Archives mensuelles : décembre 2018

2018 : thank you, next.

En début d’année 2018, malgré nos cœurs endeuillés par la perte récente de Johnny (nous n’étions pas au bout de nos peines en matière d’artistes disparus), il fallut reprendre le cours de nos vies et affronter, à travers la joie et les peines, les nouvelles épreuves qui arrivaient. Avant de vous laisser rejoindre vos proches et écrire vos vœux, retour sur l’année qui vient de s’écouler.

Janvier : Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné malgré sa validation par référendum en juin 2016. Décès de France Gall, chanteuse française des années 60 (en espérant que l’on retienne d’elle autre chose que la blagounette de Gainsbourg qui lui fit chanter à 16 ans la célèbre chanson aux connotations douteuses Les Sucettes).

Février : Sorties de l’incroyable film de Guillermo del Toro The Shape Of Water, de l’émouvant Lady Bird de Greta Gerwig ainsi que de l’album XEU de Vald.

Mars : Décès d’un des plus grands physiciens et cosmologues de notre ère, Stephen Hawking et réélection de Vladimir Poutine pour son 4ème mandat, depuis 1990.

Jusqu’en avril l’actualité n’a pas été très secouée (c’est le dégel qui prend son temps), et soudain est arrivé un événement historique dans le monde : le rapprochement de la Corée du Nord et du Sud, la dernière rencontre datant d’il y a 10 ans ! Kim Jong Un et  Moon Jae-in se sont serré la main sur la ligne de démarcation militaire (DMZ) qui divise la péninsule depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953. L’île aux chiens, nouveau film en stopmotion de Wes Anderson (Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel) sort en salle. Décès par suicide du dj Avicii et de Jacques Higelin à 78 ans.

En mai, exactement 50 ans après les révoltes de 1968, une frénésie militante a pris le pays, les étudiants et personnels de l’Education nationale ont manifesté contre la Loi Blanquer visant à réformer le bac et le système d’admission en études supérieures. Les cheminots, eux, luttaient contre la privatisation du système ferroviaire et le personnel soignant des hôpitaux dénonçait les déplorables conditions de travail et de traitement. Malheureusement, ce soulèvement s’est vite étouffé. Pendant ce temps en Irlande, l’IVG (interruption volontaire de grossesse) a, après des années de luttes, enfin été dépénalisée avec 66 % de voix en faveur ! Décès de Maurane, une chanteuse francophone. Sortie du nouvel album d’Arctic Monkeys, Tranquility Base Hotel & Casino.

En juin, c’est au tour de Donald Trump de serrer la main de Kimjichou. Les deux dictateu- chefs d’états se sont montrés très proches. Après cinq heures de discussion, un document commun mettant au clair les nouvelles relations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis (notamment la dénucléarisation totale de la Corée) a été signé. Les femmes d’Arabie Saoudite ont le droit de conduire grâce à un décret du roi (la monarchie wahabbite était l’unique pays du monde à leur interdire). XXXtentation, un rappeur émo américain, se fait assassiner.

Juillet fut marqué par deux grands événements qui laissèrent les Français dans un entre-deux « content/pas content » assez peu confortable. D’une part, le Monde révélait qu’Alexandre Benalla, un membre de l’entourage de Macron, avait usurpé la fonction de policier et violenté un couple de personnes en manif, ces informations ont entraîné une liste bien trop longue à énumérer ici d’accusations et de révélations, faisant descendre brutalement la confiance des électeurs envers Manu. D’autre part, la France gagnait la coupe du monde de Foot, inutile de vous la rappeler en détail, les émotions qui ont uni tous les habitants de l’hexagone sont indescriptibles et inoubliables. Les Indestructibles reviennent au cinéma après 14 ans d’absence.

En aout, faisant se retourner les cendres de Simone Veil toutes fraîchement arrivées au Panthéon, les sénateurs d’Argentine laissèrent en place (contrairement à leurs homologues irlandais) la peine de mort pour ‘IVG. Le pays, profondément conservateur, en fut malgré tout secoué et de très nombreuses femmes furent violemment affectées par cette décision. Décès de la reine de la soul, Aretha Franklin. Sortie du film BlacKkKlansman de Spike Lee.

Septembre : le rappeur MacMiller décède d’une overdose de médicaments. Alpha Wann sort son album Une main lave l’autre, et Youssoupha Polaroid Experience.

Après une rentrée en douceur, Octobre décide de mettre une grosse balayette à notre moral en accueillant le nouveau président du Brésil : Jair Bolsonaro (j’ai même pas envie d’en parler, je vous invite sincèrement à lire sa page wikipédia qui s’approche plus d’un troll d’adolescent perdu sur jvc que d’un résumé des opinions politiques du président d’un des plus grands pays émergents). Décès d’Aznavour. Sortie du biopic du groupe Queen, Bohemian rhapsody.

