Archives mensuelles : novembre 2017

Auteurs de BD, un peu de considération, siouplait ?

Fin septembre, un projet de loi a fait pas mal de bruit dans le milieu des auteurs, celui de la loi de finances pour 2018, première loi de finances du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui va grandement impacter les revenus des auteurs/artistes. Une bonne occasion de parler des réalités du métier (oui, c’est un vrai métier) d’auteur de BD, parce que ce ne sont pas juste des gens qui font des petits dessins.

Le point du projet qui a fait le plus polémique est la hausse de 1,7% de la CSG (contribution sociale généralisée). Il était prévu de compenser cette hausse par une diminution des cotisations d’assurance maladie et chômage, et pour les auteurs, scénaristes, plasticiens, photographes, sculpteurs, peintres, dessinateurs, etc… (ceux dont les revenus sont principalement issus de droits d’auteurs ou de vente d’œuvres) qui ne peuvent pas bénéficier de cette contrepartie, il a été prévu… Rien.

Constat catastrophique

C’est malheureux quand on sait que  »plus de 50% des auteurs de bande dessinée vivent sous le SMIC, un tiers sous le seuil de pauvreté. Et concernant les femmes, c’est pire. Elles sont plus de la moitié à vivre sous ce seuil. La précarisation des auteurs est réelle dans notre pays », comme le souligne Denis Bajram, auteur d’Universal war et secrétaire des États généraux de la BD. D’autant qu’avec cette hausse, cela fait environ 10% de pouvoir d’achat en moins pour les auteurs cumulés sur ces 2 dernières années.
Alors certes, le Sénat a supprimé la mesure en commission, le 8 novembre, et adopté le 15 novembre un amendement permettant de revenir sur l’absence de compensation de la hausse de la CSG pour les auteurs et les artistes (qui doit encore fait l’objet d’un vote favorable à l’Assemblée Nationale), mais ça n’a pas été sans mal.

Une trentaine d’associations, de syndicats et d’unions professionnelles se sont adressées au gouvernement dans une lettre, une pétition a été lancée par ses mêmes organismes après l’absence de nouvelles des pouvoirs publics, des associations ont été créées (Plume pas mon auteur !, par exemple) et j’en passe (beaucoup)… La députée Sabine Rubin a proposé fin octobre un amendement pour remédier au problème et s’est pris un  »avis défavorable » dans la tronche sans même avoir été écoutée par les rares députés présents (on trouve la vidéo sur Youtube, pour ceux que ça intéresse). Parce que voilà le fond du problème : les gens n’en ont rien à cirer.

Dans la tête de la plupart des gens, auteur de BD (là je ne vais parler que de ce métier là, parce que c’est le sujet que je connais le plus, mais c’est à peu près pareil pour les métiers du même genre) soit ce n’est pas un vrai métier ( »Ils font juste des p’tits dessins, c’est pas un vrai travail gnagnagna »), soit, pour ceux qui lisent un peu de BD, ce sont des gens bien installés, qui vivent aisément tout en vivant de leur passion, soit on-ne-sait-pas-on-s’est-jamais-posé-la-question. Et du côté des pouvoirs publics, ce n’est pas vraiment mieux, ceux-ci se contentant généralement de prendre un air sérieux, de se dire préoccupé(e) et conscient(e) du problème et… ne rien faire.

Un métier méconnu

Le fait est que peu de gens savent vraiment en quoi consiste le métier d’auteur de BD, et surtout comment ils sont rémunérés. En posant la question autour de moi, on m’a répondu qu’ils étaient payés à la planche, qu’ils touchaient les droits d’auteurs… Même s’il y avait parfois un peu de vrai, pour la majorité c’était très flou, voir opaque.

