She was on fire

10,3 millions

C’est le nombre d’hectares ravagés par les flammes. Autrement dit, c’est comme si l’Islande avait disparu sous les flammes ! Et à titre de comparaison, l’Amazonie a perdu l’équivalent de 2,5 millions d’hectares durant les incendies de 2018 soit 5 fois moins que l’Australie. Je vous laisse imaginer la catastrophe que cela représente…

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C’est le nombre de personnes décédées mais le chiffre est incertain. En effet, des dizaines d’autres sont portés disparus. Il s’agit principalement d’habitants surpris par les flammes mais on compte plusieurs pompiers morts dans l’exercice de leur fonction.

100 000

C’est le nombre de personnes évacuées. Il y a quelque mois, l’état d’urgence avait été décrété dans le Sud de l’Australie, le coin le plus peuplé de l’île-continent, et les autorités avaient ordonné le déplacement de plus de cent mille personnes laissant derrière elles leurs habitations et des villes fantômes.

370 millions

C’est le nombre de tonnes de CO2 dégagés dans l’air à cause des immenses nuages de feux qui ont fait monter les fumées à une hauteur inhabituelle dans l’atmosphère. Soit, peu ou prou, ce que la France émet en une année (avec 445 millions de tonnes rejetées) ! Un chiffre faramineux qui devrait faire doubler les émissions annuelles de CO2 de l’Australie. Et c’est principalement ce qui inquiète les scientifiques. Car les gigantesques nuages de fumée dégagés par les flammes ont abîmé non seulement la couche d’ozone mais ont également provoqué une pollution de l’air sans précèdent dans le pays. Le 1er janvier de cette année, Canberra affichait les taux de pollution les plus élevés du monde devant New Delhi !

1 milliard

Il reste de cet « été noir » un chiffre désolant et désastreux : selon une étude de WWF menée conjointement avec des scientifiques australiens, plus d’un milliard d’animaux auraient trouvé la mort (certains dans les flammes, d’autres à cause de la destruction de leur habitat et de la raréfaction de l’eau) ! Un véritable cataclysme pour un pays qui compte une grande proportion d’espèces endémiques (c’est-à-dire unique à l’île-continent). Mais quand on pense aux animaux décimés par les flammes en Australie, on pense koala, ces petits marsupiaux qui sont devenus les symboles de ces incendies. Ils étaient certes les plus menacés mais ils ne sont pas les seuls animaux à avoir perdu leurs habitats et même leurs vies. Pensons-y !

Cette liste est bien sûr non-exhaustive car il y a de nombreux autres chiffres qui montrent l’étendue des dégâts causés par les feux en Australie, notamment le bilan économique qui devrait être lourd (plus de 2,7 milliards d’euros de perte ainsi qu’un tourisme et une agriculture fortement impactés).

Maintenant reste à savoir quelles sont les causes de ces incendies ?

Les températures élevées et les conditions météorologiques ont certainement favorisé la sécheresse qui a provoqué de grands feux, mais le réchauffement climatique (d’origine anthropique) est cité comme unique cause du désastre. Même si de nombreux chercheurs ont prouvé que les causes d’évolution des climats sont multifactorielles, il est indéniable que l’humain y a contribué de manière significative.

Swann (illu. de Céleste et image libre de droit sur pixabay.com)

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