En Novembre, c’est la commémoration du centenaire de l’Armistice de la Première guerre mondiale qui fit dix millions de morts et huit d’invalides. Mais depuis la fin de ce mois, nous sommes surtout marqués par l’arrivée des Gilets Jaunes, un mouvement de contestation populaire né à la suite de l’augmentation du prix de l’essence. Les individus qui se révoltent un peu partout en France sont très hétérogènes : sur les réseaux sociaux circulent, avec beaucoup de mépris, toutes les images de nos amis les fachos, provocant des femmes voilées, insultant des hommes, « pd », dénonçants des migrants cachés dans un camion (évolution gestapo). On nous présente ainsi que l’aspect beauf de la fête, à base de chenilles, de 8.6 et de pâté zeypo sur l’autoroute. A la télé, c’est la violence des casseurs dégénérés qui est mise en avant (poke à la vidéo très mal mise en scène d’un adolescent cagoulé de té-ci qui grogne « mon ennemi c léta »). Mais, derrière ces images, parmi eux, il y a un noyau solide de travailleurs épuisés par le système actuel, qui ne peuvent plus rester passifs. Arrêtons de pointer du doigt les personnes problématiques, elles sont partout, absolument pas caractéristiques des manifestants. Leurs actions sont, elles aussi, controversées : ouvrir les autoroutes, c’est bien, dénoncer le système économique qui détruit les moins aisés, c’est bien. L’homophobie et la xénophobie (même si ça n’excuse rien, c’est un fait avéré : les classes populaires en sont très touchées, peut-être à cause d’une exclusion ou d’une éducation rurale plus traditionnelle), la violence physique, bloquer les lycées, empêcher une femme enceinte d’aller jusqu’à l’hôpital, c’est moins filou.

Et puis il y a tout le reste. Les violences policières ? Elles sont cachées un maximum, les forces de l’ordre apparaissent parfois du côté des militants (distribution de sérum phy pour protéger les yeux des bombes lacrymogènes, réactions bien plus contrôlées qu’envers les manifestants habituels), parfois totalement opposées (altercations et débordements). La dégradation de monuments ? Certes, l’Arc de Triomphe ou les grilles des tuileries sont magnifiques, mais n’est-ce pas le propre de toute insurrection, d’abîmer les symboles forts du pouvoir ? D’ailleurs, n’est-il pas curieux que ceux qui dirigent ce système politique réduisant à la misère de plus en plus d’êtres humains soient les mêmes qui condamnent et qualifient de violences intolérables une vitre cassée, un tag et quelques pavés arrachés ? 3 morts et 600 blessés ? C’est déjà énorme, mais prenons du recul et consultons nos livres d’Histoire…

Si le soulèvement des Gilets Jaunes entraînait un mouvement d’ampleur plus importante encore, comme dans le passé, que ferions-nous ? Ils sont présentés comme ridicules, mais leurs revendications ne le sont pas et pourraient conduire à un grand bouleversement. Ou pas. Les deux m’inquiètent.

What a mess.

Koup

(image libres de droit)

Enfants, on vous ment

Peut-être faudrait peut-être s’attarder sur le symbole numéro 1 de Noël, que personne ne semble jamais questionner alors que franchement, il y aurait de quoi : le Père Noël. PÈRE NOËL. Outre l’évident problème sémantique que pose cette expression (le père de qui ?!), il y aurait deux ou trois petites choses à redire sur cette figure indéboulonnable.

Déjà, on ne peut vraiment pas faire mieux comme figure patriarcale, à part peut-être Dieu, et encore, on lui laisse le bénéfice du doute. Pensez-y : le symbole mondial de la générosité et de la bienveillance, c’est un homme blanc de plus de 50 ans (beaucoup plus). Mère Noël à côté, elle respire l’affection à peu près autant qu’une planche de bois, et je suis sûre qu’en secret elle torture des lutins dans sa cave, pendant que Papi boit sa Kro dans un fauteuil matelassé en feuilletant 30 millions d’amis. Enfin, cela dit, la gentillesse sans limites de Papa Noël est discutable : on nous fait croire qu’il fait le tour du monde en une nuit pour satisfaire tous les petits morveux de la Terre, mais déjà moi je l’ai jamais vu ; ensuite d’un point de vue logistique ça paraît compliqué de tout transporter dans sa vieille hotte crasseuse, et enfin, le vieux barbu a l’air plus sélectif qu’il veut bien le faire croire, puisque les enfants dont les parents gagnent un demi-SMIC voient rarement la couleur du hand-spinner jantes chromées qu’ils avaient demandé. En fait le Père Noël, c’est surtout un gros mytho. Et un esclavagiste. C’est vrai que les lutins, on en entend beaucoup parler, mais tant que j’aurai pas vu un bulletin de paie en bonne et due forme, j’aurai du mal à croire qu’ils se font pas exploiter. Et je veux bien qu’ils aient des compétences techniques, mais je doute qu’ils soient capables de fabriquer un iPhone X, donc faudrait jeter un oeil au nom de leur fournisseur. Quand Papounet sera accusé de crime contre l’humanité, ça va faire bien sur le CV tiens. Dans cinq ans tu le croiseras dans la file d’attente à Pôle Emploi (car Parcoursup nous y destine tous), faudra pas t’étonner. Par contre, ça va salement casser le rêve. Pas le mien hein, il est mort depuis que mon père a fait tomber le sapin en pleine nuit en mettant les cadeaux ; non, le rêve de tous nos chers bambins que l’on endort à coups de magie de Noël et de poudre aux yeux. Y a-t-il vraiment besoin d’un vieux gars qui n’existe pas (et qui en plus est vendu à Coca) pour profiter de moments qui, eux, sont bien réels ?

