Archives mensuelles : décembre 2019

La fête à travers les lunettes de…

On connaît tous la fête, et les soirées. Mais qu’évoquent ces mots chez les autres ? Nous sommes allés à votre rencontre. Cet article, très sérieux, est donc là pour répondre à cette question !

Marguerite, ta grand-mère de 72 ans : c’est un après-midi cosy avec un peu de thé, des gâteaux ramollis dans une boîte en ferrailles avec Cosette, et Jacqueline devant les feux de l’amour ou l’amour est dans le prè.

Ethan, ton petit-frère de 6 ans : c’est un anniversaire à Royal Park avec tous ses copains. Ils courent partout, crient, suent et surtout, ouvrent les cadeaux et mangent le gâteau après avoir soufflé les bougies.

Lucie, ta grande-sœur de 17 ans : c’est la soirée du Nouvel an. Vodka, Rhum, et peut-être un peu de jus d’orange. En tout cas, musique, potes et sang alcoolisé assuré.

Une bande d’étudiants pas trop portés sur les bars et les boîtes de nuit, jeux de rôles, bières et gaming au programme pour quitter son train-train quotidien…

Sylvian, ton padre de 48 ans : Noël en famille, comme chaque année. Mère, belle-mère, père, frère, sœur, femme, avec « toute la mifa, comme disent les Djeuns ». Sans oublier que cette année, c’est à lui d’enfiler le costume de Père Noël….

Une sortie en famille, parents et enfants qui célèbrent pour un anniversaire ou une occasion spéciale (unn bac par exemple!) le bonheur simple d’être ensemble.

Judith, ta mother de 45 ans : En boite avec ses copines. Elle t’avait pourtant assuré qu’elle sera chez ta grand-mère bizarre.

Voici quelques exemples de fêtes parmi d’autres… et on en oublie. Le tout, c’est de sortir de l’ordinaire pour s’extraire de son quotidien et se faire plaisir ! Si jamais, chères lectrices et chers lecteurs, vous avez d’autres moyens de faire la fête, envoyez-nous vos idées à lagazettesaucisse@gmail.com, on les ajoutera dans cet article !

Cécile

(image libre de droit sur pixabay.com)

Que la fête commence !

Dès qu’un semblant de société se crée, des « fêtes » et réunions locales s’organisent rapidement. La fête est un rituel auquel nous participons tous. C’est ce qui fonde les liens entre les individus d’une même famille, d’une même ville, d’une même région ou d’un même pays. Il contribue à notre bonheur depuis toujours et se présente sous de nombreuses formes. Des Saturnales chez les Romains à la Saint Patrick des Irlandais, du carnaval de Rio aux bals musette ou aux technos partys en passant par le grand classique des anniversaires avec ses amis, la fête est partout et on adore ça !

La fête : un moyen pour la politique de nous garder sous contrôle.

Eh oui, la fête est également un moyen de maintenir une population sous contrôle. Effectivement, lorsqu’on fait la fête, on ne pense pas à se révolter… (logique !) Et ça, les dirigeants de toutes les époques l’ont bien compris. Déjà dans l’Antiquité, les empereurs romains organisaient des jeux afin de satisfaire la population.

De même, au Moyen-âge, l’Eglise et les autorités religieuses chrétiennes de France mettent en place un calendrier des jours de festivités – qui seront bien évidemment très orientées vers la religion – (messe obligatoire la plupart du temps) tels que l’Ascension, le lundi de Pâques, la Pentecôte, noël, ect. Dans cette société féodale, c’était, notamment pour les paysans et artisans, l’occasion de ne plus travailler et de se retrouver entre eux pour discuter, boire et manger.

Bien que les dates de ces festivités soient communes dans toute la France, la façon dont ces fêtes étaient célébrées variait légèrement en fonction des régions. A noël par exemple, en plus de la messe de minuit et des veillés, des combats de coqs étaient organisés par les jeunes gens au Nord de la France.

Pour info, cette commémoration chrétienne a d’ailleurs remplacé la fête du Soleil célébrée le 25 décembre dans plusieurs traditions païennes, notamment dans la Rome antique il y a plus de deux mille ans !

Et le fun dans tout ça ?!

Depuis toujours, la fête est un moment de joie, de bonheur et de laisser-aller. Les gens font la fête pour se réunir, jouer, bavarder et oublier leurs problèmes. Que ce soit à travers la danse, le chant, la musique ou l’alcool. Les fêtes ont également été un moyen de faire de nouvelles rencontres et, potentiellement, de flirter.

Oui, la séduction a toujours été un point central des fêtes quelles que soient les époques.

La danse était ainsi un excellent moyen de tenter sa chance auprès des uns comme des autres. De ce fait, les bals furent de tout temps très appréciés. Rendus publics en France (bien qu’encore réservés à l’élite socialE) au 18ème siècle grâce au Régent, ils devinrent de plus en plus populaires et accessibles à tous sous Louis XVI. De nouvelles danses originaires d’autres pays ont alors commencé à apparaître et à se franciser telles que la mazurka et la valse au début du 19ème, la polka en 1840. Le tango et le swing sont ensuite arrivés des États-Unis et de l’Amérique du Sud lors de l’entre-deux guerres. Autant de possibilités et de styles de danses présents dans les fêtes permettant aux hommes et femmes de tout âge de se rencontrer.

La fête c’est le moment où on se défoule, où on se libère de ses contraintes et où l’on explore de nouveaux horizons.

