Archives mensuelles : février 2018

En morceaux ou en poudre ?

Une étude récente démontrerait que le sucre et la cocaïne seraient deux substances aussi addictives l’une que l’autre. Le sucre serait même plus addictif encore que la cocaïne.

Le sucre, vraiment addictif ?

Et bien mesdames et messieurs, si vous ne le saviez pas, le sucre est effectivement une substance addictive et ce, pour une raison bien particulière, c’est grâce à lui que notre cerveau fonctionne. Les cellules nerveuses le constituant consommeraient au delà de 60 % du glucose (un sucre) ingéré par notre organisme. Et si tout la majorité de la communautés scientifique s’accorde sur le fait que l’être humain est addict au sucre, elle est divisée quant à la dite étude qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne ( publiée dans le British Journal of Sports Medicine par deux chercheurs de l’Institut du coeur de Saint Luke, aux Etats-Unis).  qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne. Selon les deux chercheurs, »la consommation de sucre produit des effets similaires à la consommation de cocaïne, notamment parce qu’elle altère l’humeur, possiblement parce qu’elle induit le plaisir et [active le mécanisme du cerveau de] la récompense, ce qui provoque la recherche du sucre ».  La consommation de sucre et la consommation de cocaïne stimulent donc les mêmes parties du cerveau.

Chez nous, la perception du goût sucré active des récepteurs dans notre bouche. Ces récepteurs sont directement connectés à des neurones de notre cerveau qui, eux, libèrent de la dopamine qui est la principale source de gratification de notre organisme. Une seconde composante semble aussi avoir un rôle. Le passage dans le sang de ce sucre transformé en glucose provoque une seconde activation dopaminique, totalement inconsciente… Sensation de plaisir et besoin de renouveler l’expérience sont donc associés à la consommation de sucre.

Ce qui divise réellement

Les tests qui ont donné ces résultats ont été effectués sur des souris, ce qui est bien souvent le cas mais porte déjà à confusion. En effet, le métabolisme de ces animaux reste tout de même différent de celui d’un être humain. Notamment sur un fait principal : il est bien plus rapide. Un autre point de désaccord : si les scientifiques s’accordent sur les dangers liés à la surconsommation de sucre -caries, obésité, diabète-, certains mettent en avant que ses effets n’ont rien à voir avec ceux des stupéfiants comme la cocaïne.

Une vérité qui dérange

Nous sommes en droit de nous poser cette question. Pourquoi cela dérangerait ? Et bien tout d’abord car, comme dit plus haut, le sucre est important pour le corps mais c’est également un des composants principaux de notre alimentation et le comparer à une drogue dure pourrait très vite nuire aux industriels qui eux, ont déjà bien compris que le sucre était addictif. Les taux de consommation de sucre par habitant dépassent des plafonds alarmants : on parle ici de près de 80 kg de sucre ingéré par personne en une seule année ! Ce n’est pas seulement dû au fait d’une surconsommation de nourriture mais également à une augmentation du pourcentage de sucre dans les produits de consommation du quotidien. 60% des produits de l’industrie agroalimentaire en contiennent, y compris des produits salés, comme les plats préparés sous vide.

Ce qui dérange également c’est qu’avec cette étude, ce sont les effets nocif du sucre qui sont évidemment mis en devant. En effet, la surconsommation de sucre amène avec elle tout un tas de soucis de santé (Hyperglycémie/Hypoglycémie). Aujourd’hui, la France compte 3 millions de diabétiques et plus de 6,5 millions d’obèses. Des maladies qui, sur le long terme, tuent.

Les avis scientifiques divergent sur cette question de l’addiction et s’il n’y a pas consensus chez les scientifiques, cet article détient la vérité sur un fait qui a été plus ou moins dissimulé : le sucre est fortement addictif. S’il ne l’est peut être pas autant que la cocaïne, il serait la substance addictive la plus consommée au monde.

A/CProd (dessin de Lise)

(image libre de droit : flickr.com)

Que faire en cas d’invasion extraterrestre ?