Noël c’est pas moins bien depuis que je sais que ce sont mes parents qui se saignent à m’acheter mes cadeaux. C’est juste différent.

Différent parce que j’ai arrêté de commander des pandas ou des clones de mon amoureux, mais différent surtout parce que je suis plus consciente des enjeux de cette fête, et de ce qui compte vraiment. Vive la bûche.

Nell

(image libre de droit)

Coup de gueule de Noël

Ceci n’est pas un coup de gueule de Noël, ceci est un coup DANS la gueule de Noël.

Je peux digresser des heures en parlant de n’importe quoi, alors pourquoi ne pas mettre cette capacité à râler sur tout et n’importe quoi à profit ? Voici donc le fruit de mon essence… Je sais, c’est pas une phrase grammaticalement correcte, on ne dit pas « le fruit de mon essence », si ? Si on me dit ça, je visualise un ananas qui se baigne dans du gazole…Après, l‘ananas, ça fait un peu métaphore, genre Noël c’est un instant infime de bonheur, mais en fait, tout autour c’est que du fake… Breeeef, si on est là pour parler de Noël, j’aimerais que nous tous, vous tous, lecteurs, preniez un petit pas de recul. Pour les parents, je sais que c’est compliqué, parce que votre vue baisse, mais faites un effort bon sang ! Ça y est, tout le monde a une vue panoramique sur cette merveilleuse (sarcasme) fête  ? S’il y a quelques petites choses qui sont bien agréables à propos de Noël, les voici : ça se passe en hiver. Et l’hiver, c’est pas l’été, c’est pas la transpiration dégueu, le sable entre les orteils, les coups de soleil, les étourdissements… Non, rien de tout ça, l’hiver, c’est du thé chaud, des plaids, l’odeur de l’orange, les pulls énormes et les pieds qui chauffent devant une cheminée (et un pyjama pilou). Et ça c’est pas dégueu. Voici, ce qui est bon par rapport à Noël : c’est en hiver.

Et après ?

Mais de l’autre côté, il y a tellement de choses qui sont foncièrement mauvaises, désagréables, chiantes.

Déjà, souvent, on est malade. Souvent, il pleut, et après on est dégoulinant d’eau, comme si on avait chanté quatre heures au marché de Merville sous la pluie pour financer un voyage scolaire : on se retrouve avec une voix de camionneur de soixante-trois ans, qui fume des cigarillos : il pue et il tousse. Tu vois le topo ?

Non, bon. Eh bien, autrement il y a aussi les décorations de Noël dans les villes. Je sais pas vous, mais moi, j’habite pas à Lanestercity, et ma petite bourgade conserve d’année en année les mêmes décorations dégueulasses des années 2000. Elles ne fonctionnent jamais, quand on passe en voiture dessous, on a presque peur qu’elles nous tombent dessus. En plus, c’est moche !

D’où des lumières qui clignotent, c’est « la magie de Noël » ???

Magie ? Mon cul oui ! Tout ce qu’il se passe, c’est que t’es passé par Gifi, et qu’un vendeur t’as alpagué pendant trente minutes pour te vendre des guirlandes lumineuses qui coûtent un bras. Il t’a fait pitié parce que ce stagiaire faisait mieux son travail que le type qui se cure le nez à la caisse, donc t’a acheté des putains de guirlandes à soixante balles, pour qu’elles aillent à l’extérieur PARCE QUE C’EST QUAND MÊME VACHEMENT PLUS JOLI QUAND C’EST DEHORS, NAN ?????(« Gifi des idées de génie » : des génies écoplus alors, vraiment, tellement en bas de rayon que, en fait, il est sous le meuble ton génie). Le résultat, c’est que la nuit, ton voisin d’en face ne peut plus dormir.

A Noël, on nous pousse à la consommation, il faut acheter des cadeaux à tout le monde, sinon, tu finis fiché-e, personne ne te passera jamais la dinde de Noël, et tu finiras par dormir avec les chats dans le garage. La solution pourrait être de créer tes propres cadeaux, maaaaiiiis, j’ai déjà testé, ne le fais pas !

Car même si tu es extrêmement fière de toi, les autres te jugeront énormément, et, en aparté, te demanderont si tu as des problèmes d’argent, alors que tu essaies juste de ne pas succomber au charme des multinationales qui avalent tout ton argent si rapidement. C’est balo… Maintenant que t’as un peu d’argent dans tes poches parce que tu as économisé, tu dois assurer, trouver des cadeaux pour des personnes que tu vois trois fois pas an ( Noël, Pâques et l’été), c’est la pression…

Comme t’as pas d’originalité, tu vas offrir une crème pour les mains à ta cousine, un dino en plastique à ton petit frère et une télécommande à mamie. Et c’est là qu’on tombe dans les cadeaux genrés, accessoirement pourris dans ce cas-ci, une poussette à la petite cousine et une épée au cousin.