En réalité, quand un auteur signe un contrat avec un éditeur, il reçoit des avances sur droit, c’est à dire de l’argent pour vivre le temps qu’il fasse sa BD (6 mois, 1 an, 2 ans…). Une fois la BD publiée, il faut que les ventes remboursent l’éditeur avant que l’auteur touche quelque chose. En sachant qu’un auteur touche entre 8% et 12% (hors taxes) du prix, pour un album vendu à 14€, il touchera environ 1,3€ , éventuellement répartis entre le scénariste, le dessinateur, le coloriste… s’il y en a. Donc il faut vendre. Beaucoup si on veut réussir à en vivre. Sans compter les années à ramer pour se faire connaître (on ne devient pas l’égal de Vivès ou Sfar du jour au lendemain), l’absence de congé, de retraite, de vie sociale, le temps passé en festival et en dédicaces (non rémunérées bien sûr)…

Et nous, lecteurs ?

Alors quoi ?, me direz-vous. C’est bien gentil de râler, mais qu’est-ce qu’on peut y faire nous, humbles lecteurs, pour que les auteurs puissent continuer à créer, à nous raconter des histoires sans avoir à s’occuper de survivre ? Et bien c’est tout simple : soutenez les auteurs que vous aimez, financièrement (de plus en plus d’auteurs se tournent vers des plateformes de mécénat participatif, du genre Patreon ou Tipee en France), ou en partageant leur travail autour de vous, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, en leur laissant des commentaires gentils/constructifs… et surtout en arrêtant de s’en foutre. Merci. Bisous.

Je n’ai pas parlé de l’aspect  »pourquoi c’est comme ça ? » dans cet article déjà assez long, donc je vous renvoie vers le strip de Maliki  (ce sont les premiers concernés qui en parlent le mieux) : A la croisée des chemins,que vous trouverez sur maliki.com, qui explique tout ça plus en détail. Et comme vous êtes des lecteurs appliqués et investis vous allez le lire. Forcément.

Teïla (texte et dessin)

 

L’Italie en deuil

La prochaine Coupe du monde de football, une compétition créée en 1928 en France, rassemblera 32 équipes entre le 14 juin et le 15 juillet 2018 en Russie. Une équipe habituée des grands rendez-vous n’y sera pas et c’est tout un pays qui pleure : la Squadra Azzurra a été éliminée lors des qualifications.

Onde de choc lundi 13 novembre, à San Siro, le stade mythique de Milan. Devant plus de 70 000 spectateurs, des tifosi en attente d’un demi-miracle, l’Italie n’a pas su dominer la Suède qui l’avait battue le vendredi précédent à Stockholm (1-0).

Elle aura eu beau pousser, dominer le match et même échapper à deux pénalties oubliés par l’arbitre, elle n’aura jamais été en mesure de marquer. Depuis le 3-0 concédé début septembre à Madrid, l’Italie jouait mal : lenteurs, imprécisions et critique des choix tactiques du sélectionneur Gian Piero Ventura qui a systématiquement laissé de côté le plus grand talent offensif du pays, l’ailier napolitain Lorenzo Insigne. Les Suédois, sans Zlatan Ibrahimovic, filent, eux, vers leur 3ème participation à une coupe du monde, la dernière datant de 2006.

En Italie, le football est comme une seconde religion. L’échec est donc très difficile à digérer car cette défaite est un choc culturel et économique. Dans les kiosques, les journaux ont parlé de « catastrophe », « désastre », d’une « tragédie nationale » ou encore de « l’Apocalypse » ! Pour la première fois depuis 1958, depuis 60 ans donc, l’Italie ne sera pas de la fête.

                                                                      Carla Ipperti

(photo en Une : www.dna.fr)

Nous les idiots

Le quotient intellectuel (QI) a augmenté jusqu’au milieu des années 90. Fantastique me direz-vous, seulement voilà, depuis, il n’a cessé de diminuer année après année. Les deux grands accusés sont, sans surprise, les écrans et les perturbateurs endocriniens.

Tirage de sonnette d’alarme

J’ai eu envie d’écrire cet article suite au visionnage du documentaire « Demain tous crétins » (disponible sur la chaîne Youtube de Arte). Je ne vais pas vous cacher que ce documentaire est assez alarmiste. La conclusion qu’on en tire est que nous devenons de plus en plus stupides (le terme peu vous paraître un peu choquant ou abusif mais c’est celui employé par les scientifiques), c’est un fait avéré. De nombreuses études prouvent qu’il y a de plus en plus d’enfants à souffrir de troubles de l’attention, d’hyperactivité et d’autisme. Aujourd’hui, quand un enfant naît aux Etats-Unis, il a une chance sur 68 d’être autiste, il y a 10 ans cette chance était d’une sur 250. Le documentaire explique, grâce à de nombreuses études différentes, le pourquoi et le comment de la « crétinisation » de notre société. Si ce dernier est basé sur des données scientifiques que je vais tenter d’expliquer rapidement, je vais, pour ma part, me contenter de vulgariser un peu le sujet.