Vous ne vous êtes jamais posé la question si une vie était possible ailleurs que sur la Terre ? Un monde parallèle ? Les petits hommes verts ? Ou bleu ? Des petites créatures visqueuses avec de grand yeux noirs existent-elles ? Pendant quelques phrases, imaginons que oui. Bim. Ils existent les petits hommes verts. Je vous pose alors une autre question : que feriez-vous si ceux-ci nous attaquaient ? Vous lutteriez ? Ou, au contraire, vous prendriez la fuite ? Ou, encore, vous resteriez indifférent ? C’est donc de mon devoir de conseillère de vous conseiller quelques conseils…

 

Plusieurs solutions s’offrent à vous : si vous possédez un sous-sol, une cave, un garage, un cabanon, une cabane, un abri anti-atomique… Et que vous êtes effrayé.e, enfermez vous avec des provisions comestibles et attendez que ça passe. Oui, dans ce cas, vous ne penserez qu’à vous mêmes… Mais après tout, on n’a qu’une vie… Si vous êtes dans cette réaction euphorique, de panique, vous pouvez également courir, vite, tout.e nu.e, les bras en l’air, jusqu’à vous faire arrêter par la police et là, à ce moment là, vous serez en sécurité (il me semble). Bon, si vous êtes aussi chelou.e que la personne précédente, vous pouvez essayer de vous déguiser en extra-terrestre grâce au magasin « fête ci, fête ça », et vous rendre compte qu’ils n’ont pas du tout cette apparence et que donc vous êtes fait enfumer avec un déguisement à 30 euros. Et qu’en plus, vous avez l’air ridicule avec vos antennes en plastoc et votre maquillage moisi.

L’autre camp, est celui des réalistes, voire des cyniques, qui eux, je pense, réagiraient avec indifférence et entêtement face à ces petits êtres venus de l’espace, les petits hommes gris, ou rose, ou jaune fluo. Ce cas est moins intéressant pour l’article que je suis entrain d’écrire. J’ai alors une autre question : qui appelleriez-vous pour faire face à cette attaque ? Nabilla, Kev’ Adams ou Matt Pokora au cas où les aliens seraient armés et féroces ? Pour ma part, je pense immédiatement à Rick et Morty, sans déc, eux ils savent y faire, reste plus qu’à espérer que Rick ne soit pas trop bourré. Ou alors une personne un peu plus sérieuse et compétente ? Quelqu’un qui connaît les aliens ! George Lucas ? Les derniers jedi ou les stormtroopers ? Cela dépend de quel côté vous êtes…

La Collaboration avec les Envahisseurs, façon Pétain… Certains pourraient sauver leur peau… Ou organiser un concert façon Enfoirés pour leur donner une meilleure image de nous et espérer que ça calme leurs ardeurs conquérantes ? Leur proposer la création d’un aéroport intergalactique, un astroport, à Notre Dame des Landes pour occuper les zadistes ?

Mais doit-on seulement imaginer qu’ils soient agressifs envers nous ? Imaginons pour quelques instants le contraire, que ferions-nous ? On sort le buffet à volonté ? L’apéro avec les chips, les cacahuètes et les crêpes caramel beurre salé ? Un p’tit jaune ?

On pourrait créer des jumelages avec leurs villes, trouver des correspondants et faire des voyages interstellaires pour passer du temps chez eux, organiser des barbecues ou on grillerait des saucisses de l’espace ! Envisager des mariages mixtes avec ces créatures. On vivrait alors heureux et on aurait beaucoup d’enfants avec des têtes toutes bizarres.

Ou alors, pour conclure cet article, créons un énorme panneau pour l’occasion avec écrit : C’EST FOUTU ICI.

 

Alwena Rissel (dessin de Paul)

Du street, du wear, de la chaussure !