Consommer…

Yes. Consommer c’est ma passion, j’adore dépenser tout l’argent que j’ai, dans des cadeaux insignifiants, sans aucune réelle valeur sentimentale. J’adore les offrir à des personnes que je ne connais pas vraiment, car j’aime faire comme tout le monde. Faire comme tout le monde, c’est la normalité, alors continuons de nous faire influencer par cette société mondialisée qui fait travailler des enfants dans de terribles conditions, afin que nous, occidentaux, on ait la satisfaction de voir un sourire sur les lèvres des petits frères qui découvrent leur dino pour garçons :)Parler cadeau, ça m’a fatiguée, on fait une petite pause télé ? Ah non en fait, y’ a des pubs et pire, des pubs de Noël… LES PUBS DE NOEL me donnent envie de me pendre. Le capitalisme dirige le cœur des petits enfants (confession intime, quand j’avais huit ans j’ai demandé le CD de Bébé Lily, ma sœur a mal compris, on m’a offert un CD des BB Brunes, mes goûts musicaux se sont construits sur un malentendu, ce qui n’est pas forcément si mal). Ça me fait mal au cœur de voir des pubs en général, mais là, à Noël, je n’allume plus du tout notre téléviseur, j’ai peur de tomber sur une poupée qui parle « Maman j’ai fait pipi », l’angoisse ! D’ailleurs, si quelqu’un possède cette poupée, j’ai beaucoup de questions sur son fonctionnement.

A taaaable !

Il est temps, je crois, de s’attaquer au plat principal, coincé entre ton oncle et ta sœur, au bout de la table, tu as une vue resplendissante sur un repas énorme et pas très sec. C’est parti, on va parler bouffe. J’ai l’impression qu’à Noël, le but est de goûter à tout, d’en prendre le plus, histoire de se gonfler comme un ballon, mais un ballon de gras. Chaque année, le menu, c’est à peu près la même chose, un apéro tellement long et fourni en hors-d’œuvre (j’ai écrit hors-d’œuvre), que tu n’as plus faim… Attention, on commence avec un velouté « butternut coco » , puis on enchaîne avec la pièce de viande, et pffff, j’ai plus envie d’écrire, je comprends pas là, le but c’est m’engraisser au goulot pour faire du foie gras d’ado ??? De me faire dormir le plus vite possible ???

Bon, je me suis peut-être un peu emballée à quelques endroits, mais ce je voulais dire, c’est que Noël, c’est chouette : on voit sa famille qu’on a pas souvent l’occasion de voir, on entretient les liens. C’est aussi le plaisir d’offrir des cadeaux, et d’en recevoir. MAIS quand même, Noël, ça pue un peu du cul, c’est beaucoup pour pas grand-chose.

On pourrait très bien se retrouver en famille, autour d’un repas normal, ça éviterait qu’on tue des sapins, qu’on encourage la main-d’œuvre des pays pauvres qui nous fournissent nos cadeaux et qu’on conditionne les enfants à rester dans des cases.

Est-ce qu’on a besoin de cadeaux pour passer un bon moment, et tant de stress pour préparer tous les repas, les cadeaux, l’organisation, la route… Le but, c’est quand même de passer du bon temps avec sa famille, alors pourquoi est-ce qu’on en fait tout un plat (lol) ? Est-ce que consommer autant est nécessaire à notre bonheur ? Moi, je ne pense pas. C’est pourquoi je n’offre jamais rien a personne 🙂 Et ma chambre est descendue dans le garage, avec les chats, mais on se tient chaud, c’est bon, ça va… Et puis pour Noël, on nous donne de la pâtée en plus des croquettes, et ça c’est vraiment cool !!!

Les vacances de Noël, c’est aussi le début d’une nouvelle année, ça veut dire qu’on doit AUSSI fêter le nouvel an ??? Ça, c’est pas possible, je ne peux pas avoir autant de contact avec autant d’humains en si peu de temps ! Je vous en supplie, laissez-moi seule ! Je pars, je deviens ermite, tout, mais pas une autre fête de fin d’année… Aidez moi !!!

Chloé

(dessins de Célia et image libre de droit)

Mick Harvey chante Gainsbourg : interview

Pour l’une de ses dernières soirées, le Manège de Lorient nous a fait l’honneur d’accueillir Mick Harvey qui ne s’est pas empressé de lui rendre la pareille. En effet, l’infatigable australien (ayant joué avec Nick Cave, PJ Harvey entre autre et collaboré pour des bandes originales de films) a fait succomber la salle avec ses reprises de l’iconique Serge Gainsbourg. Reprenant des titres phares tel que « Bonnie and Clyde » ou « Initials BB », Mick Harvey a également prouvé qu’il pouvait aller plus loin dans le répertoire en reprenant des titres tels que « I Envisage » ou  « Contact » (chanté initialement par Brigitte Bardot) jouissant d’une dimension énorme sur scène.

