Archives mensuelles : octobre 2019

DIY : Apprends à momifier tes amis pour Halloween !

1) Pour ce tutoriel, vous aurez besoin de papier toilette blanc de préférence, et d’un.e ami.e assez souple !

2) Scotchez le début du rouleau de papier sur votre ami.e, en partant de la sixième côte gauche et tournez tout autour de ce dernier en chantant «THIS IS HALLOWEEN, THIS IS HALLOWEEN».

Quand vous avez recouvert tout son corps de papier, scotchez votre œuvre !

3) Pour un effet plus «Halloween», vous pouvez ajouter du rouge à l’aide d’un feutre préalablement volé à un enfant qui n’a pas trop de force de préférence.

4) Et voilà vous êtes prêt.e.s à parcourir les rues avec votre costume de momie !

Ramsès peut bien se rhabiller, la plus belle momie, c’est toi !

N.B. Pansez (oui jeu de mots) à laisser un trou pour le nez, et munissez-vous d’une canne assez longue ou d’un chien d’aveugle afin de pouvoir appréhender les obstacles autrement qu’avec les yeux !

Et joyeux Halloween !

Paul-Ka et Supercaligragili (texte et photos)

Les Bretons, têtus comme des cochons

La Bretagne indépendante, un mythe dont tout le monde a entendu parler mais dont personne ne connaît vraiment l’origine. Un mouvement à l’instar de celui des Catalans ? Certains Bretons y croient dur comme fer… Pourquoi donc certains Bretons revendiquent-ils leur indépendance ? 

Un peu d’histoire

On recense les plus vieilles traces de peuplement sur les terres bretonnes à environ 700 000 ans av J.C (Eh oui ça fait un bail !), donc forcément ces Bretons on ne les soumet pas aussi aisément.

Après les Romains, les premiers à avoir voulu intégrer la Bretagne dans leur royaume furent les Mérovingiens et les Carolingiens, autant dire que leurs succès furent limités et de courte durée.Ces tentatives de conquête se firent au VIe et au VIIIe siècles après J.C et seulement quelque temps plus tard, en 851 la Bretagne s’unifia et forma un royaume : le royaume de Bretagne. Mais bon malgré ses grands airs, il ne dura guère longtemps et fut vite remplacé par un duché. Ce duché fut pendant des siècles en marge du royaume de France, s’autosuffisant très bien. 

Bref, toute cette longue introduction pour bien montrer que son côté nationaliste, à la Bretagne, il ne sort pas de nulle part. Rentrons maintenant dans le vif du sujet : en 1532, date fatidique, la Bretagne fut unifiée au royaume de France, c’est à partir de ce moment-là que les histoires bretonnes et françaises s’emmêlèrent pour donner ce qu’on a aujourd’hui. Avoir la Bretagne c’est bien, la garder c’est mieux. Et croyez moi ça n’a pas été une mince affaire. Le royaume de France réussit habilement à garder la Bretagne en lui octroyant des privilèges, comme la garantie d’une bonne autonomie. Et ce jusqu’en 1715 où, à la mort de louis XIV, les Bretons devinrent plus virulents et entreprirent de reprendre le pouvoir… en vain. La désorganisation du mouvement, si breton fût-il, eut raison de lui. 

Cependant, en 1792,  les Bretons tentèrent un nouveau coup d’état (coriaces les rois de la crêpe !) cette fois ci, bien plus délétère, car il entraîna la Chouannerie, guerre civile opposant, en Bretagne, royalistes et républicains.

Un tournant au XXème

Après cela, les mouvements bretons se divisèrent en 3 « Emsav » signifiant littéralement auto-élévation donc soulèvement. Le premier ayant commencé en 1898 se termina à l’aube de la Première Guerre mondiale. Ce fut un mouvement très engagé de part ses idées, qui visait à défendre tout le patrimoine breton (langue, danse…) qui commençait à disparaître. Il est marqué par l’apparition du régionalisme breton en politique et des questionnements à propos de l’indépendance. 

Le second Emsav débuta après la Grande Guerre et subsista jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

 Durant l’entre deux guerres, les Bretons furent réprimés : la langue bretonne fut interdite par l’État et les coutumes celtes furent endiguées. Tout manquement à la loi était puni et par conséquent la haine envers la France monta crescendo… Pendant cette période, le nationalisme breton était en pleine ébullition, moins dans le nombre de ses partisans que dans la pluralité et la diversité de ses partis. Un d’entre eux se démarqua cependant : Adsao (démocrate et chrétien) crée en 1928, en phase avec les préoccupations des Bretons, et qui restera le plus droit dans ses bottes. 

