Archives mensuelles : décembre 2016

Survie aux fêtes de Noël

Quelques conseils… Essentiel pour passer de bonnes fêtes !

1– Alors … Pour bien commencer en beauté, je vous propose de faire en finesse !
On le sait tous, les huîtres, c’est peu ragoutant, c’est un animal (ou presque) que tu avales, il est tout flasque et très très vivant.
Mais bon, ton grand-oncle en a encore trop pris, et puis c’est noël, tu ne veux décevoir personne, donc, tu goûtes (obligé !) !

Sinon, par ta faute, il faudra jeter des fruits de mer (sacrilège !), dans les cas extrêmes, on te reprochera d’avoir offert un aller direct à l’hôpital à ton grand-tonton, à cause d’une indigestion : il a mangé les restes « pour pas faire de gâchis » et tout le monde te haïra, même si ta petite cousine, elle n’en a pas touchée une !!! Scandaleux, je te l’accorde, et c’est là que je viens t’aider !!! Si on t’en met sous le nez (et j’en suis désolée pour toi car ça pue atrocement), la moindre des politesses serait de te retenir de vomir… Tout de même ! Attention relève ton menton, mamie te regarde !

Avec ton huître, prends du citron, et remplis-la (sans en mettre sut tes doigts, ça pique, et mamie te regarde toujours), le goût passe mieux, tu peux en prendre max cinq, prends du pain après, ça passera mieux (ce serait balo que tu te retrouves avec des trous dans l’estomac, en plus c’est acide, alors si tu en prends trop après tu auras la langue rappeuse , et ça c’est pas trop trop agréable…)

 

2– Lors de l’ouverture des cadeaux, retiens toi, si tu ne veux pas finir écrasé sous une ribambelle de parents déchaînés. Ils veulent immortaliser le moment par des photos, pour se souvenir que le petit « Kévin » était si mignon  ! (Car maintenant il est tout vilain, on dirait la grosse tata Suzanne qui dort le jour, il fait tellement peur qu’il sera obligé de se marier avec une aveugle tant qu’il est moche en plus il insulte ses parents (quel bougre !), il leur faudra bien ces photos pour qu’ils ne tombent pas en dépression).

La meilleure solution à ce moment, c’est : soit d’écouter de la musique, mais bien calme quoi, pour ne pas s’énerver, ou, d’aller en cuisine (pour voir mamie, qui est désormais partie finaliser le repas), mais gare à toi en y allant, car si tu apparais sur une seule des photos, les parents fous te hurleront, entre deux tranches de foie bien gras et la bouche pleine (enfin si tu ouvres les cadeaux à minuit ou le lendemain midi parce que le foie gras le matin, c’est pas terrible !), qu’ils ne veulent pas voir ta face d’ado boutonneux !

 

3– Lorsque tu vas te retrouver, le premier de l’an, pour ton propre bien, si tu fais encore ça, arrête de faire des résolutions pourries du style « ouiieuuuh, mais moi euuuh, je vais arrêter de fumer cette année hein ! » Premièrement, personne n’y croit, et deuxièmement, tes « potes » (oui j’aime les guillemets, et aussi les parenthèses et alors, quoi, tu vas faire quoi ?) lourds, te ressortiront cette phrase toute l’année.

Et c’est un peu insupportable, donc si tu le fais encore, sache que si tu veux arrêter quelque chose, en commencer une autre, tu peux le faire chaque jour de l’année, ça s’appelle juste « prendre des décisions » et tu n’as pas besoin de commencer une année pour en prendre, enfin, je pense pas. (le moment lourd…)

 

4– Ensuite, un point crucial ! Le CHOCOLAT!!!!. Chaque année dans ton entourage, un enfant a une indigestion (ou overdose, au choix) de chocolat, et quelqu’un se plaint de ses kilos en trop. Ne nie pas, j’ai raison (toujours ! Tkt tu n’as pas besoin de me le dire… Je le sais déjà ! Merci quand même, bisous).
Eh bien je suis absolument désolée de t’annoncer que c’est un problème insoluble (comme le café, soluble…) (voilà…), une sorte de fatalité du cosmos.

Je ne sais pas comment faire pour arrêter de manger du chocolat à Noël, c’est balo ! (En réalité j’ai pas vraiment envie de le savoir parce que je n’aurais plus d’excuse pour en manger tout le temps ! Je suis gentille, comme ça, toi aussi tu vas pouvoir enfin manger à ta faim !)

 

5– Qui dit Noël, dit neige ! Eh non, car en Bretagne il ne neige pas, il pleut, (la tuile !) et c’est un peu nul d’ailleurs parce que on ne peut pas faire de bonhomme de pluie, ni de bataille de pluie, en fait la pluie, contrairement à la neige, ça n’a rien d’amusant, (c’est balo, on en a quand même plein !) !