La vision que l’on peut avoir de la fête diffère énormément d’un individu à un autre en fonction de son âge et de sa classe sociale. Dans la fête, c’est le rituel qui se déploie : « son rôle est de créer la différence entre l’intérieur d’un groupe et le monde extérieur, et de solidariser ainsi ses membres » comme l‘explique le psychiatre Robert Neuburger. Ainsi la famille resserre ses liens pendant les fêtes de noël (gare aux engueulades politiques !) et les amis pendant la fête du 1er de l’an ! Ces fêtes, au-delà du plaisir de s’amuser, nous aident à trouver notre place dans la famille et dans la société, mais également à mieux supporter les contraintes et les difficultés de notre existence…

En tout cas, une chose est sûre : ça fait des milliers d’années qu’on fait la fête alors c’est pas demain qu’on va s’arrêter !

Titif (illustration d’Adélie)

Poumons sur le gril

En Inde, interdiction de vapoter depuis 2019 sous peine d’un an de prison. En Thaïlande, interdiction de vapoter depuis 2014 sous peine de 10 ans de prison ! La cigarette électronique est au banc des accusés : qu’en dit le monde ?

Les USA, foyer de la vape

Depuis juillet dernier aux Etats-Unis, 39 fumeurs de cigarettes électroniques sont morts et plus de 2000 ont eu les poumons endommagés. L’épidémie a commencé dans l’état du Wisconsin, au nord des USA puis s’est étendue à d’autres états. Les symptômes, toux, douleurs dans la poitrine, nausées, sont présents principalement chez les jeunes vapoteurs (80 % ont moins de 35 ans, 16 % moins de 18 ans). Les autorités de santé américaines ont réagi, plusieurs états ont décidé d’interdire la vente des e-cigarettes et des recharges aromatisées qui vont avec (menthe, fruits, crème brulée…). La Food and Drug Administration, l’agence fédérale des médicaments, a récolté plus de 400 échantillons pour tenter de trouver l’origine du mal. L’enquête a révélé alors qu’une majorité des victimes avaient vapoté non pas de la nicotine mais du tétrahydrocannabinol, plus communément appelé THC, le principal composant psychoactif du cannabis. Les jeunes s’approvisionnaient illégalement sur Internet ou dans la rue, des liquides hors-régulation, clandestins ou « maison ».

Mélangé avec d’autres substances comme la vitamine E, nocive quand elle est chauffée, le THC peut venir boucher les poumons et ainsi bloquer la respiration. Les Etats-Unis ont mis en place une interdiction nationale de vente de e-recharges aromatisées, surtout pour protéger la jeunesse.

Quoi d’neuf chez nous ?

De notre côté, la vente des e-recharges est mieux réglementée qu’aux Etats-Unis mais certains consommateurs se procurent quand même des drogues (illégalement bien sûr). La tendance s’accentue ces dernières années mais elle reste toujours minoritaire par rapport au copain américain. Malheureusement, la cigarette électronique est normalement faite pour arrêter de fumer mais elle devient un outil à la mode chez les jeunes.

Beaucoup d’entre nous commencent leur dépendance à la nicotine avec la e-cigarette et il y a en a de plus en plus.

Les médecins repèrent cette hausse puisque des jeunes arrivent parfois aux urgences avec des symptômes qui peuvent être très graves : douleurs dans la poitrine, hallucinations, problèmes cardiaques…

E-cigarette : meilleure méthode pour arrêter de fumer (?)

On ne connaît pas les effets de la cigarette électronique sur le long terme puisqu’elle apparue récemment. Les études menées sur le sujet sont nombreuses mais se croisent dans tous les sens. D’un côté, certains scientifiques affirment que la e-cigarette est la meilleure méthode pour arrêter de fumer. Selon l’agence nationale de Santé publique en France, la cigarette électronique aurait permis à 700 000 fumeurs d’arrêter la cigarette entre 2010 et 2017. Comparée à d’autres méthodes pour arrêter de fumer comme les chewing-gums ou les patchs, la cigarette électronique est bien plus efficace. D’un autre côté, l’E-cigarette peut entretenir la dépendance des ex-fumeurs ou, encore pire, provoquer celle des non-fumeurs. C’est ce qui se passe aux Etats-Unis : beaucoup de jeunes expérimentent le vapotage et deviennent accros sans s’en rendre compte. En 2018, 3.6 millions de jeunes affirment vapoter régulièrement, une hausse de 78% par rapport à 2017.

Incertitudes et doutes pèsent sur la e-cigarette… Conseil d’amie : ne tentez pas le goût tiramisu !

Maïwen (illustration de Cécile)

(image libre de droit sur pixabay.com)

MIA, phénomène XXX

Mia Khalifa est une star très connue du porno. L’image qu’on a d’elle (outre les images quelque peu douteuses que vous pourriez avoir en tête) est celle d’une femme dont la vie foisonne de tournages pornographiques. Seulement, cela fait des années qu’elle a arrêté de tourner des scènes. Cependant, cette image que l’on a d’elle la suit partout depuis cinq années. A son grand désespoir. Retour sur le phénomène.

La bio

Mia Khalifa est né au Liban dans une famille chrétienne en 1993. Plus tard, elle s’installe aux Etat-Unis où elle décroche une licence en histoire. Elle subit des discriminations après les attentats du 11 septembre 2001 à cause de ses origines libanaises. En 2014, elle s’installe à Miami. Elle a 21 ans.

Peu après son aménagement, elle est remarquée par un recruteur de talents dans la rue qui lui a laissé les coordonnées d’une agence qui gère des pornstars. Intriguée par cette proposition, elle décide d’aller voir tout en ignorant qu’elle allait devenir célèbre : « Ce sera mon petit secret indécent». De la fin de l’année 2014 à environ février 2015, elle tourne 12 scènes seulement (oui vous pouvez vérifier, j’y suis allé aussi…). En quelques mois, elle devient l’actrice pornographique numéro 1 du site PornHub. Plus d’un million et demi de consommateurs de porno ont vu Mia Khalifa. Elle est devenue une star malgré elle… intention. Pour donner un exemple flagrant, d’après les données du site PornHub, les recherches la concernant ont été multipliées par cinq entre le 3 et le 6 janvier 2015, dont un quart venait du Liban (son pays d’origine).