Michael Jordan, le basketteur ultime, meilleur sportif de tous les temps selon certains, vient de fêter ses 55 ans. Lorsque Nike a signé avec Michael Jordan son contrat de sponsoring en 1984, la firme ne s’imaginait pas à quel point ce contrat lui rapporterait. Plus de 30 ans après, Jordan reste une légende et son nom évoque les sneakers sur lequel trône toujours sa silhouette s’élevant vers les sommets : le « Jumpman ». Ce logo est connu dans le monde entier et a grandement contribué au phénomène « sneakers ». De New York à Lorient en passant par Madrid, Moscou ou Dakar, la basket de rue est devenue un phénomène mondial. Toutes les marques s’y sont mises. La culture des sneakers est partout et continue de s’étendre… Comment des gens comme vous et moi dépensent des milliers de dollars ou vont jusqu’à s’entre-tuer pour une paire de baskets ?
Comment on en est arrivé là ?
Bien que présentes comme élément clé de la mode depuis les années 60, les chaussures d’inspiration sportive sont réellement devenues un objet de convoitise majeure à partir des années 80, plus précisément après la création de la ligne Air Jordan, née de la collaboration très lucrative entre l’équipementier américain Nike (jsp si vous connaissez) et le basketteur Michael Jordan en 1984 comme je vous le disais. Ces chaussures, bien que pas toujours agréables à regarder, sont sans conteste devenues un symbole dans la culture urbaine, particulièrement aux USA. Cet engouement vient du lien étroit entre la rue et le sport. En effet, on ne se rend pas compte à quel point le basket est un élément culturel essentiel aux Etats-Unis, plus encore que le football américain ou que le base-ball. Grâce à ces chaussures, n’importe qui pouvait acheter son appartenance à un groupe, à une tribu.
Jordans is the new gold
Cependant, les sneakers sont vite devenues des objets de valeur, à cause de leur système de distribution : en effet, les modèles de jordans les plus convoités sont ceux qui sont produits en quantité limitée. L’exclusivité des paires crée une fascination et une demande énorme (ce qu’on appelle la hype), et les prix montent en flèche, allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars pour les modèles les plus rares (prototypes ou modèles dont la sortie a été annulée) : j’ai sous les yeux une magnifique paire de AIR JORDAN 5 RETRO « TRANSFORMERS SAMPLE » en 44 proposée sur le site flightclub.com pour la modique somme de 49 245 euros, un cadeau idéal à offrir à l’anniversaire du cousin Kévin pour aller avec son faux sweat Supreme.
Le streetwear, dernier avatar du capitalisme mondialisé 
Évidemment, des petits malins avides d’argent facile ont rapidement développé un véritable business de la revente, achetant les chaussures à leur sortie pour les revendre dès que le stock initial est épuisé. Des milliers de personnes sur terre vivent maintenant exclusivement de la revente de sneakers. Certains sites, comme StockX, permettent même de spéculer et de suivre les cours de la valeur de revente. Dès lors, comment faire si l’on aime une paire mais qu’on se voit mal payer des milliers de dollars pour la porter tous les jours au lycée ? Sans parler des usines chinoises fabriquant à la chaîne des contrefaçons, souvent sur les mêmes lignes que les modèles authentiques tant convoités, venant inonder les sites de vente en ligne.
Prêts à mourir pour vos baskets ?
De nos jours, les Jordans ou les Yeezy Boost ( Kanye + Adidas ), de même que des modèles plus communs mais aussi symboliques comme les Nike TN « Requin », emblème du wesh de banlieue français, sont toujours aussi convoitées. Aux Etats-Unis, selon MTV, on dénombrerait chaque année 1200 morts dans des agressions liées à un vol de sneakers. Sans compter les habituelles émeutes dans les files d’attentes lors des sorties de Jordans … De plus, grâce à l’industrie du rap et aux réseaux sociaux, la culture sneaker prend plus d’ampleur que jamais, contaminant une population de plus en plus jeune.
Le phénomène est mondial aujourd’hui et on a beau aimer les sneakers, force est de constater deux choses : la culture street est en train de se banaliser, de s’uniformiser mais aussi peut-être de perdre son âme. Si de Sydney à Los Angeles, on porte les mêmes sneakers, où est l’intérêt ? Où est ma singularité ?Et a-t-on envie de voir le streetwear se limiter à des tenues composées uniquement de yeezys, de sweat supreme et de pantalons H&M ? Si, par ailleurs, on porte des sneakers parce qu’on aime la rue, l’underground et l’anti-conformisme, comment cautionner une tendance qui permet aux grandes marques de vendre à gogo et d’amasser des montagnes de dollars… Bref, le phénomène nous dépasse tous un peu…
Bon, sur ce, je vous laisse, je voudrais pas perdre l’enchère ebay sur la petite paire de 95 qui me tend les bras.
B8Town (texte et dessins)

La réforme du bac, une réforme pour les élèves ?

« La suppression des filières L, S, ES » amène un changement total du bac !

Vous en avez sûrement déjà entendu parler, dès la rentrée 2018, le ministre de l’Education nationale instaurera une nouvelle reforme. Les secondes de l’année prochaine devront choisir deux matières « majeures » et deux « mineures ». Les majeures seraient des spécialisations (choix entre 8/9 combinaisons, ex : maths/ physique, Anglais/Littérature). Les mineures devraient être choisies en fonction des majeures. En plus des mineures et majeures, un tronc commun sera imposé, il contiendra l’E.P.S, l’histoire-géo, la LV1 et la LV2, la philo, le français et les maths.