Accompagné de musiciens plus talentueux les uns des autres, la performance a été tout simplement géniale et menée sous le joug de la bonne humeur et du respect. Un respect de tous pour ces chansons incroyables et pour cet hommage qu’a accompli Mick Harvey. Un concert superbe grâce à ces multiples talents sur scène qui ont réussi à nous faire revivre ces chansons majestueuses. Pour couronner le tout, nous avons eu la chance de rencontrer Mick Harvey et de pouvoir en savoir un peu plus sur lui, sur son rapport à la musique et son travail. Une très belle soirée qui sera dure à oublier !

 

Tout d’abord, pourquoi avoir repris Gainsbourg ? Qu’est-ce qu’il représentait pour vous ?

C’est une longue histoire parce que les choses ont évolués depuis. Tout d’abord, peu de personnes en dehors de la France connaissait sa musique. Peut-être un peu aux Pays-Bas ou en Allemagne mais c’est tout. C’était surtout une opportunité. Quelques chanteurs français ont été découverts, Jacques Brel est assimilé à la musique française par exemple. Les personnes connaissent son travail mais il y a aussi de nombreux artistes français très intéressants qui mériteraient d’être plus connu également. C’était une opportunité pour moi de travailler sur ce type de matériel. J’aime beaucoup les chansons de Gainsbourg. Vu que de nombreuses personnes n’écoutaient pas son travail, je n’avais plus qu’à traduire ses chansons (rires).

Qu’est ce que cela vous a apporté ?

C’était un vrai plaisir. Être musicien, c’est regarder toutes sortes de challenges à réaliser en musique. Rester dans son groupe tout le temps, c’est une chose mais c’est aussi intéressant de faire d’autres projets musicaux à côté. Pour moi, celui sur Gainsbourg est probablement une petite partie de ce que j’ai fais dans ma carrière, ce n’est pas le projet majeur. En revanche, c’est le seul qui se sépare de tous mes autres projets. Tout ce que je fais normalement est beaucoup plus connecté avec ma créativité et les personnes avec qui je collabore, celui-là est le plus éloigné. Il est intéressant et j’aime vraiment ces chansons même si cela reste différent de ce que je fais habituellement.

Connaissiez-vous l’histoire de Serge Gainsbourg avant de faire ces albums ? Saviez-vous ce que pensaient certaines personnes à propos de lui, en France particulièrement ? Parce que beaucoup de monde n’acceptait pas sa musique et le trouvait trop provoquant et trop choquant, surtout lorsqu’il était « Gainsbarre ».

Il essayait d’être provocant. Cette idée de la provocation est apparue du punk et de la new-wave où tout le monde essayait de l’être. Gainsbourg est juste une de ces personnes qui essayait d’être provocante. Et alors ? Si des personnes s’indignent pour cette face de lui, cela ne le fera que grandir. Ceux qui s’indignent sont ceux qui vont perdre. C’est comme le terrorisme. Quand on est terrorisé par cela, ils ont gagnés.

C’est vrai qu’il avait fait énormément d’actions folles comme brûler un billet à la télévision, ses insultes, ses pertes de contrôle ou encore quand il disait que la musique était un art inférieur…

Ce n’est pas ce qui m’intéresse particulièrement, je préfère me concentrer sur sa musique. Sa musique n’est d’ailleurs pas provocante. Il prend les choses très au sérieux et a écrit de nombreuses chansons géniales. Les personnes s’attardent souvent sur ce que font ou disent les artistes mais peu importe. Si la musique est mauvaise alors ce ne sera pas intéressant. Il faut seulement s’attarder sur la musique, les paroles ou ce qui est fait artistiquement autour. Il a inventé « Gainsbarre » parce qu’il était devenue vraiment frustré. Il faisait des choses qu’il trouvait géniales, des albums cultes, et il ne connaissait pas le succès. Il a inventé ce personnage pour attirer l’attention. Tout ça parce qu’il en avait marre de lutter contre cette incompréhension. Il pensait que « Melody Nelson » était un chef d’œuvre mais il n’y eu rien à sa sortie. Tout le monde le considère comme un génie maintenant et c’est assez marrant. Il a de nombreuses pièces incroyables de travail, extraordinaires musicalement. Gainsbourg était un échec, maintenant c’est un classique de la musique, et sur plusieurs niveaux. Il était vraiment déprimé quand cet album en particulier est sorti et que personne ne s’en intéressait. Il travaillait énormément pour avoir un rendu qu’il trouvait de qualité sans aucun retour derrière. Il était complètement désabusé, il voulait seulement avoir au moins un peu de succès. Il a donc inventé ce stupide « Gainsbarre » pour attirer l’attention mais cela n’a rien à voir avec la musique. Beaucoup de chanteurs ont besoin d’attention, ça je le sais (rires). On veut de l’attention tout le temps, tous les jours.

 

Il y avait de nombreuses significations cachés dans ses chansons comme « Les Sucettes » ou « Love on the beat » également. Il faisait énormément de jeux de mots en mélangeant de l’anglais et du français dans le but de créer une certaine poésie très personnelle. Comment avez-vous fait pour traduire cela ? Comment avez-vous fait vos choix ?