Là, tout s’emballe : dans son pays d’origine, au Liban, beaucoup affirment qu’elle fait une carrière honteuse qui dessert son pays. Elle reçoit plusieurs menaces de mort suite à la diffusion d’une vidéo très polémique où elle faisait l’amour avec un hijab (voile). Parmi ces menaces, on en trouve une émanant de l’Etat islamique qui a publié un photomontage d’elle la tête coupée.

Malgré cela, elle essaie de continuer à vivre normalement, d’abord avec un nouvel emploi dans une assurance mais elle est trop humiliée.

Sa vie intime est difficile après cette courte carrière également. Elle se cloître chez elle pendant des années, elle pense alors que dès qu’un inconnu la reconnaît, c’est qu’il l’avait vue nue. Elle décide alors d’oublier et de fuir cette partie de sa vie. Megan Abott, sa coach de vie l’a aidée à sortir de cette situation.

Ainsi, en août 2019, Mia Khalifa décide de raconter sa vie et notamment sa carrière dans le pornog dans une interview menée par Megan Abott. La vidéo est sur la chaîne de sa coach sur youtube (« Mia Khalifa tells her story for the first time ». Par contre, c’est en anglais hehe ! (et en plus les sous titres de youtube, c’est trop de la merde, bref). Aujourd’hui elle est devenue commentatrice sportive.

La polémique

Mia Khalifa suscite beaucoup de débats, et sa carrière dans le « X » (j’sais pas je voulais dire « le X » pour changer…), tout comme sa vie, est très floue, contrairement à son corps qui n’est jamais flouté, lui.

Par exemple, on pourrait croire que Mia Khalifa est millionnaire. Seulement, elle n’a gagné en environ trois mois de tournage que 12 000 $. Malgré la déclaration qu’elle a faite, plusieurs commentaires/avis sur les réseaux sociaux affirment qu’elle ment sur ses revenus.

Comment est-ce qu’elle est devenue si connue ? Tout d’abord, comme elle l’a dit dans son interview avec Megan Abott, elle est entrée rapidement et de manière ingénue en contact avec la pornographie. Même si elle a avoué qu’avant même de tourner ses premières scènes, elle pressentait que sa vie allait changer très rapidement, rien au début ne prédisait cette trajectoire fulgurante. L’un des explications est peut être la nature des vidéos qu’elle a tournées. Ainsi, une vidéo en particulier a suscité beaucoup de débats : celle où elle fait l’amour avec un hijab. Une fois diffusée, tous les médias nationaux et internationaux en ont parlé, elle a fait l’objet de critiques, et certains pays musulmans l’ont même mis sur la liste des personnes indésirables. Une actrice venue du Moyen orient qui fait du X, c’est sans doute vendeur !

Encore du chemin

Mia Khalifa est donc confrontée depuis cinq ans aux problèmes de vie sociale. Elle tente de sortir de cette situation, avec la thérapie et le travail. Mais le problème est que tous ces gens qu’elle rencontre la connaissent. La jeune femme de 26 ans témoigne même que plusieurs tentent de rentrer en contact avec elle uniquement parce qu’elle était une star du porno. C’est assez intéressant (si on exclut les connards et les obsédés sexuels qui viennent l’aborder seulement pour ces raisons) de s’imaginer la croisant, ou la rencontrant. Évidemment, si on la connaît par le porno, on pensera inconsciemment à cela, et il y a de fortes chances pour qu’on ait une relation sociale étrange avec elle (si on ne la connaît pas bien sûr). Mais il y a de fortes chances également pour que cet état d’esprit change progressivement. Avec la libération (assez lente) de la masturbation, et de la pornographie dans les mœurs (attention, je ne dis pas que la pornographie c’est bien mais elle est existe, on ne peut pas le nier), on voit que le tabou est en train de disparaître. En France en tout cas.

Par exemple il y a cinquante ans, c’était impensable qu’une femme dise qu’elle se masturbe. Aujourd’hui, si l’on est entouré par des personnes plus ou moins ouvertes d’esprit et pas trop connes, il n’y a pas de problème pour en parler. Cependant, le porno, tout comme la prostitution sont très peu reconnus comme des métiers. Or, on pourrait s’interroger sur la valeur du corps. Dans l’un comme dans l’autre, le corps est vu comme un objet de travail, comme le marteau est l’outil du forgeron (sauf qu’il n’y a plus beaucoup de forgerons au XXIe siècle, mais vous avez compris l’idée quoi!). Un tournage de film porno, c’est comme une réunion, et la pause le/la mec/meuf débande (ou pas, du coup), va boire un café avec l’équipe de tournage, il/elle se fume une petite clope, et puis après la pause tous reprennent le tournage et on en parle plus.

Donc si on accorde que le corps est un outil de travail (tout comme il peut l’être pour le sport professionnel), aucun tabou ni aucune censure ne devrait être installé.

César

(image libre de droit sur flickr.com)

Quel expert de la teuf d’anniv de Jésus es-tu ?

Le 25 décembre, le monde entier est invité à la plus grande soirée de l’univers, celle du fils de Dieu (rien que ça !). Pour pouvoir savoir à quel point tu connais cette fête d’anniversaire, nous t’avons concocté un test de qualité supérieure ! 3 propositions, une seule bonne réponse ! (Bon, quand même, on est gentille, on vous prévient, attention aux pièges !)