Donc, si tu es déprimé de la météo de ta région, je te propose de prendre une tisane aux aiguilles de sapin de Noël (pas celle de tata Suzanne, elle est moisie depuis 12 ans…), d’habiller le nouveau sapin avec ta famille ou avec des guirlandes d’huîtres (si c’est un vrai, tu peux même laisser ta tasse dessous, tu aura des arômes de feuilles de sapin fraîches, hé ouais, le sens pratique ici!) et de gronder ta petite cousine car elle balance des peaux de clémentines sur ton œuvre !

 

Sur ce, je te souhaite de bonnes fêtes et une bonne indigestion (à cause du citron, ou du chocolat, perso j’ai déjà choiz !), ne mange pas trop de chocolat, et sois indulgent avec les jeunes parents.

maintenant que tu as terminé ta lecture, va aider mamie à cuisiner… tout de suite !!!!!

 

Chloé (illustrations de Romane)

Trumpinou, mon chouchou !

Trump, 45e Président des États-Unis. Voilà c’est dit. Les Américains en fête (pas tous, heureusement), et le reste du monde qui se dit : « Mais comment en sont-ils arrivés là ? ». Alors oui, posons nous la question. Comment Donald Trump, ancien animateur de télé-réalité est-il devenu président ?

Commençons par définir le personnage. Premièrement, Trump est vieux. Il est né au États-Unis en 1946 et a développé une passion pour les perruques et le fond de teint afin de cacher ses 70 ans. Deuxièmement, il est riche. Il a fait affaire dans la société de son père et possède plus de 10 milliards de dollars. Troisièmement, ses grands parents étaient allemands.
Donc l’Américain « pur souche » qu’il est, peut rentrer chez lui. Quatrièmement, il était animateur de télé-réalité. Classe. Cinquièmement, Hillary a obtenu plus de voix. Deux millions de voix supplémentaires pour la candidate, c’est le plus gros écart entre deux candidats dans l’Histoire des USA. Sixièmement, il est devenu Président de la plus grande puissance mondiale le 8 novembre dernier.

Ça fait mal.

Pourquoi alors est-il donc devenu président ?! Parce que c’est divertissant. Comme une émission de télé-réalité. C’est la preuve qu’il fait bien son job. Sans se mentir, si Hillary avait gagné, personne n’aurait écouté son discours de victoire. L’histoire écrite d’avance est sans intérêt, elle ne donne pas l’impression de vivre un moment important.

Reconnaissons-le d’ailleurs : l’élection de Trump est cent fois plus amusante, et engendre cent fois plus de presse, de reportages, d’articles que l’élection «évidente» de Hillary. Certes, le monde est plus inquiétant, plus vulgaire, mais aussi plus excitant depuis qu’il est devenu le quarante-cinquième président des États-Unis. Le président de la prmeière puissance mondiale.

Donald Trump a su convaincre les extrémistes parce qu’il l’est lui même. Mais là où il est fort, c’est pour tous les autres. Lorsqu’il arrive sur un plateau pour un meeting, Hillary fait de la politique, Trump fait le show. En bref, il ont tous les deux fait leur métier respectifs. Le truc, c’est que Trump est plus intéressant.

Il est vulgaire, provoquant, maître des petites phrases choc et c’est ce côté « beauf » qui a fait oublier aux Américains qu’il est riche.

Il a réussi à faire oublier à des millions d’Américains (encore une fois, il ne s’agit pas de tous) qu’ils ne vivent pas dans le même monde que lui.

Comme l’a dit Arthur Dreyfus, outre sa haïssable vision de la société, fondée sur l’opposition de chaque catégorie (Blanc contre Noir, pauvre contre riche, normal contre marginal, étranger contre Américain ), ce qui est le plus inquiétant, c’est son rapport à la jouissance. Ses opposants républicains avaient des idées, lui avait des affects. Ses opposants faisaient de la politique, lui faisait du narcissisme.

Cette pathologie porte un nom : l’absence de surmoi. Jouir, donc, de tout sans considération du lendemain, récuser les engagements sur le climat, polluer davantage, détruire les accords de paix, insulter impulsivement, édifier de nouvelles tours ; comme si le fait de jouir permettait de mater la mort.

En enterrant la pulsion de mort, Trump a su faire croire à ses électeurs qu’ensemble ils connaîtraient la vie éternelle. On verra….

Louna (relue par Lol)

Mémoire d’une commémoration

Entre ici, lecteur de la Gazette, avec ton terrible cortège.
Je te connais, tu auras bien évidemment reconnu ici le début du célèbre discours de commémoration prononcé par Malraux, alors Ministre de la Culture, le 19 décembre 1964. Par ces mots, il faisait entrer Jean Moulin au Panthéon, et par la même occasion, dans l’Histoire de notre pays. Il y a quelques temps ont eu lieu les commémorations de l’attaque terroriste du 13 Novembre, qui n’est autre que le reflet d’une guerre, bien qu’un peu plus éloignée que celle de 39-45.  Avec elles, toutes les controverses que l’action de commémorer peut amener se sont déchaînées, et les questions qu’il faut aujourd’hui que l’on se pose, j’oserais même dire que nous nous devons de poser, se pressent.