Je m’étais d’abord dirigé vers des chansons que j’aimais musicalement où il s’en dégageait une certaine puissance. Dans d’autres titres, il y avait des chansons avec de très belles paroles mais dont la musique n’était pas vraiment bonne. Je n’étais jamais réellement attiré par elles parce qu’il n’y avait pas cette attraction musicale à la première écoute. Je n’ai pas fait forcément fait attention à elles, même si les paroles étaient très bonnes, je ne pouvais parfois pas étudier toutes ces possibilités de reprises. Je me suis surtout dirigé là où je trouvais la musique puissante.

Au fait, avez-vous eu besoin d’un traducteur pour vous aider ?

J’ai utilisé différentes personnes pour m’aider à avoir le début d’une traduction, pour m’expliquer la place des mots et toutes ces blagues compliqués qu’il a réalisé. Je voyais comment cela se formait. Très souvent, il n’y avait qu’une petite traduction et je travaillais juste dessus pour la mettre dans une certaine forme de chanson en anglais. Certaines d’entre elles étaient presque déjà finies ! Je n’avais juste qu’à écrire deux rimes et c’était bon. Parfois, le travail était vraiment simple ou terriblement difficile. Cela prenait un temps fou pour essayer de nouvelles choses, pour essayer de faire rimer des vers… Sauf que c’était important donc il fallait le faire sérieusement.                                    

Gainsbourg aimait la musique classique avec Chopin, il aimait la poésie avec Rimbaud et il était également fou amoureux de peinture. Il était ouvert à l’art comme vous. Parce qu’après avoir commencé avec Nick Cave dès votre plus jeune âge et avoir joué avec PJ Harvey, vous avez aussi développé d’autres projets tel que celui-ci autour de Gainsbourg ou encore « The Ministry of Wolves ». Vous avez également participé à « In dreams : David Lynch revisited » et je n’en cite qu’une petite partie…

Je veux essayer de nouvelles choses, travailler avec des artistes que je trouve intéressants sur des projets qui le sont tout autant.

Vous semblez être un artiste libre qui est capable de faire ce qu’il veut quand il veut. Est-ce vrai ?

Souvent. C’est généralement très dur de vivre de l’art ou de la musique, et beaucoup d’artistes doivent avoir un métier en plus. C’est très dur de pouvoir gagner assez d’argent avec n’importe quelles formes artistiques existantes. Je suis très chanceux. Je n’ai pas besoin d’avoir de métier supplémentaire par exemple. J’ai travaillé avec énormément de musiciens, ceux nommés bien évidemment, mais j’ai aussi travaillé avec des personnes de Fifty records. Si j’aime ce que compose quelqu’un, je vais tous faire pour pouvoir travailler avec lui. Énormément de personnes avec qui j’ai collaboré ne peuvent vivre seulement que de la musique, c’est vraiment très compliqué. C’est pareil pour un réalisateur qui ne peut vivre de son art. Je connais des musiciens, des acteurs ou des réalisateurs très célèbres mais je connais également des personnes qui essayent depuis quarante ans pour qui cela n’a pas fonctionné. Beaucoup d’entre eux sont bien plus intéressants que certains, cependant, c’est une question de chance également. Il faut être chanceux, avoir un peu de matériel et surtout du temps. Quand vous voulez être connus, il faut vraiment être patient. Il y a tellement de gens brillants qui ne peuvent faire ce qu’ils souhaitent.

Qu’est ce que vous pensez de l’ensemble de votre carrière actuellement ? Êtes-vous fier de ce que vous avez accompli ? Vous avez joué pour énormément d’artistes, avec énormément d’artistes également, et vous avez été très important pour eux et pour leur musique.

C’est plutôt effrayant de voir combien de projets j’ai réalisé. Peut-être que j’ai fais quelque chose d’utile étant donné que je suis juste capable de faire cela. Encore une fois, je suis très chanceux parce que je peux jouer de la musique tout le temps. Je deviens plus vieux mais c’est toujours une chose vraiment incroyable à faire et je le sais. Même si j’ai travaillé dur pour avoir cela ! Faire de la musique est complètement différent des autres métiers. C’est comme travailler énormément pour quelque chose qui n’est pas un métier « normal ». C’est simplement un plaisir et, pour moi, tous les éléments sont réunis pour faire cela. C’est ce que je voudrais faire tout le temps.

Comment voyez-vous votre futur alors ?