1. Qui volera la vedette pendant le before ? 

a. Michel, ton oncle bourré à 13h (sorry Michel si tu nous lis)

b. Nico, ton cousin qui va tous les dimanches à la messe, un vrai saint

c. Eve qui passe sa journée à ramener sa pomme

2. Qui a choisi la date ?

a. Bah Jésus

b. Donald Trump

c. Aurélien ton pote de CM2

3. Qui est invité mais ne viendra pas ? (gare aux pièges)

a. Les Témoins de Jéhovah

b. L’Église de Dieu restaurée 

c. Les Églises chrétiennes de Dieu

4. Vu que tu es célibataire et moche (vraiment moche) qui va te permettre de pêcho le sapin ? ( le fait que ce soit un arbre n’a que peu d’importance… Puis c’est mieux que rien !)

a. Gunter, le fils du cousin de ton arrière grand oncle alsacien (RIP Cc)

b. Juliette, qui fumera toute la soirée sur le balcon

c. Roméo, qui va se prendre son millième râteau

5. Combien de dindes seront mangées en France à Noël ?

a. 12 ou 28 je sais pas trop

b. 4 632 

c. 2 470 000 

6. Qui fera la meilleure contre soirée ?

a. Les Pastafariens.

b. Les licornes roses invisibles.

c. Les jediistes (Que la force soit avec toi).

7. Qui a déjà quelque chose de prévu ?

a. Fifi, Riri et Loulou.

b. Clovis, Charlemagne et Guigui le Conquérant.

c. Pépin, Henri IV et Louis XVI.  

8. Combien de bougies y aura t-il sur le gâteau de Jésus? (attention au non-piège)

a. Entre 1 et 23.

b. Entre 2 et 24.

c. Entre 2024 et 2026.

9. question facile : qui sera la reine du bal avec son nez rouge ?

a. Ta petite cousine déguisée en Elsa qui a chopé un rhume.

b. Rudolph parce que son nez c’est un feu de brouillard en fait (big up à ceux qui passent le code).

c. Tatie Suzette, parce qu’on trouve pas de parce que mais parce que. 

10. Qui fera l’after mais genre after after quoi ? (genre deux semaines quoi)

a. La Picardie, le temps que tout le monde sorte de la mine et que voilà quoi

b. Les églises orthodoxes quoi

c. Michel qui s’est endormi à la fin du before et qui ne se réveillera qu’au début de l’after quoi.

Résultats

Entre 1 et 3 bonnes réponses : Tu es le lapin de Pâques !

L’hiver et ses microbes ont surement eu raison de tes capacités intellectuelles, à moins qu’elles ne soient inexistantes été comme hiver ! Désolées de cette violence mais il faut voir la réalité en face, ton cerveau est composé uniquement de chocolat. 

Entre 4 et 7 bonnes réponses : Tu es un lutin !

Tu es certe petit⋅e mais au moins la nature t’a doté⋅e d’un cerveau fonctionnel, toi ! Franchement tu as donné ton maximum avec le peu que tu possèdes et puis l’important c’est de participer, pas de gagner ! 

Entre 8 et 10 bonnes réponses : Tu es le Père Noël !

On aurait envie de te dire bravo mais on sait que tu as triché ! Les autres au moins étaient bêtes mais honnêtes ! En plus tout ça pour être un vieux, gros et capitaliste qui porte du rouge. En plus tu es une honte pour la démocratie, tu profites du handicap de certains pour les réduire en esclavage. 

Et si tu n’as pas triché (ce qui est peu probable mais bon…), c’est que tu as eu de la chance alors va tout de suite jouer au loto. PS: on prend la moitié des gains.

Apolline et Lenafigue

(image en Une : visuel de boîte Playmobil)

Saucissolutions

1.b Eh oui ! La saint-Nicolas (6 décembre) sera fêtée par de nombreux pays de l’Europe centrale et de l’est.

2.c En effet, Aurélien aka empereur romain au IIIème siècle ap JC a fixé la date que nous connaissons tous.

3.a, b et c Ces trois Communautés pourtant catholiques ne fêtent pas Noël.

4.a La tradition du sapin de Noël nous vient de nos amis alsaciens. (Bisous CC)

5.c En 2017 en France, 2 470 000 dindes ont été tuées, dépecées puis mangées (vive les végans!).

6.a Les pastafariens fêteront à la même date Nouillel !

7.b Ces trois beaux jeunes hommes se sont vu respectivement baptisé à Reims, sacré roi des Francs et roi d’Angleterre tous un 25 décembre.

8.c Jésus aurait eu entre 2024 et 2026 ans. Eh oui ! Jésus Christ est né avant Jésus Christ.

9.b Rudolph est le 9ème renne du Père Noël. Grâce à son nez rouge lumineux, il guide le père Noël et lui permet d’effectuer sa tournée malgré la neige et le brouillard.

10.b Les Églises orthodoxes fêtent Noël le 7 Janvier selon le calendrier grégorien.

Vivifie ton Noël !

Trouver un repas de Noël. Préoccupation numéro une de toutes les personnes qui fêtent Noël. Alors oui, au final ça finit bien sûr sur des toasts de foie gras agrémentés d’une fine couche de confiture (et encore) ; d’un énorme poulet rôti aux champignons accompagné de riz, purée etc. Et enfin la bûche ; que serait un Noël sans bûche, me diras-tu ? Tant pis, j’ai décidé de transgresser les règles, à bas les traditions ! Aujourd’hui, je te propose une recette 100 % sans produits animaux (je ne dirai pas vegan, c’est trop connoté).