Les commémorations d’événements historiques dramatiques sont-elles importantes, et à quel titre ?

À titre purement indicatif, je te rappelle que nous avons, en France, six journées commémoratives : la célébration de l’Abolition de l’esclavage (10 mai), l’Hommage aux morts de la guerre d’Indochine (8 juin), l’Appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, l’hommage aux Justes de France (16 juillet), aux Harkis (25 septembre) et aux morts de la guerre d’Algérie (5 décembre).

Nous sommes encore très proches de ces événements qui sont tous relativement frais dans la mémoire des gens, le plus vieux s’étant déroulé il y a moins de deux cents ans. Cependant, l’acte de commémoration reste un phénomène très nouveau né avec le devoir de mémoire, qui revêt logiquement une importance généralement intégrée par tous. Il induit de prendre en compassion les souffrances subies dans le passé par certaines catégories de la population, et cette compassion permet aux victimes et à leurs enfants d’alléger, ne serait-ce que psychologiquement, leur peine.
La commémoration occupe une place, à un moment défini et commun, importante dans notre vie.

Elle nous permet à tous de nous unir dans notre peine et apporte une dimension, bien que symbolique, non négligeable à la guérison d’une blessure.

Elles donnent un sens et une importance à des événements tragiques de notre Histoire.
Ces actes commémoratifs nous permettent d’appréhender chacun de ces événements dans toute son épaisseur et sa complexité. On apprend à se méfier des parallèles trop faciles, c’est-à-dire les amalgames qui nous feraient associer tous les noirs à des descendants d’esclaves, tous les musulmans à des extrémistes. On apprend à éviter des allers-retours trop rapides entre le passé et le présent, mais aussi à en faire.
La commémoration permet à chacun d’entre nous, à sa manière, de rendre hommage à ce qui le touche. On s’identifie à notre passé, et chaque rituel commémoratif nous aide à nous construire, aussi bien individuellement que tous ensemble, une Histoire longue. Cet aspect individuel de la mémoire nous permet aussi de distinguer les différents événements. Cela avait d’ailleurs été remis en question quand Nicolas Sarkozy était Président : celui-ci avait proposé l’idée, reprise plus récemment par François Hollande, d’une réunion de toutes les journées commémoratives en une seule « Journée des Morts » tous les 11 Novembre. Cependant, cette vision d’une commémoration unique et très marquée a dérangé, car elle confondait tous ces événements qui, bien que liés les uns aux autres par leur aspect tragique, sont tous différents et nécessitent d’être envisagés dans toute leur densité.

Au vu du nombre de journées commémoratives que nous avons au cours de l’année, pouvons nous nous demander si nous avons raison de « tout » commémorer ?

Les chiffres sont formels : 49 % des Français estiment que l’on commémore trop les événements passés au lieu de s’occuper du présent, et de préparer l’avenir. Il est vrai que nous sommes dans l’ère du victimaire, dans le sens où l’on est tristes et en colère pour ce qu’on « nous a fait », et que nous avons tendance à rester dans une vision très négative des événements commémorés. Pour faire simple, nous sommes dans un mouvement de recherche de prise en considération des souffrances que l’on a encourues, surtout pour des attaques très récentes, comme celles du 7 Janvier et du 13 Novembre. On s’apitoie un peu sur notre sort et on souhaite être pris en pitié, ce qui pourrait être qualifié comme une « mauvaise » version de commémoration.
Il est né au cours de la dernière décennie une polémique de l’inflation des journées de commémorations. En un demi-siècle, elles sont passées de trois à six et ressemblent parfois à des journées de repentance qui satisfont notre côté victimaire et qui affaiblissent notre conscience nationale. Il est important de ne pas oublier qu’étymologiquement, « commémoration » signifie « se rappeler ensemble ». En effet, nous avons besoin de nous rappeler, mais au delà d’une exigence personnelle de reconnaissance, c’est vers une raison morale de soutien aux victimes et au nom du « plus jamais ça » que nous devrions plutôt tendre. C’est d’ailleurs l’avis d’une grande partie des Français, qui sont plus de 40% à considérer que nous devrions ne garder dans la mémoire collective que les événements positifs, « porteurs des valeurs d’héroïsme et de liberté ».
Ces dernières années, nous avons vu naître et évoluer quelque chose qui ressemblait à du ressentiment contre les commémorations. Il est vrai qu’en 2014, elles furent très nombreuses car nous nous trouvions alors à un confluent historique de deux événements majeurs, Verdun et le centenaire de la Grande Guerre. Nous avons donc vu opposés, pour faire vite, ceux qui prenaient la chose très à cœur et ceux qui on trouvé que ça faisait trop. Cette année là, et il en sera de même en 2018 pour le centenaire de la fin de la guerre de 14-18, notre mémoire a été plus sollicitée que d’ordinaire et a été poussée à plus travailler.