Les perturbateurs endocriniens, ces gros vilains

Pour faire simple : nous avons un système hormonal, c’est-à-dire un système qui relie plusieurs organes de notre corps, non pas physiquement mais par des messages qui passent par le sang et que l’on appelle « hormones ». Parmi ces organes on compte notamment : le cerveau, la tyroïde, le pancréas et les organes reproducteurs. Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques qui prennent la place des hormones et faussent les messages envoyés aux organes : ils perturbent le système hormonal. On les accuse de favoriser des maladies telles que le cancer (du sein, des testicules), le diabète, l’obésité ou même de déstabiliser la croissance. Ces perturbateurs sont à peu près partout : dans le plastique, les cosmétiques, la poussière, les meubles et la literie à retardateurs de flamme et surtout dans les pesticides.

Notre monde très connecté

Les écrans ont sûrement également une part importante de responsabilité dans notre avancée vers la stupidité. Sans parler de la lumière bleue nocive qu’ils renvoient, leur contenu peut être responsable de la baisse de nos capacités intellectuelles et nous sommes sans cesse sollicités par eux. Les enfants qui sont plantés devant la télé dès leur plus jeune âge ne vont pas développer les mêmes aptitudes que des enfants qui vont jouer dehors, dessiner, colorier, lire, créer et même s’ennuyer (l’ennui est essentiel pour l’imagination et la création, c’est prouvé !). En effet, la télévision et les jeux sur tablette ne demandent pas de grands efforts cérébraux. Pour ma part, quand je regarde la télé ou des vidéos Youtube ou que je vais sur Instagram, j’ai la sensation de laisser mon esprit au repos. Je ne réfléchis plus vraiment, mon cerveau ne fait aucun effort puisqu’il n’a pas d’informations compliquées à traiter. Mon activité cérébrale est comme en suspend. Pensez que pour des enfants en plein développement physique et cérébrale cela peut avoir de gros impacts négatifs.

Regardez « Demain tous crétins » !

Bien qu’alarmiste, ce documentaire nous apprend beaucoup de choses et nous fait sortir de notre zone de confort pleine de crédulité et de naïveté.

Lise

(image en Une libre de droit sur pixabay.com)

La cour de récré : fiction

une fiction littéraire qui s’inspire de la réalité : toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

Les deux enfants étaient assis là. A se regarder, s’observer, se toiser, s’examiner, se juger, l’un l’autre. Le petit blond et le petit brun. Ils étaient si mignons. Ils auraient pu être amis mais pourtant ils se détestaient. Toujours en train de chercher la petite bête. Qui court le plus vite ? Qui frappe le plus fort ? Qui est le plus grand ? Qui est le plus beau ? Ils avaient réparti la classe en deux camps. Bien que le blond ait la plupart de la classe avec lui, le brun se défendait bien. La cour de récré était divisée en deux territoires. Et il était formellement interdit de franchir la Ligne. Sous peine de représailles fracassantes.

Chaque jour, la tension montait un peu plus. Les deux camps, regroupés derrière leurs chefs, se jetaient des regards menaçants. Le petit brun joufflu lançait parfois des boulettes de papier sur le camp du blondinet bedonnant. Ce dernier parlait beaucoup de vengeance mais n’agissait jamais, ce qui provoquait les nombreuses moqueries de son adversaire. Cependant lui non plus ne provoquait jamais le petit blond en face.