ENTRÉES : LES TOAST REVISITES

Pour deux bols moyens de chaque préparation

Temps = 15 min

Ustensiles = mixeur

Ingrédients = du pain (pas de mie s’il vous plaît),

pour le tzatziki : 400g de yaourt de soja, des herbes (de Provence, aneth, ciboulette,

menthe ou autres que vous aimez), sel, poivre, jus de citron (facultatif)

pour le houmous : 400g de pois chiche, 3/4 gousses d’ail, le jus d’un citron, une

c.à.s de purée de sésame (tahin), 2 c.à.c de cumin moulu, sel, poivre

pour la tapenade : 400g d’olives noires dénoyautées, 2 c.à.s de câpres au vinaigre, 2

gousses d’ail, poivre, sel (facultatif)

1) Pour le tzatziki, mélange le yaourt, les herbes, le sel, le poivre et le jus de citron.

2) Pour le houmous, mixe les pois chiches (avec leur jus !!) avec l’ail, le jus de citron, la purée de sésame, le cumin, le sel et le poivre.

3) Pour la tapenade, mixe (très doucement, par à-coups pour obtenir une pâte légèrement granuleuse) les olives avec l’ail pilé et les câpres. Retire du mixeur, ajoute l’huile pour détendre la mixture. Poivre.

Tartine sur ton pain et c’est fini !

 

PLAT : CURRY DE BUTTERNUT RÉCONFORTANT

Pour 6 personnes

Temps = 45 min

Ingrédients = 1 grosse courge butternut, 3 oignons, 250g de pois chiches, 3 gousses d’ail, 200ml de

lait de coco, 400ml de purée de tomates, 4 c.à.c de curry, 1 c.à.c de curcuma, 1/2 c.à.c

de gingembre, 1/2 c.à.c de cannelle, une pincée de piment, sel, poivre (+ de l’eau

pour diluer un peu)

1) Coupe la butternut en gros cubes (courage, ça te fera les muscles). Émince les oignons (pas trop fin quand même !). Hache l’ail.

2) Fais revenir dans 3 c.à.s d’huile d’olive tes oignons et ton ail. Au bout de 3/4 minutes, ajoute toutes tes épices (très important de cuire les épices ! Sinon elles ne diffusent pas toutes leur saveurs) pendant 2 minutes.

3) Ajoute tes cubes de butternut. Mélange bien pour que les butternuts s’imprègnent des épices pendant 5 bonnes minutes.

4) Ajoute le lait de coco puis la purée de tomates. Mélange vigoureusement. Verse un peu d’eau pour diluer tout ça. Ajoute les pois chiches.

5) Laisse mijoter pendant 30 min ou jusqu’à ce que les butternuts soient fondantes. Sale, poivre et rajoute des épices si besoin.

6) Sers cela avec du riz thaï. Décore le tout avec des graines de sésame et des noisettes !

DESSERT : TARTE POIRE-CHOCOLAT-NOISETTE + GLACE BANANE (the most important thing)

Pour 8 personnes

Temps = 1h30

Ustensiles = casserole, saladier, plat à tarte, four, mixeur

Ingrédients = Pour la pâte : 250g de farine, 50g de sucre complet, 1 c.à.c de bicarbonate de soude,

1/2 c.à.c d’arôme d’amande amère, 1 c.à.c d’arôme vanille, 40 cl de lait végétal (très

important, pas de l’eau!)

Pour la garniture : 200g de chocolat noir, 200ml de crème végétale (soja, amande,

riz…), 70g de poudre de noisettes, 50/70g de sucre complet, des poires fraîches (mais

comme c’est plus la saison, bof) ou au sirop, des noisette entières, + un peu de lait

végétal

Pour la glace : 8 bananes bien mûres, 1 c.à.c d’arôme vanille

1) La veille, place tes bananes au congélateur.

2) Dans un saladier, mélange la farine, le sucre et le bicarbonate. Ajoute les arômes. Mélange.

3) Incorpore progressivement, tout en mélangeant bien, le lait végétal jusqu’à obtenir une pâte lisse et sûrement un peu collante, si c’est le cas ajoute un peu de farine.

4) Laisse reposer 30 minutes dans un endroit chaud (près du feu ou du chauffage ou sous tes draps).

5) 30 minutes plus tard. Fais fondre le chocolat au

bain-marie. (Et en même temps préchauffe ton four à

180°!)

6) Mélange le chocolat fondu avec la crème végétale, la poudre de noisette, le sucre et dilue avec un peu de lait végétal pour obtenir un mélange assez fluide.

7) Dans un plat à tarte, étale la pâte (soit au rouleau, soit à la main), pique la un peu partout avec une fourchette.

8) Place la garniture choco-noisette. Dispose les poires en cercle de façon jolie. Enfourne à 180° pendant 30 min (mais ça dépend vraiment de ton four donc vérifie!). A mi-cuisson, dispose des noisettes concassées et entières sur le dessus et ré-enfourne.

9) Pendant ce temps là, sors tes bananes du congélateur et laisse les un peu décongeler.

10) Mixe les avec l’arôme vanille. Mets ta glace dans un contenant et place la au congélateur jusqu’au repas.

11) Au moment du dessert dresse une part de tarte avec une boule de glace !

BON APPÉTIT ! Je précise qu’évidemment ces recettes ne sont pas réservées à Noël et que, si l’envie te prend de les refaire, elles seront tout aussi bonnes !

Anjela (texte et illustrations)

(image en Une libre de droit sur pixabay.com)

saucisso-fiestactionnaire

Rebonjour amis du dictionnaire, comment allez vous depuis la dernière fois ? Nous, de notre côté, nous avons déniché une ribambelle de mots aussi inconnus que rigolos que vous pourrez aisément introduire dans votre vocabulaire ! Préparez vous à manger chaud car voici l’opus II du Saucictionnaire sur le thème de la fête. Wouhou, Youpi, et même hourra !!