Le futur bac comptera 4 épreuves ; l’oral et l’écrit de français en 1ère, et en terminale un « grand oral » sous forme d’exposé (du même genre que les TPE) qui portera sur les deux « majeures » choisies. Cet oral durera 30 minutes et sera évalué par deux enseignants et une personne de la « réserve citoyenne » (oui, ta voisine pourra être ton jury de bac…) et la dernière épreuve sera la philosophie. Ces quatre épreuves forment 60% de la note finale du bac. Le reste de la note sera seulement du contrôle continu. Cela provoquera une absence d’égalité républicaine des élèves face à leurs copies. Il y aura des variations dans les notes selon les particularités du lycée, mais aussi selon leurs professeurs (correcteurs) et les évaluations qui seront proposées. De plus, l’Education nationale prend le risque que les lycées souhaitant un fort taux de réussite, deviennent bien plus sélectifs qu’ils ne le sont déjà….

Une autre modification : les trimestres annuels seront remplacés par des semestres… En fait ils nous mettent à la fac avant l’heure ! C’est d’ailleurs l’une des raisons qui justifie tous ces changements ; ils veulent que « les lycéens soient préparés aux études supérieures ».

D’après le ministre de l’Education nationale, le but serait de faciliter le Bac (bon, on a de quoi se demander s’il sera facile pour un seconde de choisir quatre matières qui détermineront la fin de ses études !?), de mettre fin aux « inégalités au sein des filières, à l’individualisation du parcours »…

On est en droit de se questionner : cette réforme ne serait pas surtout bonne d’un point de vu économique ? Moins de matières = plus de sous et moins de matières = moins d’enseignants = plus de sous !

L’aménagement des filières, oui, bien sûr c’est une bonne idée ! Mais « le choix à la carte » amène à choisir seulement selon ses centres d’intérêts et renoncer à apprendre a faire des choses qu’a priori on « n’aime pas ». C’est donc comme ça qu’ils veulent préparer les lycéens à l’avenir ?

Mathilde et Lou

(image en une libre de droit sur pixabay.com)

Stranger things, une série surcotée ?

Série réalisée par les frères Duffer en 2016, elle a tout soufflé sur son passage, gagnant le coeur du public et des critiques, raflant même de nombreux prix. Après une première saison triomphante, la série Netflix a eu le droit à une 2ème saison.

Une bande de jeunes garçons, fans de JDR (jeu de rôle sur table) voit un membre de leur confrérie, Will, disparaître mystérieusement. C’est alors le début de plusieurs enquêtes pour les personnages : le shérif et chef de la police d’Hawkins (là ou se situe l’action), le frère et la mère de Will et la bande de potes de Will, accompagnée par la mystérieuse « 11 ». Chacun menant l’enquête de son côté, ils découvriront vite que cette affaire cache un secret beaucoup plus grand…

Stranger Things, c’est avant tout un gros retour aux années 80, un condensé des Goonies, E.T., Super 8 et de It, avec des références qui nous parlent et  qui parlent à ceux qui étaient jeunes à l’époque… Même en ne connaissant que très peu ces références, on se sent quand même nostalgiques parce qu’on connaît cette époque : les années 80 sont gravées dans la culture pop, alors les jeans moulants et les mulets, ça fait battre nos petits coeurs.

Eleven (image libre de droit)

Le scénario est assez simple, parfois « cliché », mais réussit à nous tenir en haleine grâce aux nombreux rebondissements et cliffhangers qui gâcheront vos nuits… Car oui, planent sur cette série effrayante les esprits de John Carpenter ou de Stephen King ! L’univers parallèle qui prend une place importante dans l’histoire, ce monde à l’envers est particulièrement effroyable…

La série prend le temps de construire tous les personnages en leur donnant une vraie consistance ; qu’on aime ou qu’on en déteste certains, on finit souvent par s’attacher à eux, surtout Dustin.

Côté effets spéciaux, l’équipe de réalisation a su montrer son talent en nous proposant un univers parfois fantastique mais toujours aussi crédible. Puis la musique, LA MUSIQUE NOM DE DIEU : de l’électro pure année 80 et de la synthwave, avec toujours ce bon vieux synthé. Le générique claque, l’ost et la soundtrack savent accompagner le récit – tout en nous laissant constamment ce sentiment de nostalgie – mais elles savent aussi atteindre des sommets en nous offrant des moments de grâce. Ecoutez ainsi Outside the realm.

Alors, surcotée la série ? Sûrement pas ! C’est une très bonne série qui touche une corde, certes sensible et facilement exploitable, mais avec des qualités indéniables. La saison trois arrivera en 2019, son tournée commencera en avril.

 

Paul et Léo (illustration de Paul en Une)

SOS Saint Valentin !