Jusqu’au jour où le pire arriva. Le brun annonça au blond, d’un air arrogant, que son papa, très puissant, allait le mettre en prison. Le blond, provocateur, lui répondit que son papa à lui avait plein d’argent et qu’il ne pouvait donc pas aller en prison. Et, pour appuyer ses mots, il prit une initiative lourde de conséquences : il souffla sur la mèche qui lui tombait sur les yeux et, avec un air triomphant, franchit la Ligne avec son tricycle. Furieux, le petit bouffi se mit à hurler. Il fulminait, on pouvait voir ses poumons se remplir d’air et ses yeux sortir de leurs orbites. Il remonta ses manches et plaqua ses cheveux coupés au bol en arrière d’un geste qui se voulait viril. Son air furibond accentuait ses grosses joues mais personne n’aurait osé rire à cet instant-là. C’était Le moment. Tous les yeux étaient rivés sur ces deux-là. On entendait les mouches voler, comme si le temps s’était suspendu et que le sort du monde en allait être bouleversé. Le petit blond ventripotent et le petit brun dodu. Seuls au monde dans un duel qui s’annonçait terrible. Le brun déboula à toute vitesse sur celui qui avait osé franchir la Ligne. Le blond gonfla le torse, plissa les yeux, pinça la bouche et se jeta sur son ennemi en criant. Les deux se battaient, corps et âmes, soulageant toute la frustration accumulée : le petit grassouillet se faisait tirer les cheveux tandis que le brun se faisait mordre le bras. Mais, avant que l’un ou l’autre triomphe, deux adultes arrivèrent.

« – Kim, repose tout de suite Donald là où tu l’as trouvé !

– Donald, enlève tes dents du bras de Kim! »

Le soir, les yeux rougis de larmes, les deux enfants exécutèrent leur punition, en se jurant intérieurement, qu’un jour, ils auraient leur vengeance.

L ou N

(image en Une libre de droit sur flickr.com)

« HPS Zone » déboule !

 

HPS Zone est une nouvelle publication fabriquée par des élèves de 2nde professionnelle HPS, hygiène, propreté et stérilisation du lycée Jean Macé de Lanester. Mais quoi de mieux pour présenter ce nouveau journal que de laisser la parole au rédacteur en chef Julian ?

Ce projet de journal est né dans le but de détruire les clichés et préjugés sur les HPS car vous n’ êtes pas sans savoir que les bac pros Hygiène, propreté et stérilisation, sont considérés par de purs ignorants comme des – je cite – «laveurs de chiottes».
Or, contrairement à ces idées, les HPS sont voués à exercer des métiers indispensables à la collectivité : nettoyage, stérilisation… Par ailleurs, quand d’autres galèrent à trouver un boulot, nous, on nous embauche à la fin de notre stage.
En espérant vous sensibiliser et vous convaincre, bonne lecture !

Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur l’image ci-dessous pour lire cette édition spéciale d’HPS zone !

Merci pour votre lecture et votre soutien !

Le C.

De l’influence sur le web

Depuis quelques années, la popularité de Youtube explose, et de nouveaux métiers se créent. Ces métiers interpellent, les adultes, les médias, la télévision…

Comment une si jeune personne peut-elle fidéliser avec si peu de moyen, jusqu’à 10 millions de personnes ?

Dans ce milieu les critiques sont virulentes, la question de la monétisation soulève des craintes, des convoitises, des débats, et la communication ne connaît plus aucune limite avec Twitter. Des abonnés aux chaînes de télévisions en passant par les journalistes et les parents, ces jeunes créateurs de contenus, se sont vu largement critiqués.

Ils soutiennent vivre de leur passion, et en tant que jeunes qui les suivons, et qui apprécions ces contenus largement diffusés, rien ne nous semble néfaste. Certes, nous devons rester vigilants aux multiples collaborations et placements de produits qui amènent les vidéastes et autres à gagner de l’argent, mais jusqu’alors aucun nom n’avait été mis sur ces phénomènes actuels, ces nouvelles célébrités.