Est-ce que nous pouvons consciencieusement nous permettre de mettre nos commémorations de côté pour la simple raison qu’elles sont pesantes et fatigantes ?

Ne serait-ce pas alors synonyme de nous réfugier dans l’ignorance et l’aveuglement volontaire pour les mettre toutes dans le même sac ? N’oser regarder le passé que lorsqu’il est distrayant ?
Par cette action de se souvenir, on évite de s’enfermer dans la caricature des faits historiques. On découvre chaque année les événements qui nous ont marqués sous un nouveau jour, et chaque fois dans une nouvelle complexité. Cette multiplication des commémorations n’en affaiblit pas la portée, c’est le plus important.

Est-ce que la commémoration est bénéfique en tout point, et ne fait-elle pas face à un désintéressement, n’échoue-t-elle pas ?

 Il ne faut pas oublier que l’Histoire est, et reste, un objet mémoriel et idéologique, ce qui signifie qu’en soi, chacun est libre d’en faire un peu ce qu’il veut. Difficile de trier, alors, le bon du mauvais et d’empêcher le côté dangereux de ressortir. Cependant, 85%¨des Français considèrent qu’il reste primordial de commémorer les grands événements passés pour en transmettre le souvenir aux générations suivantes. Cette idée de transmission est retrouvée, une fois de plus. Nous ne pouvons pas nous permettre d’oublier. En revanche, les « jeunes de nos jours », comme certains se plaisent à nous qualifier, semblent s’écarter un peu de cette nécessité de s’intéresser et s’identifient moins facilement à ces événements qui deviennent plus lointains.
Même si près de la totalité des gens pensent que l’entretien de la mémoire collective permet de mieux comprendre le présent et d’en tirer des enseignements pour l’avenir, il y aurait tout de même une déconnexion qui s’opérerait, en majorité d’ailleurs chez la génération Y lorsque l’on parle plus platement de la réalité de ces commémorations.
Cet échec du mémoriel envers la catégorie de personnes qu’il semble le plus important d’atteindre et de toucher inquiète. Dans l’heure où l’on commence à ouvrir sérieusement les yeux sur les faits, où l’on approche la lucidité sur une responsabilité qui serait nôtre en partie, on peut comprendre que cette déconnexion soit l’effet de la complexité de notre Histoire.

L’illusion est plus confortable et l’effort est moins lourd quand on ne s’intéresse pas.

Quel est le rôle de nos politiques et de nos médias, dans tout ça ?

Il m’a déjà été donné, sur ces pages, de parler du devoir de mémoire. Seulement, comme son nom l’indique, cette nécessité de compatir reste un devoir, et comme tous les devoirs, il peut être remis en cause. Cette obligation morale, par qui nous est-elle imposée ? Est-ce vraiment la morale qui nous l’indique ou bien serait-ce un caprice des grands de ce monde, qui nous astreindraient à cet acte, auquel nous nous plions facilement, à leur avantage ?

Il a souvent été reproché aux différents Présidents d’en faire trop autour des commémorations, récemment à François Hollande, mais n’est-ce pas, en tant que personnalité représentative de notre pays, son rôle que de rassurer les Français et de faire en sorte de leur assurer que leur Histoire ne sera pas oubliée ?

Malgré cela, il est possible que le mémoriel soit une sorte de moyen de consolidation de sa stature présidentielle en se plaçant en « père de la nation ». Le parallèle pourrait être fait avec Staline qui se faisait appeler de la sorte, un espèce de cliché qui serait plutôt négatif mais qui permettrait au Président d’asseoir sa position de protecteur et d’augmenter sa popularité à travers des discours ou autres actions.

Une mise en garde est en place contre le risque d’une concurrence des mémoires indignes. En clair, cela signifie que des groupes de personnes revendiquent, par compétition, des attentions particulières en évoquant les événements historiques ayant touché par le passé leur communauté d’origine, comme dans l’affaire finalement non abouti d’il y a quelques années, quand Christiane Taubira a reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, et où des personnes noires avaient attaqué un descendant d’un homme en charge d’un trafic d’esclaves pour recevoir une compensation. Des lois mémorielles ont été instaurées pour protéger les événements importants, comme la loi Taubira mentionnée plus haut ou la loi Gayssot qui interdit la négation du génocide des juifs. Il nous appartient également à nous, journalistes, d’essayer d’aider nos contemporains à ne pas tout confondre pour les rendre plus libres des préjugés auxquels ils font face en leur permettant de confronter des opinions, différentes entre elle. Notre rôle de journaliste est de t’aider, toi, à mieux comprendre le monde qui t’entoure, non pas parce que notre parole est celle de la vérité mais parce qu’on te présente différentes visions dont tu peux te servir pour construire la tienne.