Je ne sais pas. Il faut toujours travailler dur, le travail et les résultats viendront. Si je devais continuer ce que je fais, je continuerais. Cela fait déjà trente ans que je joue de la musique et j’aime ça. Je devrais commencer quelque chose de nouveau maintenant ? (rires) Ce qui est bien avec la musique, c’est que je peux continuer de faire cela à 50 % du temps tout en commençant quelque chose d’autre à côté. Faire n’importe quelle forme d’art, c’est avant tout une poursuite. On ne sait pas ce qui va arriver après, on ne peut pas vraiment avoir de plan. On peut simplement essayer de trouver ce que l’on aimerait faire. C’est toujours dur de savoir de quoi le futur se composera. Si l’on travaille dans une banque, c’est une sorte de métier qui permet d’avoir une carrière toute tracée où il faut gravir les étapes une par une. Ainsi on peut regarder un certain futur qui ressemblerait à : avoir une famille, une maison, que cela doit être comme ci et comme ça, etc. Je ne sais vraiment pas ce qu’il peut arriver dans 6 mois pour moi. Je pourrais être en tournée, en train d’enregistrer de nouveaux projets, travailler sur un film par exemple… Choisir d’être dans une poursuite artistique, c’est ne pas vouloir savoir. Parce que si tout était organisé, j’irais travailler dans une banque ! (rires) Je pense que l’on a besoin de ne pas être sûr, cela nous aide à avoir de nouvelles idées. Si on a les idées au clair, on ne fera pas ce métier très longtemps. Si l’on veut continuer de créer de nouvelles idées artistiques, la sécurité n’est pas une bonne chose.

 

Juste pour le plaisir parce que vous semblez aimer le travail de David Lynch, que pensez-vous de « Twin Peaks : the Return » ?

C’était difficile parce que c’est bien plus complexe et lent, le style est tellement différent. Cela m’a pris 5 épisodes pour être sûr de ce que je voyais, être sûr que chaque épisode soit vraiment bien lié entre eux. Pendant les 5 premiers épisodes, cela ne signifiait vraiment rien pour moi. Toutefois, j’ai vraiment aimé cette saison et la fin est incroyable. Il n’y a aucun moyen d’expliquer cela. C’est fantastique, vraiment brillant, et cela prend encore plus de sens quand on la regarde une nouvelle fois. C’est très intéressant de regarder toutes ces saisons à la suite une nouvelle fois.

 

Interview signée Léo (Photos de Manon)

Parcours Sup’, les raisons de la contestation

La semaine passée plusieurs lycéens de Lorient agglomération sont partis sur Lorient place de la mairie, assister à une Assemblée Générale. Puis le lendemain dans la zone du K2 pour manifester.

En ce moment, en France, plusieurs mouvements lycéens font parler d’eux. Pourquoi ? Parce qu’un sentiment d’inégalité, d’injustice, et d’incompréhension grandit.

Les rumeurs autour de Parcoursup et du nouveau bac nourrissent les débats, mais qu’en est-il ? On entend beaucoup de personnes qui se plaignent, pourquoi? Qu’est-ce que ces nouveautés vont opérer ? Quels impacts vont-elles avoir ?

Dans quel contexte Parcoursup a été créé, pourquoi, qu’est-ce que c’est, quel impact ça a ?

POURQUOI ?

LE PROJET

LA REALITE…

Parcoursup s’est crée lorsque APB a montré ses limites. Étaient critiqués :

Le tirage au sort à l’entrée des écoles (169 licences)

– Pour départager deux candidats au même statut, étaient consultés l’origine académique, ordre du vœu et le statut marital

– En 2017 s’étaient retrouvés sans affectation au premier tour 150 000 élèves, et au final, seulement 60 % des bacheliers ont eu leur premier vœu alors que le code de l’Éducation stipule que le premier cycle à l’université est ouvert à tous.

– Dans des filières non sélectives, la plateforme classait les candidats (fac)

Un accompagnement des élèves et des familles désastreux. APB qui devait être une étape formelle est devenu un enjeux. Des conseillers d’orientations qui devenaient des guides d’APB, ce qui est au détriment d’un accompagnement construit sur la personne, sur le long terme.

Un ministère qui ne communique pas, les modalités de fonctionnement de la plateforme restaient floues.

La réponse unique lors du premier tour (une seule réponse dans les vingts vœux demandés)

Ça ne fonctionnait plus car à cause du du babyboom de 2000, il y a plus de demande, et toujours autant places, donc pour départager qui entrera en fac, des tirages au sort se faisaient, en toute discrétion et illégalité.

On peut voir ici, que le problème c’est qu’il n’y a pas assez de places sur les bancs de l’université pour satisfaire la demande.

Donc, le but de Parcoursup, c’est de créer une nouvelle plateforme qui convient à son public. Le projet, concrètement, c’est ça

Personnaliser l’orientation pour faire réussir tous les lycéens.

Des parcours personnalisés et adaptés à leurs profils.

Un accompagnement personnalisé au lycée : deux professeurs principaux, deux semaines dédiées à l’orientation, des conseils de classe qui accompagnent les lycéens dans leur orientation, le chef d’établissement qui donne son avis sur chaque élève.

Une meilleur information sur la réalité des formations : pour que chacun puisse choisir une formation adaptée à son profil : taux de réussite des étudiants, capacité d’accueil, taux d’insertion professionnel, attendus de chacune des formations (compétences et connaissances requises pour suivre la filière).

10 vœux minimum non classés :chaque candidat reçoit une réponse à chacun de ses vœux.