Influenceurs, c’est le terme commun désormais qui définit la profession qu’ils exercent. Pourquoi pas. Cependant, ce terme appelle largement à réinterroger l’impact qu’ils ont sur nous : pour ce qui est des hommes, ce sont des gamers, des humoristes, ils se lancent dans la BD, la musique, le cinéma, et pour les filles des mannequins, des égéries, des voyageuses à plein temps. Pouvons nous être sainement influencés par des personnes qui exposent leur existence entière à une communauté, et dont les valeurs peuvent paraître invraisemblables ? Les influenceuses nous vantent les mérites de produits luxueux plus nécessaires les uns que les autres, elles montrent toujours un visage parfaitement maquillé, une tenue soignée : retour aux années 50, elles vernissent leurs ongles et dépensent des fortunes dans nombre de commandes Internet…

Ces vies que nous pensions communes nous sont-elles accessibles en réalité ?

Cette nouvelle notion d’influence réinterroge l’intérêt de ces hommes et de ces femmes à l’égard de leur audience : sommes nous seulement victimes de leur influence ou libres penseurs qui consomment par choix leurs contenus ?

Elina (dessin de Paul)

Jessica93 et The Liminanas aux Indisciplinées, le débrief

A l’occasion des Indisciplinées, le Manège accueillit ce vendredi 3 novembre, Jessica93 à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Guilty Species ». Le groupe a exposé sans retenue toute sa froideur et sa force musicale dans une superbe représentation. A la suite de son nouveau single, en duo avec le leader des Brian Jonestown Massacre s’il vous plaît, The Limininas clôtura cette soirée en remplissant le Manège de Lorient et en réalisant une performance enivrante et jouissive.

Une dégaine cossue, une entrée sur scène apathique sans aucun mot, Geoffroy Laporte et sa nouvelle bande sont à l’image de leur musique, rebelle et chaotique. Accompagnée d’une insoutenable boîte à rythme, de boucles incessantes, d’une voix à peine perceptible dans cette orgie musicale, la musique de Jessica93 nous transporte et nous habite dans ce rock intense et si bon. Dans ce rock qui nous manque tant.

De nombreuses inspirations se font ressentir tel que les basses glaciales et redondantes de The Cure, la musique transcendante aux rythmes agressifs à la noirceur de The KVB ou de The Soft Moon… Toutefois, ce serait impoli de ne pas souligner que cette œuvre reste personnelle et unique. De nos jours, il est très rare de retrouver ce « bordel » musical mêlé à ce style libre et sans prise de tête. Le groupe semble même ne pas être à la bonne époque, nous rappelant ce vivier de groupes de rock alternatif apparus dans les années 80, et nous rafraîchit la mémoire à coup de mélodies violentes et inusables.

Quelque petites imprécisions sont à noter avec notamment un départ raté d’une chanson. Mais comme ils ne sont ensemble que depuis août dernier, laissons la sauce prendre, car toutefois, cela n’a en rien affecté le concert. Cela appuie même sur ce côté “j’en ai rien à faire” car, au final, la musique reste toujours autant réussie et stimulante.

Ces chansons hypnotiques, sauvages et froides ne sont plus aux goûts du jour et entendre cela dans ces durs moments du rock actuel fait tellement de bien. Cette révolte, accompagnée d’un dédain à la limite du dégoût, d’un voyage dans la noirceur des abysses d’un rock perdu, est transcendante et stimulante. Superbe.

Merci Jessica93.

Cependant cette soirée était loin d’être finie.

A mi-chemin entre du Gainsbourg dans les paroles et les Velvet Underground dans les sonorités, The Liminanas est un groupe atypique qui sublime le rock de son style onirique et imagé.

Accompagné d’un synthé, d’un chanteur jouant de la guitare électrique, de la puissante batterie de Marie Liminana, de la guitare électrique aux sonorités rock underground de Lionel Liminana ou encore d’une chanteuse à la voix planante et jouant du tambourin tel Joel Gion des Brian Jonestown Massacre, le groupe a alterné entre des passages plus calmes bercés de voix sensuelles et des passages dignes d’un bon vieux rock dansant et électrisant de ces années phares du rock’n’roll.

Remplissant l’espace avec 6 musiciens disposés étroitement aux bords de la scène, le groupe a une composition pour le moins originale. La batterie jouée par Marie Liminana, une femme réservée qui se retrouve métamorphosée sur scène, est placée au premier plan avec son mari et sa guitare électrique. Les lumières apportaient elles aussi au concert, avec notamment des passages où l’on arrivait à peine à distinguer les musiciens, rajoutant une petite touche esthétique déjà bien présente grâce à la musique.