Les commémorations sont importantes dans notre société car elles nous offrent l’opportunité de fournir aux victimes des siècles précédents, du nôtre et de ceux qui viendront, une compassion qui les allège d’un poids psychologique non négligeable. Mais en plus de cela, ça nous permet, chaque année, de faire le point sur ce que l’on ressent et sur ce que l’on comprend, de nous recentrer et d’éviter les parallèles qui seraient dangereux pour nous et ceux qui nous succéderont. Cette tâche doit être accomplie par chacun d’entre nous, individuellement et ensemble, accompagnés par le gouvernement et les personnes capables de nous aider dans cette démarche, les journalistes.

 

Prof (dessin d’Hélori)

images libres de droit

Hubble, la fin d’un périple

Hubble, premier télescope à être envoyé dans l’espace et à observer celui-ci, arrive vers la fin de son épopée. En effet, le retour au bercail de ce grand observateur se rapproche à grand pas, puisqu’il sera remplacé en 2018. N’oublions pas que Hubble a été envoyé dans l’espace en avril 1990. Cela fait donc plus d’un quart de siècle que la machine explore l’Univers.

Image du téléscope (libre de droit)

Avec son miroir d’un peu plus de 2 mètres de diamètre, il a révolutionné l’univers de l’astronomie et constitue une grande avancée dans les observations de l’espace. A présent, on connaît son successeur : il s’agit du télescope Webb (et on parle pas d’Internet), aussi appelé JWST pour «James Webb Space Telescope». Tout comme Edwin Hubble avait donné son nom à l’objet, James Webb donne son nom au nouveau joyau de l’astronomie.

«Webb (…) pourra aller jusqu’à au moins 300 millions d’années après le Big Bang » selon Mark Clampin, membre de l’équipe scientifique du télescope. « Le JWST (…) représente une très grande avancée comparativement à Hubble avec notamment un miroir principal trois fois plus grand et la capacité d’observer les infra-rouges. » ajoute-t-il. En effet, avec son miroir de 6,5 mètres de diamètre, il aura une bien meilleure vision et pourra voir environ 70% plus de lumière que Hubble, selon l’astronome. Il est 100 fois plus puissant que son prédécesseur. Il sera lancé d’ici deux ans à partir d’une fusée Ariane V depuis la Guyane Française, un événement historique dans l’histoire de l’astronomie.

A ne surtout pas louper !

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de Hubble : www.hubblesite.org

Le Petit Doc

Shame on you !

Parce que de nos jours une certaine partie, ne serait-ce que minoritaire, de la population est choquée lorsqu’elle entend : “va te changer on dirait que tu sors faire le tapin !”, je pense qu’on est prêt à aborder ce sujet sensible qu’est le slut-shaming.

  Le slut-shaming (de l’anglais “humiliation des salopes”, pour rentrer dans le vif du sujet) est une expression très répandue aux Etats-Unis qui fait référence à la stigmatisation des femmes par rapport à leur sexualité. Ce que j’entends par là, c’est tout simplement qu’une femme (ou même une fillette de 12 ans) va se voir porter un jugement sur son apparence et sur son comportement, notamment sur son rapport avec les hommes.
Et ça se traduit comment alors, me demanderez-vous ? Les exemples les plus courants sont ceux des insultes dans la rue, mais ça peut malheureusement aller beaucoup plus loin.

La gente féminine découvre très tôt ce phénomène, même si elle n’en a pas forcément conscience. C’est une éducation qui se construit petit à petit, remarque après remarque. Dès notre plus tendre enfance, nous sommes élevés dans un univers qui nous offre une image très précise de la femme correcte, une image ne laissant pas de place aux jupes courtes.
L’image d’Heidi jouant dans sa prairie est très loin de la réalité, celle d’une société où les jeunes filles devraient parler librement de contraception avec leurs parents ou leurs amis. Vous l’aurez compris, dans notre belle et très tolérante société, il existe un type femme acceptable et les autres qui devraient rester cachées (ou alors se faire violer d’après certains, si si j’vous jure !).

Pas que les hommes…

Attention, entendez-moi bien, je ne blâme pas uniquement nos congénères masculins pour cette situation, car les femmes sont les premières à critiquer leurs homologues pour un short un peu trop court (mais où est passée la solidarité féminine ?!). C’est tout d’abord à nous de montrer que cette situation n’est pas convenable. Que chacun, comme chacune, devrait pouvoir se comporter comme il l’entend.
Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut arrêter de juger l’autre, c’est comme cela qu’on choisit qui l’on souhaite avoir comme ami et qui l’on ne supporte pas. Mais ces jugements devraient être les mêmes qu’ils soient portés à l’égard d’un homme ou d’une femme, en bref, moins hâtifs et plus réfléchis. Une femme n’est pas moins fréquentable qu’un homme lorsqu’elle a une sexualité tout aussi assumée que ce dernier, et pourtant c’est bien ce que l’on entend de nos jours (et depuis toujours !) : une femme qui a eu beaucoup (bien sûr, tout est relatif) de relations se voit dégradée alors qu’un homme dans le même cas ne recevra aucune critique, voire même des éloges parfois.