Oui, c’est une vidéo de l’an dernier mais cette année, la Saint Valentin 2018 ne nous a pas inspirés… Alors pour ceux qui ne l’avaient pas vue…

Titouan et Mathurin, se trouvent en situation d’urgence amoureuse. Titouan va dévoiler ses astuces pour faire chavirer le cœur de n’importe qui…

Eva : destination Qatar

Eva Lagarde, élève de terminale S en section Handball, s’apprête à aller arbitrer les Championnats du monde UNSS de Handball au Qatar. Pour l’occasion, la Gazette lui a posé quelques questions afin d’en savoir plus sur elle.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Eva Lagarde, j’ai 17ans. Je suis en Terminale S et je souhaite intégrer un centre de formation de Handball et devenir joueuse professionnelle. En parallèle, je veux rentrer en STAPS afin de pratiquer, à terme, le métier de kinésithérapeute. Je viens d’arriver au lycée en section handball, et j’ai commencé l’arbitrage cette année avec la section masculine de l’UNSS.

Quand as-tu commencé le hand ?

J’ai commencé le handball à l’âge de 11 ans, mes parents sont d’anciens joueurs de haut niveau et mon grand frère est joueur professionnel à Nantes. Je suis donc baignée dans ce sport depuis toute petite. Je suis rentrée au CLÉ en 4ème. Avec l’équipe de Bretagne, nous avons été championnes de France. Puis j’ai intégré le Pôle espoir handball de Brest en seconde, où j’ai été présélectionnée en équipe de France, mais suite à une blessure je n’ai pas pu participer au stage. Je suis donc revenue sur Lorient afin de me soigner. J’ai repris le hand à Jean Macé cette année.

Comment s’est passée ta sélection ?

Amélie Sigwart, coach de la section masculine, m’a proposé d’arbitrer les interacadémiques UNSS. Je suis donc partie avec les garçons du 10 au 12 janvier à Sarrebourg (Moselle) au Championnat de France où j’ai été validée arbitre nationale. Avec mon binôme d’arbitrage, nous avons été sélectionnés pour arbitrer la finale. Lors du match, l’ambiance était tendue mais nous avons réussi à maîtriser le jeu et à faire en sorte que cette finale aille à son terme. A la suite du Championnat de France, la fédération m’a proposé d’arbitrer les Championnats du monde de handball UNSS au Qatar.

 Comment va se passer le voyage au Qatar ? 

Je pars du 20 février au 2 Mars à Doha (capitale du Qatar) avec l’équipe de Valence, je vais arbitrer des rencontres de haut niveau. Nous allons devoir arbitrer en anglais ce qui n’est pas forcément facile pour ma part.

 Est ce que le rôle d’arbitre t’intéresse plus que celui de joueuse ?

Je préfère mon rôle de joueuse pour le moment même si l’arbitrage permet de découvrir une autre facette du handball. En tant que joueur ou spectateur on ne se rend pas forcément compte de l’importance du rôle de l’arbitre et on a tendance à contester ses décisions.

 Comment vis-tu la pression qui repose sur l’arbitre ?

L’arbitre est maître du jeu et pendant un match tout peut basculer suivant ses décisions. Il faut être neutre et juste des deux côtés. Le principal rôle de l’arbitre est de protéger le joueur : le handball devient de plus en plus un sport de contact.

 Tu as arbitré les championnats de France de hand UNSS, ton arbitrage a fait l’objet d’insultes (sexistes notamment), comment as-tu réagi ? 

Une des deux équipes a beaucoup contesté mes décisions au cours du match. Des joueurs m’ont insultée pendant et à la fin du match, tout comme le coach. J’ai un fort caractère donc je ne me suis pas laissée faire.

A la gazette on parle beaucoup du sexisme dans nos articles, on aimerait bien avoir ton avis là-dessus. On dit souvent que c’est plus facile pour un garçon de percer dans le sport et c’est surtout moins inattendu ; pour les filles ça semble plus compliqué d’assumer ce choix et on a l’impression qu’il faut davantage se battre pour réussir. Est ce que tu es d’accord avec ça ou tu vis juste ta passion tranquillement et que, fille ou garçon, ça ne change rien ?

Les filles sont en effet moins médiatisées mais je pense qu’ il faut se donner les moyens de réussir. Que ce soit pour les garçons ou pour les filles, le chemin est long. Les obstacles sont les mêmes pour les deux sexes. A mon avis, il ne faut pas prendre en compte ce qui est dit, au contraire il faut prouver que nous sommes capables de surmonter ces obstacles. Pour ma part, j’ai un rêve et je ne compte pas abandonner à cause d’une blessure ou d’échecs. Il faut persévérer, comme dit le dicton : « Je suis maître de mon destin et capitaine de mon âme ». Je ne perce pas dans le sport par féminisme, je veux juste vivre ma passion et réussir mon double projet.

Merci et bon voyage !

Lise (photos d’Eva)