Stranger things, une série surcotée ?

Série réalisée par les frères Duffer en 2016, elle a tout soufflé sur son passage, gagnant le coeur du public et des critiques, raflant même de nombreux prix. Après une première saison triomphante, la série Netflix a eu le droit à une 2ème saison.

Une bande de jeunes garçons, fans de JDR (jeu de rôle sur table) voit un membre de leur confrérie, Will, disparaître mystérieusement. C’est alors le début de plusieurs enquêtes pour les personnages : le shérif et chef de la police d’Hawkins (là ou se situe l’action), le frère et la mère de Will et la bande de potes de Will, accompagnée par la mystérieuse « 11 ». Chacun menant l’enquête de son côté, ils découvriront vite que cette affaire cache un secret beaucoup plus grand…

Stranger Things, c’est avant tout un gros retour aux années 80, un condensé des Goonies, E.T., Super 8 et de It, avec des références qui nous parlent et  qui parlent à ceux qui étaient jeunes à l’époque… Même en ne connaissant que très peu ces références, on se sent quand même nostalgiques parce qu’on connaît cette époque : les années 80 sont gravées dans la culture pop, alors les jeans moulants et les mulets, ça fait battre nos petits coeurs.

Eleven (image libre de droit)

Le scénario est assez simple, parfois « cliché », mais réussit à nous tenir en haleine grâce aux nombreux rebondissements et cliffhangers qui gâcheront vos nuits… Car oui, planent sur cette série effrayante les esprits de John Carpenter ou de Stephen King ! L’univers parallèle qui prend une place importante dans l’histoire, ce monde à l’envers est particulièrement effroyable…

La série prend le temps de construire tous les personnages en leur donnant une vraie consistance ; qu’on aime ou qu’on en déteste certains, on finit souvent par s’attacher à eux, surtout Dustin.

Côté effets spéciaux, l’équipe de réalisation a su montrer son talent en nous proposant un univers parfois fantastique mais toujours aussi crédible. Puis la musique, LA MUSIQUE NOM DE DIEU : de l’électro pure année 80 et de la synthwave, avec toujours ce bon vieux synthé. Le générique claque, l’ost et la soundtrack savent accompagner le récit – tout en nous laissant constamment ce sentiment de nostalgie – mais elles savent aussi atteindre des sommets en nous offrant des moments de grâce. Ecoutez ainsi Outside the realm.

Alors, surcotée la série ? Sûrement pas ! C’est une très bonne série qui touche une corde, certes sensible et facilement exploitable, mais avec des qualités indéniables. La saison trois arrivera en 2019, son tournée commencera en avril.

 

Paul et Léo (illustration de Paul en Une)

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