 14 juin et le 15 juillet 2018 en Russie. Une équipe habituée des grands rendez-vous n’y sera pas et c’est tout un pays qui pleure : la Squadra Azzurra a été éliminée lors des qualifications.

Onde de choc lundi 13 novembre, à San Siro, le stade mythique de Milan. Devant plus de 70 000 spectateurs, des tifosi en attente d’un demi-miracle, l’Italie n’a pas su dominer la Suède qui l’avait battue le vendredi précédent à Stockholm (1-0).

Elle aura eu beau pousser, dominer le match et même échapper à deux pénalties oubliés par l’arbitre, elle n’aura jamais été en mesure de marquer. Depuis le 3-0 concédé début septembre à Madrid, l’Italie jouait mal : lenteurs, imprécisions et critique des choix tactiques du sélectionneur Gian Piero Ventura qui a systématiquement laissé de côté le plus grand talent offensif du pays, l’ailier napolitain Lorenzo Insigne. Les Suédois, sans Zlatan Ibrahimovic, filent, eux, vers leur 3ème participation à une coupe du monde, la dernière datant de 2006.

En Italie, le football est comme une seconde religion. L’échec est donc très difficile à digérer car cette défaite est un choc culturel et économique. Dans les kiosques, les journaux ont parlé de « catastrophe », « désastre », d’une « tragédie nationale » ou encore de « l’Apocalypse » ! Pour la première fois depuis 1958, depuis 60 ans donc, l’Italie ne sera pas de la fête.

                                                                      Carla Ipperti

(photo en Une : www.dna.fr)

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