Culture snapchat

Il fut un temps que je n’ai pas connu, et sûrement vous non plus, où l’on savait simplement ce que les nouvelles de notre ville nous permettaient de savoir, ensuite vint le temps du télégramme, celui de la radio, puis celui de la télévision, celui des prémices d’Internet, et enfin, le notre, celui des réseaux. Mais dans ce monde nouveau où tout le monde se vante de savoir plus et plus loin, comment être sûr que l’on sait vraiment ?

Il est simple pour nous, jeunes bercés au son de la télévision et des notifications, de s’imaginer que l’on est bien informés, puisqu’à longueur de journée défilent sous nos yeux des gros titres, des scandales en gras et des reportages chocs exclusifs ! Mais en réalité, pour la plupart d’entre nous, nous ne choisissons pas notre manière de nous informer. Les articles que nous lisons sont ceux qu’on nous propose : une story Snapchat, un post Instagram ou Twitter, une actualité Google ou Safari. Certains articles comme par exemple ceux du journal Le Monde ou Le Figaro, peuvent paraître très sérieux.

Seulement ce ne sont pas que les actualités dont il est question ne sont pas vraies, simplement que le peu d’informations qui y sont données sont noyées dans l’actualité people et les tutoriels satisfaisants ou autres bizarreries de notre génération.

Quand ce genre d’actualité devient notre seule source de savoir, alors on ne choisit plus rien. Puisque nous lisons tous les mêmes articles flash, nous ne pouvons pas comparer un journal à un autre, le point de vue apporté aux articles est toujours le même et nous le partageons tous, nous ne sommes plus libres de lire un journal pour sa position vis à vis de l’actualité, et nous ne nous en rendons même plus compte.

Il est normal pour un jeune de ne pas avoir un avis très dessiné sur les choses qui l’entourent, et de suivre alors l’opinion de ses modèles (ses parents la plupart du temps). Mais en vieillissant, cet avis devrait s’affermir et non pas stagner à une sorte de pacifisme qu’on pourrait plus communément appeler ignorance.

C’est une étape indispensable (la plupart du temps je crois) pour les adolescents de passer par l’affirmation contre les modèles et de chercher à vraiment comprendre tout ce qui les entoure.

Or, quand dans cette période d’affirmation l’adolescent n’a pour seules informations que celles de BFMTV et twitter, il ne peut pas découvrir la diversité du journalisme, confronter différents points de vue et décider de son opinion sur divers sujets.

Mais, me direz-vous, comment remédier à ce séisme de désinformation ? Arrêter de s’informer via les réseaux ? Mais non, mais non mon petit !

Le fait qu’avoir des sources trop peu fiables ou pas assez développées ne veut pas dire que tout ce qui est abordé sur les réseaux est négatif, et ne signifie pas non plus la nécessité de brûler tous les services Google !

En réalité, il y a plein de journaux qui se sont étendus sur les réseaux (je pense à Arte parce que ce sont mes préférés mais ils ne sont pas seuls!) ! Il faut simplement compléter ce que l’on apprend, multiplier les sources d’information et construire son opinion !

Je ne sais pas si le monde serait vraiment parfait quand on en arrivera là, mais savoir ce que l’on pense pourrait éviter quelques quiproquos politiques, comme quand le monde entier se met à haïr (…) .

Bien sûr cet article ne concerne pas tous les jeunes, loin de là. Il ne blâme en aucun cas ceux qui s’informent ainsi, mais vise plutôt à les encourager à se rebeller ! Et à brûler leurs téléphones devant un magasin Apple en hurlant CONSOMMATION !

Paul-Ka et supercaligragili

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