À la fois élégant, rock’n’roll et underground, The Liminanas a bien confirmé la raison de cette salle pleine venue, pour la plupart, voir ce groupe.

Nos corps bougent, incontrôlables, dans l’ivresse de cette musique si douce mais si dansante. Ce petit mouvement de la tête, réalisé inconsciemment, suivant le rythme de la chanson qui nous berce et qui nous transporte. Naviguant entre cet underground américain, ces influences cinématographiques de western spaghetti italien ou cette touche de douceur à la française déversant des paroles pouvant aller du burlesque à l’incompréhensible, The Liminanas a fait danser et a apporté sa touche de magie, unique et rayonnante.

Léo (photos de Manon)

En bonus, à retrouver deux interviews des groupes , ci-dessous !

Interview de Liminanas disponible sur Speedweb : http://speedweb.fr/index.php/musique/pop-rock-electro/1039-the-liminanas-en-interview

Interview de Jessica93 disponible sur Speedweb : http://speedweb.fr/index.php/musique/pop-rock-electro/1038-rencontre-avec-jessica93

Des balles en chocolat

Ah Noël ! Cette fête à la base religieuse est un peu devenue une trêve pour beaucoup d’entre nous. On se retrouve en famille, entre amis, avec son chat… Bref, on passe du bon temps. Et je vais peut-être vous apprendre – petit fou tu as hâte de savoir ce que j’ai à t’apprendre ! – que ce contexte de « trêve de Noël » fut fortement apprécié par les soldats de la première Guerre !

Eh oui ! Les fêtes approchent, et les 100 ans de l’Armistice également ! Et bien sachez que ces deux sujets n’ont pas toujours été si opposés…

La première Guerre Mondiale fut plutôt un moment tragique (nous sommes d’accord), mais n’allez pas croire que le rire avait disparu ! Les soldats étaient de joyeux plaisantins et avaient bien gardés leur âme d’enfant dans la poche de leur accoutrement militaire.

Qu’ont-ils décidé de faire en pleine bataille ? Un match de foot tout naturellement !

« What the fuck ! » comme aurait dit Churchill (quoique cela reste à prouver…).

Les gars ont simplement improvisé un terrain de foot au milieu du no man’s land entre les frontières britannique et allemande, pépouze.

Bon après, cela reste du foot, et les scores sont donc passés dans le journal (ils ne le faisaient pas à – attention jeu de mots – …mi-temps !).

On retrouvera ainsi dans « The Times » du 1er janvier 1915 à la suite de la lettre d’un docteur britannique relatant l’événement : « Le régime allemand a eu un match de football contre les saxons, qui les ont battus 3-2. »

Mais l’histoire ne s’arrête pas là !

Comme l’aurait dit Churchill à qui on demandait le secret de sa longévité : « Cigars, whisky and no sport. » (Là, il l’a bien dit par contre !).

Bon et bien, nos soldats allemands et britanniques, ils l’aimaient bien cette devise !

Ils se sont échangé des cigarettes, du tabac, du chocolat … On peut notamment avoir le témoignage de Oswald Tilley :

« Pensez simplement que pendant que vous mangiez votre dinde… J’étais là, dehors, à serrer la main d’hommes que j’avais essayé de tuer quelques heures auparavant. C’était incroyable ! ».

Certains ont même poussé la chansonnette comme le ténor Walter Kirchh off et son chant de Noël (il a même eu droit à un rappel !). Et il ne faut pas croire ! Même si le petit moustachu de 39-45 n’était pas des plus commodes, c’étaient des Poilus au grand cœur que nous avions en 14-18. Les Allemands avaient des sapins, qu’ils ont illuminé de bougies et apportés aux Anglais, puis ils se sont tous offert des cadeaux. Ils n’étaient pas loin de tirer des balles en chocolat pour Pâques ! (Ah oui, mais non : en fait, ils ont également fait une trêve de Pâques. Je retire ce que j’ai dit.)