Dyspepsie (n.f): Digestion difficile et douloureuse.

ex. : Après m’être bourré de dinde aux marrons, je fus frappé d’une dyspepsie violente !

Remugle (adj): odeur désagréable de renfermé

ex. : Après la fête, j’avais la tête dans le cul et pour être franc, ça sentait le remugle.

Incoercible (adj): qu’on ne peut contenir, réprimer

ex. : 23h, je suis déjà plein, j’ai des envies incoercibles de dégobiller.

(être) Chlass(adj) : (être) Ivre

ex. : Hier, j’ai uriné sur mon chien puis j’ai effectué une polka… Il semble que j’étais complètement chlass.

Séccotine (n.f.) : colle forte

ex. : Il m’arrive parfois d’humer de la séccotine, c’est alors immédiatement la java dans mon cerveau.

Tectonique (adj): Relatif à la structure de l’écorce terrestre

ex. : Tectonique, à ne surtout pas confondre avec la tecktonik, cette danse (et style musical) oubliée (à notre plus grand dam) des années 2000.

Paternatalophobie (n.f) : la peur du père noël (simple efficace)(mot pas très homologué par les dictionnaire)(oui, on a fait trois parenthèses d’affilée).

Ex : Je laisse toujours ma cheminée allumée à noël car je suis paternatalophobe.

tic et tac (dessin de Marie)

Le van du rire : billet

Dans cette chronique on va parler de sujets de société, qui ont marqué vos dernières vacances… Après les débats sur le port du voile, l’incendie de Rouen… Halloween !

Qui enfant, n’a jamais eu de vrais déguisements ? Tu sais, les déguisements faits par ta maman avec amour, efforts et… Beaucoup de scotch !

Moi, ma mère, elle me déguisait avec un drap et un balai !… Et c’est impossible de faire peur quand tu ressembles à une femme de ménage !

Le pire c’est que ma mère elle me mettait une doudoune par dessus parce qu’il faisait froid !

Pour halloween, quand on était petit et qu’on allait chercher des bonbons, on a tous eu ce vieux qui habitait au fond de la rue, chez qui on ne voulait pas aller car il nous donnait toujours des bonbons de merde. Genre des réglisses, des crémas, des bonbons à la menthe, des sucettes, son zizi !.. Tout mous… T’avais l’impression de lécher un nombril !

Maintenant je fais encore Halloween mais plus personne ne me fait peur. C’est même le contraire, y a des déguisements excitants, tu sais les meufs déguisées en sorcière, en vampire, en rousse ! J’adore !

Cette année j’ai cherché un déguisement crédible. Du coup, j’ai cherché sur google le top 3 des déguisement qui font le plus peur . Et en 2019 c’est les déguisements de clowns, de vampires et d’Arabes…

Je me suis donc déguisé en vampire… avec une doudoune…

À notre âge, quand on fête Halloween, c’est pour avoir des verres gratuits dans les bars. Moi j’ai tellement abusé que je me suis ouvert le crâne contre un stand de churros. Un pompier est arrivé et m’a posé des questions bizarre genre : “ combien j’ai de doigts ?, Je peux avoir l’adresse de tes parents ? Et le numéro de ta mère ?” Le pompier voulait pécho ma daronne !

C’est mort ! Je ne lui ai rien dit ! Après il aurait tout raconté à ma mère ?! Et elle m’aurait défoncé, elle m’aurait dit : « T’es sérieux ! T’as acheté 2 litres de bière ?… Et tu m’as rien ramené ?! »

Bon, j’espère que vos vacances de noël seront moins mouvementées, joyeuses fêtes !

Hugo Le Van (illustration d‘Aerouann)

Quand tu descendras du ciel…

Les illuminations parsemant la ville d’étincelles chatoyantes, le froid qui glace les doigts et le bout du nez mais qui ne nous dérange pas tant que ça tant qu’on est bien emmitouflé.e.s dans moult couches de vêtements, écharpes, bonnets, gants et autres lainages, les sapins qui apparaissent aux coins des rues, dans les vitrines et les salons, l’ambiance festive et les odeurs de pain d’épices… Pas de doute, c’est bientôt Noël !

Lea petit.e Gaby est ravi.e, alors qu’iel se balade avec ses mamans dans les rues bordées de magasins et noires d’une foule empressée de faire ses dernier achats avant le Réveillon ; iel s’émerveille de toutes ces lumières, toutes ces couleurs, tous ces jouets qui s’étalent dans les vitrines…

Alors qu’iels passent devant un grand magasin – un de ces centres commerciaux immenses où s’enchaînent les boutiques aux grandes enseignes lumineuses et aux murs parsemés de publicités en tout genre, Gaby remarque un étrange attroupement autour de l’entrée. Poussé.e par sa curiosité enfantine, iel tire la main de sa maman pour s’en approcher, se hisse sur la pointe des pieds, ouvre de grands yeux et distingue entre les épaules et les têtes ce qui attire tous ces gens.

Gaby n’en crois pas ses yeux, le vieil homme qui se dresse fièrement sur son traîneau est si impressionnant ! C’est curieux, iel n’en est pas sûr.e mais iel croit l’avoir déjà vu quelque part… La foule s’étant tue et le vieillard reprenant la parole, Gaby s’interrompt dans sa réflexion.

« Regardez-vous ! – lance-t-il à la foule béate. Regardez-vous, tous frétillants à l’idée d’acheter vos derniers cadeaux ; acheter, ACHETER, ben oui y’a plus que ça qui compte ! C’est la course à qui offrira le présent le plus onéreux, de la marque la plus chère. Pensez-y ! Toute la valeur que vous accordez aux choses aujourd’hui, c’est leur prix ! Mais c’est normal,  »c’est la fête »,  »c’est la tradition ».