La sexualité ne concerne que les individus qui la vivent, alors pourquoi aller créer une réputation de “pute” à une fille dont vous avez entendu qu’elle a couché avec un tel ? Ca ne changera rien pour vous. En revanche, pour elle, si.

Vous venez de décupler par 50 ses chances de se faire insulter dans ce lycée, félicitations.

Conseil….

Enfin messieurs, bien que vous aussi, vous ayez grandi dans cette société, il n’est pas trop tard pour exprimer votre désaccord ! N’oubliez pas que, non seulement, en rabaissant de cette manière les femmes vous les rendez bien moins intéressantes (et elles vous le rendront bien…) mais qu’en plus, en acceptant ces diktats, vous donnez raison à ceux qui pensent que vous êtes incontrôlable face à une femme portant une tenue “sexy”.

C’est bien connu, les hommes ne savent pas contrôler leurs hormones…

Or une sexualité assumée ou une tenue qui met en valeur le corps d’une femme (ou pire les deux !) signifie qu’elle est partante pour se faire agresser. En conséquence, il faudrait retirer les peines qui sont prévues contre les violeurs et plutôt trouver des lois pour empêcher les femmes de s’habiller n’importe comment !

Tout prend son sens ! Des codes vestimentaires… mais attendez ! Suis-je bête ? Ca existe déjà! Il suffit de se référer à tous les règlements vestimentaires que l’on peut trouver notamment dans nos écoles (bah oui c’est bien connu, c’est dès la maternelle qu’on doit leur apprendre à ne pas devenir des salopes).

À côté de ça, on nous vend des corps de femmes hypersexualisées à toutes les sauces. Tous les jours de nouveaux clips musicaux sortent. Leur contenu plus de 70% du temps ? Des femmes nues ! Jusque là, ce n’est pas forcément un problème, seulement pourquoi l’inverse n’est-il pas vrai ? D’autant plus que les chanteuses seront les premières à se vendre pour faire de l’audience, merci Miley !… Alors qu’avant de trouver un chanteur sans pantalon, il faut chercher (non pas que je vous invite à le faire…).
Ainsi, nous vivons dans une société qui entretient ce rapport ambigu à la femme, elle se devrait de rester dans le tout petit espace de 3 cm² qui représenterait ce qu’est la convenabilité. Sois belle, mais pas trop et surtout, tais toi !
Heureusement tout le monde ne partage plus cette vision des choses, mais elle reste tout de même profondément ancrée dans nos moeurs. La femme se retrouve à jouer à twister, se contorsionnant dans tous les sens afin d’essayer de répondre à toutes les normes qu’on lui impose.

Mais nous n’oublions pas nos amis garçons qui ont aussi leur lot de stéréotypes à remplir, sous peine de perdre la face. Je sais bien, votre vie aussi est dure, alors pourquoi ne pas faire une trêve et oublier toutes ces obligations un instant, pour enfin être ce que l’on voudrait être ?

Enfin pour finir ce “petit” coup de gueule sur une grande victoire, l’état de Californie a rendu imprescriptible le viol. Concrètement ça veut dire qu’une victime peut porter plainte même plusieurs décennies après les faits, elle n’est plus limitée dans le temps. Cela posait souvent problème, car il est très dur de sortir du silence et que ce processus qui prend beaucoup de temps était souvent à l’avantage des violeurs.

À quand la même décision en France ?

 

Claire (illustrations d’elle-même avec Blaise et de Rosanna)

Des « wonder women » motivées et motivantes !

Des hommes qui ont marqué l’histoire, on en connaît des tonnes ! Des scientifiques, des philosophes, des journalistes… Mais il y a également énormément de femmes qui se battent chaque jour pour défendre des causes, lutter pour des projets… Ces « wonder women » comptent bien prouver qu’elles aussi peuvent faire bouger les choses. Elles sont de celles qui vous diront de ne rien abandonner, de toujours croire en vos rêves, de les transformer en projets et de tout faire pour les réaliser. Et elles ont bien raison.

 

Emma Watson, féministe et écologiste, sans baguette magique !

On la connaît essentiellement pour son rôle d’Hermione dans Harry Potter, mais elle est surtout une actrice engagée dans de nombreuses causes comme le développement durable ou celle pour laquelle elle a été nommée ambassadrice itinérante pour les Nations Unies, le féminisme. Elle s’engage ainsi pour les droits des femmes dans le monde : «Nous sommes dans le 3e Millénaire. Nous avons des milliers d’années d’Histoire derrière nous. Si nous ne continuons pas d’avancer vers l’égalité des droits, des opportunités et des libertés pour chaque être humain (et pas juste la moitié masculine) alors nous aurons gaspillé tout ce que nous avons appris. »