Un bon souvenir de la guerre qui mériterait d’être maintenu dans la mémoire de chacun. Mais, n’oublions pas que la guerre ne fut pas une partie de plaisir (quoique visiblement ils s’amusaient plutôt bien par moments), cela relève tout de même de l’Histoire française. Le dernier Poilu étant décédé, ce sera à nous, grands-parents aigris (aux cheveux gris), de montrer à nos petits-enfants ingrats (aux cheveux gras) ce que l’on n’a pas non plus connu (d’ailleurs il était chauve).

– Cette dernière phrase a reçu le grand prix du CSSF (Comité de Soutien de la Syntaxe Foireuse). –

Et « Cœur sur vous », comme aurait dit Churchill (j’ai quelques doutes sur celle-là aussi).

Jean-Révolu (dessin d’Andréane)

Une vraie cure d’amaigrissement pour vraiment maigrir en vrai : court-métrage

Oyé oyé lecteurs,

J-43 avant le lancement des fêtes de fin d’année, 43 jours pour arriver svelte, frais et dispo pour le repas de noël… Avant de reprendre plein de kilos pour la rentrée de janvier 2018 ! Mais comment faire ?

Les différents régimes se comptent par dizaines, voire par centaines et selon certaines études, aucun ne serait véritablement efficace… Celles et ceux qui ont essayé, ont, dans leur grande majorité, toutes et tous repris du poids.

C’était un gros morceau donc auquel s’attaquer… Trouver le bon régime !

Il semble que la mission soit remplie, à vous de juger,  cliquez ci-dessous sur les abdos !

 

Chloé and co

La porte du désespoir

On se souvient, pour la plupart d’entre nous, de notre fabuleux chapitre d’histoire-géo de troisième… La Guerre ! On y avait vu pas mal de choses qui, selon les livres d’histoire, ne se reproduiront plus ! Cependant, quoi de plus actuel que de se poser la question « Une troisième Guerre mondiale, est-ce possible ? ». Je n’ai pas la réponse. En revanche, on a le droit à un petit remake du mur de Berlin. Allez, je vous fais le résumé !

Date de sortie :

– Officieuse : Mars 2006

– Officielle : Janvier 2017

De : Mexique et Etats-Unis.

Genre : Drame burlesque

Acteurs Principaux : Trump, Les Border Angels, Un couple et leur chat (ils n’ont peut-être pas de chat mais ça rend un peu plus imagé).

Informations techniques :

Titre original : La porte de l’espoir

Distributeur : L’humanité

Récompenses : Un article dans Quotidien et La Gazette Saucisse

Type de film : Long-métrage sans fin ?

Secrets de tournages : L’espoir

Budget : 45 milliards

synopsis : En 2006, les Etats-Unis décident de construire un mur entre leur territoire et celui du Mexique, pour réduire l’immigration venant de ce dernier. Mais ce ne sera qu’en 2016 que l’on en entendra parler par le biais de Monsieur Trump qui décidera de prolonger et renforcer ce mur. Cette frontière de 5 mètres de haut oppose deux mondes.

Des familles sont déchirées, des couples dévastés, des enfants larmoyants etc, etc…

Les « Border Angels » (nos Allemands de l’Est de l’âge moderne) vont aider ces familles à se retrouver en créant cette porte de l’espoir. On y découvrira de nombreux retournements de situation, notamment ce couple et leur chat qui se marieront ( c’est le couple qui se marie et pas le chat qui se marie avec le couple, enfin je crois) malgré cette frontière bien réelle – mais elle n’est que fictive pour leurs cœurs… (cé bôôô !)

Commentaires :

Du Post-scriptum : La porte de l’espoir ? Vraiment ? Et à Berlin ils étaient à deux doigts de l’appeler « Le mur du on-se-sépare-pour-mieux-se-retrouver ».

Du Dindon cadenassé : Personne n’en parle ? C’est sûr qu’on a mieux à faire comme, par exemple, se concentrer sur les magnifiques tweets de Trump que de s’occuper des misères qu’il provoque.

Du Globe : Le plus drôle étant le chat.

De IL : C’est une fiction ? Du second degré ?

De l’Humanité : Quand est-ce que ça s’arrête ?

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Jean-Révolu

(image en Une libre de droit, oeuvre de l’artiste JR, sur flickr.com)