Noël, la belle affaire. Vous vous rendez compte de ce que c’est devenu ?! Vous voulez que je vous parle de ce qu’est devenu mon travail ? Un calvaire, un déchirement moral constant ! Pourrir des gosses de riches, ça va 5 minutes, quand on ne regarde pas trop ceux qui sont presque en train de crever la gueule ouverte. Ah, c’est sûr que c’est beau, ces réunions familiales, cette fraternité, tous réunis autour d’un repas qui a coûte des montagnes de fric ! Et puis c’est mignon, de laisser un petit verre de lait et une carotte pour les rennes : apprenez donc à vos enfants à donner de la bouffe à un vioque, enfin par n’importe lequel, celui qui va leur apporter des cadeaux tout de même, pas question de le faire si y’a rien en échange hein, et surtout pas au sans-abri au coin de la rue, s’il est là c’est qu’il a pas su se débrouiller tout seul, n’est-ce pas ? Après tout, il suffit de traverser la rue pour trouver un travail, c’est bien connu. Pourquoi il est là à votre avis, pour le plaisir du grand air ?

Je vais vous le dire moi, pourquoi il est là.

C’est une victime de plus, une victime de ce système pourri qui ne cesse de creuser les inégalités, qui vous conditionne et vous lave le cerveau au point que vous soyez convaincus que votre productivité et votre capacité à amasser des thunes définissent votre valeur en tant que personne ! Ce même système qui non seulement dévaste la planète, mais tue aussi des millions de gens, en exploite à l’échelle de pays entiers et en fout un nombre dantesque dans une merde profonde et inextricable ! Vous savez très bien de quoi je parle, je parle de ce capitalisme écrasant, de cette course au flouz, à l’ascension sociale qui vous conduira tôt ou tard au burn-out !

Réveillez-vous, merde !

Ça vous pend au nez, vous empoisonne la vie, et vous n’êtes même pas foutus de vous en rendre compte ! Réfléchissez, réveillez-v… »

Le vieil homme ne peut pas finir sa diatribe, les agents du magasin arrivent et le maîtrisent rapidement (il en impose mais il n’a pas l’air physiquement très en forme, il est très âgé…). Alors qu’ils l’entraînent dans les entrailles de la galerie marchande, on l’entend encore vociférer quelques jurons.

Gaby est perplexe, iel n’est pas sûr d’avoir compris tout ce qu’il racontait. Ses mamans ne disent rien, mais elles ont l’air un peu troublé alors qu’elles lui prennent la main pour reprendre leur marche. La petite famille marche en silence pendant quelques mètres, le bruit et les lumières de la rue agitée se déployant autour d’elleux.

« C’était ça quoi maman ? – Gaby finit par demander.

– Rien, juste un vieux monsieur qui a trop bu. »

Supercaligragili (texte et illustrations)

We hate you please die : l’interview

Pour découvrir la nouvelle salle de concert lorientaise : l’Hydrophone, située à la Base, nous sommes allés au festival des Indisciplinées lors de la soirée du 2 novembre. Au programme du festival de la MAPL (Musiques actuelles au Pays de Lorient), du punk/garage avec We Hate you please die, Deware et Frustration. On n’a pas été déçus !

Nous avons adoré la salle ! Elle est très particulière alliant une déco et du matos moderne avec les vieux pans en bétons armé du bunker. L’ambiance était folle, la salle pleine et la musique géniale ! Nous vous conseillons d’aller y jeter un petit coup d’oeil ! A cette occasion, nous avons eu la chance d’interviewer We hate you please die, groupe punk/rock/garage de Rouen (merci la MAPL!). Le groupe est composé de Mathilde à la batterie, Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse et Joseph à la guitare (et aussi Guillaume, leur ingé son !)

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Rapha : Avec chloé ça fait plus de 8 ans qu’on se connaît. On s’est rencontrés quand je suis arrivé à Rouen dans une soirée et on s’est tout de suite dit qu’on ferait de la musique ensemble. A la base, c’était pas vraiment du rock, on est passé par plein de styles différents. On a fini par vouloir faire un son un peu « pète la gueule » donc on a fait des maquettes. Ensuite j’ai rencontré Joseph. On est jardin mitoyen et je l’ai entendu jouer de la guitare, je l’ai invité à prendre une bière, lui ai montré les maquettes et ça lui a plu. C’est lui qui nous a présenté Mathilde.

Mathilde : J’avais rencontré Joseph par un site de rencontre de musiciens. Il m’a présenté Rapha qui m’a envoyé un mail, on a fait une première répet’ et ça a marché.

Quelles sont vos influences ? En avez vous des différentes ou écoutez-vous la même chose ?

Mathilde : On a tous des influences différentes mais on se rallie sur le garage. Par exemple j’écoute du System of a down, Raphaël écoute Lomepal….

Chloé : Et moi j’écoute quoi ?

Mathilde : Des chansons de gothique de prison…(rires)

Chloé : J’écoute pas mal de post punk et je suis carrément fan de Frustration, le groupe qui va jouer ce soir en dernier, donc je suis contente de les voir pour la première fois sur scène !

Pourriez vous nous raconter une anecdote de scène ?