Ce qui a signé la fin d’APB, c’est le tirage au sort, qui a été utilisé à l’entrée des formations de droit, de santé, de sport et de psychologie. Et ça a concerné 66 000 futurs étudiants, et Parcoursup a permis l’effacement de cette tare.

– Mais rapidement, elle a été remplacée par une autre, désormais, il y a une sélection a l’entrée de l’université.

Au lieu d’ouvrir des places pour tout le monde, ils sélectionnent les candidats, placent un entonnoir à l’entrée.

– Des élèves très stressés par cette nouvelle plateforme qu’on leur impose, et des professeurs principaux qui se retrouvent à faire de la psychologie.

Des temps d’aide personnalisés mis en place, qui sont utilisés par les profs pour terminer le programme.

-Une communication qui ne s’est pas du tout arrangée, le ministère entretient l’opacité de la plateforme, ce qui développe un flou

– Des décisions drastiques qui touchent les élèves frontalement, sans les avoir consultés.

– Chaque candidat reçoit une réponse à tous ses voeux, « oui, oui si, en attente d’une place, ou non. »

Oui si, c’est une remise à niveau, c’est une bonne idée, sauf que concrètement, on te dit que tu n’as pas le niveau, tu vas suivre des enseignements complémentaires, avoir des horaires aménagés, un semestre ou année de consolidation intégrés.

– Nombreux sont les étudiants qui ont un travail à côté des études pour subvenir à leurs besoins car les bourses ne sont pas suffisantes, les cours supplémentaires attribués à certains peuvent-être handicapants.

– Le « oui en attente » peut se transformer en non, si début septembre aucune place n’a été libérée. Alors que tout l’été on t’a demandé d’attendre pour avoir une affectation, en septembre, tu te retrouves avec rien.

– On encourage les élèves a faire des études courtes si leur dossier n’est pas parfait, afin d’augmenter le taux de réussite à la fac.

-Tout au long de l’été, des lycéens se sont trouvés sans affectation, et toujours en septembre 3000 lycéens n’avaient toujours pas de places. Pour les placer, ils ont été orientés vers d’autres vœux, qu’ils n’avaient pas sélectionnés, envisagés.

Parcoursup est la nouvelle plateforme en ligne qui remplace APB. Elle permet aux futurs étudiants de constituer un dossier de recueillir les vœux et de donner les réponses. Au lieu d’encourager les élèves, leur donner confiance en eux et les pousser à découvrir ce qu’ils aiment, le ministère a préféré les orienter à faire des études courtes.

Il y a plus de demandes que de places et ils ont préféré filtrer les places à l’entrée plutôt que d’ouvrir des places. Ce qui donne donc : des études longues pour les élèves aux notes excellentes, le reste est dirigé vers des études courtes.

Les élèves sont classés en fonction de leurs notes, et de leur classes sociales.

Lorsque « le but est de faire réussir tous les lycéens », concrètement, ça veut dire qu’on est orientés en fonction de nos notes, de nos possibilités donc, de nos origines sociales. Désormais les élèves sont classés par ordre du meilleur au moins bon. Ça veut dire qu’il y a une sélection avant la première année de fac, ce qui n’est pas en faveur de la réorientation.

En septembre, il y avait 3000 personnes qui n’avaient toujours pas eu d’affectation.

« Au total, sur les 812.000 jeunes inscrits sur Parcoursup, quelque 580.000 ont accepté une proposition, 180.000 ont quitté la plateforme et 40.000 sont dits « inactifs ». »

Parcoursup fait partie d’une loi qui n’a pas été votée, nous sommes les cobayes d’une expérience, la plateforme est testée sur nous. Personne n’a demandé l’avis des lycéens, il n’y a aucun échange entre « la base et le sommet », donc comment est-ce qu’on peut espérer s’améliorer si ceux qui gouvernent, ne vivent pas le quotidien du peuple ? On nous a imposé une loi non votée, qui nous touche, qui influe sur notre futur, et personne n’a communiqué avec les lycéens. Le problème majeur, c’est la communication.

Nous, les lycéens, les adolescents, bientôt jeunes adultes, nous sommes les premiers concernés. Nous sommes ceux qui devons se lever. Ça ne sert à rien de dire qu’on n’est pas d’accord si on reste dans son coin. Si on veut que ça change, il faut qu’on sorte, qu’on se bouge pour que nos voix se fassent entendre, car oui, nous pouvons avoir un impact. On peut changer le présent et on peut changer le futur.

Chloé

Sources : Studyrama, Le Parisien, gouvernement.fr, Libération.

(image libre de droit)

Saucisse Show 1 : ma vie de lycéenne

Bienvenue dans notre saucisse Show ! Grâce à ce podcast, vous pourrez pénétrer un peu plus dans le cerveau d’un.e lycéen. ne. Sa vie, ses aspirations, sa vision du futur… Chloé (à droite sur la photo) mène l’interview ! Ce premier épisode part à la rencontre d’Anouk (à gauche sur la photo, comme vous l’aviez deviné). Vous pouvez maintenant cliquer :

(logo du Saucisse Show par Teïla)