Emma Watson a fait la voix-off du court-métrage « Hurdles » qui utilise la métaphore du sport pour symboliser la route vers l’égalité. A l’occasion du deuxième anniversaire du mouvement HeForShe organisé par l’Onu, l’actrice a prononcé un discours très émouvant dans lequel elle parle de son expérience à l’université qui l’a changée et a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle aborde un point qui lui semble
essentiel : la représentation des femmes dans les équipes de direction, et également la notion de violence, notamment sexuelle, envers elles :

« L’expérience universitaire doit dire aux femmes qu’elles ont une valeur intellectuelle, et pas que ça : qu’elles ont leur place dans les hautes sphères. Elle doit montrer que la sécurité des femmes, des minorités et de chaque personne qui peut être vulnérable est un droit et non un privilège. Une université devrait être un endroit où se réfugier, qui met en place des actions à l’encontre de toutes les formes de violence. »

Déterminée, accomplie et passionnée, Emma Watson, l’ambassadrice UN Women, est donc ce qu’on appelle une vraie Wonder Woman !

 

Fabian Dattner, une vraie leadeuse !

Cette femme d’affaire australienne souhaite prouver que la phrase « Les filles ne sont pas faites pour le milieu des sciences », est un stéréotype, un préjugé complètement faux !

C’est pour cela qu’elle a décidé de monter un projet nommé Homeward Bound, qui sera la première expédition (quasi) exclusivement féminine en Antarctique et qui aura lieu ce mois-ci, en décembre 2016, pendant 3 semaines.
Constatant que les femmes sont sous- représentées aux postes de directions malgré leur présence importante dans les études supérieures, Fabian Dattner se dit fatiguée de cette idée reçue comme quoi il faut « avoir une barbe » pour travailler dans les sciences en Antarctique. Ce projet verra 78 femmes scientifiques venant du monde entier développer leur leadership (= démarche de compétition), les capacités stratégiques et scientifiques avec un accent sur le climat, la biologie et la recherche du système terrestre.

C’est donc un projet bien sûr scientifique mais également très féministe, qui vise à arrêter ces stéréotypes et prouver à toutes les jeunes filles rêvant de se lancer dans le milieu des sciences qu’elles en sont tout autant capables que les garçons.

 

Irène Frachon, compétente, courageuse et généreuse.

Médecin pneumologue français, elle a joué un rôle décisif dans l’affaire du Benfluorex (ou Mediator), médicament commercialisé par les laboratoires Servier de 1976 à 2009 et qui aurait provoqué la mort d’au moins 500 malades. C’est Irène Frachon, qui, après une longue étude épidémiologique, aboutit au retrait du médicament en novembre 2009 par l’Afssap.
Elle a ensuite écrit le livre « Mediator 150 mg : Combien de morts ? » et son combat a inspiré le film « La fille de Brest » d’Emmanuelle Bercot, sorti en salle le 23 novembre 2016.

Cette dernière voit dans ce film une occasion en or de faire connaître son histoire et de faire comprendre la vérité à tout le monde : « Au sein du monde universitaire et médical, certains m’en veulent d’avoir ébranlé le système et soi-disant jeté l’opprobre sur le corps médical. ». En effet, son combat n’est toujours pas terminé, « La citadelle est tombée, mais après on doit se battre maison par maison, victime par victime, pour que celles-ci soient reconnues et indemnisées. C’est insupportable. ». Irène Frachon est mentalement épuisée, mais elle reste courageuse, comme lorsqu’elle déclare «Jamais je ne laisserai tomber. Mon objectif absolu, c’est le combat pour les victimes. Ma vie, maintenant, c’est d’accompagner des gens qui vivent un calvaire. Je suis devenue invivable.»
Malgré cela, Irène Frachon s’est engagée dans ce combat et ne veut pas abandonner. Une mission courageuse qui impose le respect.

Des wonder women, des femmes capables d’exprimer leurs idées et d’agir pour faire changer les choses, il y en a encore tellement ! On a souvent tendance à se comparer aux autres, alors rendons cette attitude active en s’inspirant de ces femmes qui pourraient, pourquoi pas, devenir des sortes de modèles pour nous, et faisons en sorte de nous dire « Si elle en est capable, pourquoi pas moi ? ».
C’est bien connu, « WE CAN DO IT » !

 

Kloé (illustration de Lise)

La télé : indispensable ?

Aujourd’hui, la télévision prend énormément de place dans la vie des adolescents.

Certes, Internet a détrôné la reine télévision : les jeunes s’éloignent de plus en plus de la TV pour consommer de la vidéo et consacrent davantage de leur temps à traîner sur internet qu’à suivre des programmes télévisés spécifiques.
Chaque semaine, les 13-19 ans passent 13 h 30 sur le Web contre 11 h 15 devant la télé. Pourtant, tout dépend de la nature du programme. Car certains d’entre eux attirent toujours autant de téléspectateurs, du foot, aux faits divers, en passant par les programmes de divertissement.

La télé est-elle trop présente ? Est-elle vraiment indispensable ?