Mathilde : Je vous laisse raconter celle de rock en scène parce que la je suis dans le fouère… (rires)

Rapha: Vous l’avez cette expression ? C’est comme être dans le gaz… Rock en scène, c’est massif, c’était la première fois qu’on jouait sur une grande scène comme ça. Pendant le concert, je suis parti en slam, sauf que quand tu joues dans des bars ou des petites salles, tu peux revenir vite sur ton point de départ… Je suis parti tellement loin que au moment où je devais chanter, impossible de retourner sur scène ! J’essayais de faire des signes aux gens mais personne ne comprenait donc je suis arrivé beaucoup trop tard…

On a cru comprendre que vous avez joué il y a un an au Galion ? ça vous avait plu ? ça vous fait quoi de revenir à Lorient ?

Joseph: ça fait carrément plaisir de recroiser des gens qui étaient déjà là la première fois, qui reviennent et qui nous disent qu’ils aiment nous voir dans un lieu plus grand.

Rapha : Surtout que c’est une super de salle le Galion ! Le patron s’arrange bien pour produire des gros noms qui ne sont pas évidents à avoir dans des petites salles donc on était plutôt content de jouer là bas.

Que pensez vous d’Hydrophone ?

Rapha : Ca fait depuis longtemps qu’on n’a pas eu de concert aussi cool, les gens dansaient dès la première chanson, trop bien !

Mathilde : On ressort de deux trois concerts où les gens étaient un peu moins réceptifs…. Donc ça fait plaisir ! En tout cas c’est une putain de scène, le son est hyper clean, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas autant donné à fond ! En plus la prog est super !

Rapha: Dewaere, on vient de découvrir mais Frustration… C’est des monstres sacrés ! Je vous laisse imaginer que dans notre tête, on se dit qu’on est dans la loge à côté de gens qu’on aime depuis des années et on joue maintenant avec eux… Ca fait toujours un peu bizarre !

Est ce que vous avez déjà joué à l’étranger ? Sinon aimeriez-vous ça ?

Mathilde : Pour l’instant on n’a pas encore cette chance mais on a des dates prévues en Belgique.

Joseph : On va peut être jouer en Allemagne aussi.

Chloé : On aimerait bien jouer en Angleterre, on a un copain à Brighton qui pourrait peut être nous programmer sur une petite tournée…. Brighton, Londres… Ca serait vachement cool !

Rapha : Mais sinon dans l’idée oui, c’est un peu le côté gratifiant du métier, se balader et tout… Même si on voit pas grand chose derrière les vitres du camion, on n’a pas le temps de visiter les villes, de profiter, parler aux gens…. Du coup, à part les autoroutes et les nationales on voit pas grand chose… très belle nationale à Lorient !

Depuis quand enchaînez-vous les dates ? C’est pas trop dur ?

Joseph : Depuis le printemps, on fait plus de dates mais comme Mathilde passait son bac, jusqu’à fin juin elle n’était pas hyper dispo. Depuis début septembre, on a dû faire une vingtaine de dates et on en a encore une quinzaine jusqu’à noël. Sinon la route ça fait partie du métier…

Rapha : J’adore la bouffe des aires d’autoroutes… (rires)

Joseph : Les sandwich triangles…

Mathilde : On est tous végétariens donc parfois c’est la galère, en plus c’est cher….

Est -ce que vous avez des projets en cours ?

Joseph : On a un deuxième album qui est en composition et qu’on va, je pense, sortir l’année prochaine.

Rapha : On a quasiment fini de l’écrire, maintenant il faut un label. On avait créé notre propre label qui s’appelle “kids are lo-fi records” pour notre 1er album parce que c’est difficile d’en trouver un…Il nous sert maintenant à faire sortir d’autres groupes.

Comment se passent les séances d’écriture ? Y en a t’il ?

Mathilde : Souvent ça commence par Joseph qui compose des trucs (regard de Joseph), enfin de « très jolies musiques ». Il nous envoie les maquettes et ensuite on peaufine ça en répet’ pendant que Raphaël trouve les paroles.

De quoi voulez vous parler dans votre musique ?

Rapha : On essaye de faire de la musique qui soit pas trop moralisatrice mais on aime bien dénoncer les choses qui nous énervent. On voit tous les jour passer des trucs sur nos fils d’actus, réseaux ou la télé qui nous font nous demander : on fait quoi ? L’exploitation animale, la vente d’armes, l’exploitation des hommes…..C’est la grande dissonance de vivre dans une société pourrie et d’y contribuer, même malgré nous… Par la musique, on essaye de trouver une solution, la musique nous permet de reconnaître que c’est la merde, de chercher des solutions, c’est un peu ça notre thématique… J’ai plombé l’ambiance. (rires)

Du coup, pourquoi “we hate you please die”?

Mathilde : De base, ça vient d’Edgar Wright, celui qui a fait la trilogie Cornetto. Il a fait un film qui s’appelle” crash and the boys” qui est adapté d’une bd. Dans ce film, y a un moment où on voit une battle de bands. Un des mecs se prend la tête avec quelqu’un dans le public et lui dit “cette chanson elle est pour toi, elle s’appelle “we hate you please die””, ça nous a fait beaucoup rire à l’époque.

Est-ce que vous avez des personnages sur scène ?

Mathilde : Pas du tout.Y’a pleins de groupes dans lesquels c’est un peu forcé et où tu sens qu’ils jouent un personnage, mais nous on est naturels. On me dit que je fais la gueule, mais si je suis stoïque c’est que je suis concentrée…Je kiffe à mort mais ça se voit pas !

Pour finir, comment vous décririez vous en 1 mot ?

Mathilde : Rock and Roll !

Joseph: ça fait trois mots. (rires)

Rapha : Dissonance cognitive.

Grand merci !

Les WHYPD seront en concert à Saint-Malo à la Nouvelle Vague le 19 décembre prochain et à Saint-Brieuc le 14 février 2020. On ne peut que vous inviter à vous y précipiter !

Capucine, Clément et Margaux (illu. de Margaux, photo de clément)