Pour ceux qui ont choisi de vivre sans (ou à cause de leurs parents), les mêmes questions reviennent : Tu ne t’ennuies pas ? Mais qu’est-ce-que tu fais pendant ton temps libre ? Comment te tiens tu au courant de l’actualité ? C’est un choix ? Ou encore la question qui tue : Euuuuuhhhh ….COMMENT TU FAIS POUR VIVRE ??????
La télévision a beaucoup évolué depuis les années 50. Au début des années 1950, la télé ne fait pas encore partie du quotidien de notre société. En fait, 9 français sur 10 ignorent son existence. Dans les années 1960, c’est l’état qui s’impose et contrôle les chaînes de télévision… En 1980, les chaînes sont de plus en plus privatisées. Et l’apparition de la télécommande et du magnétoscope accentuent ce phénomène de consommation de programmes. On peut voir qu’au fil des décennies, la télé est un phénomène qui grandit et deviendra présent quotidiennement partout dans le monde. Aujourd’hui, il est devenu très rare de croiser des gens qui vivent sans télé. Et le nombre de chaînes ne cesse d’augmenter, on est bien loin des deux uniques chaînes et de leur guerre commerciale. La télé nous offre des centaines de chaînes avec de multiples programmes et émissions…

Objet de culture, elle est surtout devenue un objet de consommation dont les programmes sont payés par les publicitaires qui inondent les écrans. Avec l’explosion d’Internet dans les années 2000 et l’arrivée des réseaux sociaux, elle a réussi à se maintenir, bien que l’on puisse observer une baisse de téléspectateurs très importante. La télé parle d’Internet et vive-versa. Tout se tient. Pourtant, nous assistons à un changement de modèle où chacun pourra se faire son programme avec tous les replays.
Cela empêchera-t-il de choisir des programmes débiles ? On n’en est pas sûrs… A chacun d’avancer… Et d’évoluer…

Dans la société actuelle pleine d’écrans, on est poussés à regarder la télévision. Excessivement ! La difficulté est donc de vivre sans, car les écrans, la TV, le smartphone, les tablettes font de plus en plus partie de notre vie, TROP partie de notre vie… !

 

Lou et Anouk (illustrations d’Elsa et de Lilah)

Le marchand de sable va passer !

Ah ! Le sable, la plage, les cocotiers…les vacances quoi ! Contrairement aux idées reçues, le sable ne se limite pas aux congés payés annuels, il fait partie de notre quotidien ! Regardez autour de vous, des objets ou des matériaux du quotidien contiennent cette insignifiante matière… Les bouteilles de bière, les puces électronqiues, les détergents en passant par nos dentifrices !

C’est dans le béton et dans le verre que le sable est le plus utilisé. C’est la ressource la plus exploitée après l’air et l’eau. Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur de sable. Pour construire un bâtiment, un hôpital par exemple, ce sont 3 000 tonnes de sable qui sont utilisées dans les materiaux néce -ssaires à ces constuctions. Quand notre société a commencé à construire tous nos bâtiments en béton, on pensait pouvoir utiliser le sable des déserts, mais celui-ci ne convient pas car les grains sont trop arrondis. Donc on vole le sable des plages pour l’exploiter !

 Pour construire une autoroute, 30 000 tonnes de sable sont utilisées à chaque kilomètre ainsi que 12 millions de tonnes pour une centrale nucléaire ! Il est donc urgent de commencer à parler de cette disparition qui deviendra très problématique dans quelques années. Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l’équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits des grandes entreprises ont avalé au moins 75 % des plages du monde. Jusqu’à engloutir des îles entières, en Indonésie et aux Maldives. Lorsque le sable est pillé, ce sont aussi des poissons qui disparaissent, une érosion qui s’accélère mais aussi davantage de tempêtes et des bords de mer qui ressemblent à des paysages lunaires…
De plus, il représente 2 tiers de la composition du béton et le sable coulé dans le béton est irrecupérable, contrairement au sable présent dans le verre. Dans le monde, c’est  environ 15 milliards de tonnes de sable par an qui sont avalés par notre société ! Ce n’est pourtant pas une ressource inépuisable !

Un exemple précis ? La baie de Lannion ! La compagnie armoricaine de navigation (CAN) est une entreprise qui voudrait exploiter le précieux sable de la baie…Les habitants de la Côte de granit rose ont décidé de se rebeller. Malgré cela, la compagnie a commencé à extraire le sable durant la nuit, alors des milliers d’habitants se sont réunis pour manifester contre…Le message a été entendu jusqu’à Paris où Ségolène Royal a réagi. Les nombreux riverains qui s’opposent à ce projet minier ont obtenu gain de cause, en tout cas provisoirement ! La CAN a annoncé le mardi 13 septembre qu’elle « décidait de suspendre »…

Conclusion, pour votre prochaine balade à la plage (et puis toutes les autres tant qu’on y est), profitez de ce panorama parce que ce merveilleux paysage est réellement en danger… Alors agissons ! Et la première chose qu’on peut faire, c’est d’en parler autour de nous !

 

Anouk