En même temps, le Gwenn-ha-Du, organisation secrète créée en 1930 agit directement contre l’Etat français (attentats, violence…)

Mais c’est le PNB (Parti National Breton) créé en 1931, qui se lancera dans la collaboration nazie. Olivier Mordrel, son créateur, revendique un Etat national breton qui prône un programme franchement similaire à celui des nazis : répression des étrangers, particulièrement de races latines et de couleur. Devant une France faible, battue et occupée, les nationalistes bretons y virent l’opportunité d’obtenir leur indépendance, mais cette volonté ne trouva aucun écho dans une Bretagne bien trop francisée.

Une milice bretonne fut créée à l’instar d’une division SS : Le Bezen Perrot, mais même si ses membres arboraient l’uniforme SS, ils ne se revendiquaient pas pour autant collaborateurs mais plutôt résistants militaires contre la France. A ce moment, les nazis et les indépendantistes bretons partageaient des intérêts communs qui les ont rapprochés. Les nazis, bien contents d’avoir quelques soutiens, donnèrent quelques “privilèges” à la Bretagne, sachant très bien que ce mouvement indépendantiste était voué à l’échec.

Bien que très scindées avant guerre – avec les “Bleus”, laïque et républicain, les “Blancs”, conservateurs et principalement catholiques.et enfin en forte minorité mais très visibles, les indépendantistes -, ces cultures politiques disparaîtront pour laisser place à une culture commune de gauche. Les comportements politiques bretons furent totalement chamboulés par la Deuxième Guerre mondiale ; cette rapide évolution des pratiques électorales est héritière de la destruction de la société bretonne traditionnelle – agricole et catholique. En effet, au lendemain de la guerre, les scrutins indiquent déjà un glissement à gauche. C’est dans les années 70 que la Bretagne tournera distinctement à gauche, notamment avec l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture et l’installation de la société de consommation.

Aujourd’hui persiste toujours un mouvement indépendantiste breton, qui peine (encore) à se faire entendre. La Bretagne est devenue une région où l’on vote à très forte majorité à gauche et où les scores du FN sont beaucoup plus faibles que dans de nombreuses régions de France.

Et vous, pour ou contre une Bretagne indépendante ?

Anjelasommoir

Protester, oui. Violence, non !

Lors de la dernière Marche mondiale pour le climat de Paris, des violences ont éclaté : affrontements entre des black blocs (des rassemblements éphémères, informels et décentralisés d’individus masqués et vêtus de noir lors d’une manifestation) et les forces de l’ordre présentes (en masse) sur place, gaz lacrymo, motos qui brûlent en tête du cortège… Il semble que même lors d’une marche ouvertement pacifique, des violences émergent invariablement, qu’elle viennent d’un petit groupe ou d’un ensemble plus global. On peut entendre l’argument de la violence comme seul moyen de susciter une réaction, de faire vraiment bouger les choses, mais qu’en est-il des protestations non-violentes ?

Selon notre bon ami Larousse, la violence désigne une « extrême véhémence, une grande agressivité, une grande brutalité dans les propos, le comportement et par conséquent l’ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d’armes, des relations d’une extrême agressivité. »

De l’avis de certains, dans un cadre militant, le recours à la violence est justifié par la violence qu’on subit. Mais on peut dans ce cas y opposer le fait que la contre-violence est l’expression même du problème contre lequel on proteste : la société dans laquelle on vit est tellement imbibée de violence qu’on n’imagine même pas obtenir des résultats satisfaisants avec d’autres moyens. Si on veut protester contre la violence d’un État ou d’une organisation quelconque, en portant de grandes idées pacifiques et libertaires, il est assez peu cohérent de le faire en utilisant soi-même la violence : si on veut que notre action ait un sens et soit en adéquation avec nos idées, elle ne peut pas prendre n’importe quelle forme. De plus, utiliser la violence contre la violence revient à laisser l’adversaire décider des règles du jeu.

Alors, quelle attitude adopter ? (Loin de moi l’idée de te dire quoi faire ou quoi penser, vois plus cela comme des propositions, des alternatives.)

Étienne Balibar, philosophe et essayiste, dans son livre Violence et civilité, distingue plusieurs réactions à la violence :

la contre-violence, dont on a parlé plus haut.

la non-violence, c’est à dire le refus de se soumettre à la logique révolutionnaire, car appelle à une violence plus interne.

L’anti-violence : une recherche de création, sans être déterminé par les structures dominantes.

Mais, concrètement, on fait quoi ? Parce que c’est bien joli ces belles idées de hippies-babos-gauchiasse mais on a envie de faire bouger les choses, merde !

Eh bien figurez-vous que les alternatives efficaces à la violence dans un cadre militant, c’est pas ce qui manque. Un autre auteur et politologue, Gene Sharp, écarte dans son ouvrage De la dictature à la démocratie non seulement la stratégie de la violence, mais également celle de la négociation car, premièrement, elle légitime le pouvoir en place, mais elle ne risque de déboucher que sur de fausses solutions (le pouvoir restant en position de supériorité). En revanche, il propose une troisième stratégie, partant du principe qu’un pouvoir en place ne peut se maintenir que par la soumission, le soutien (actif ou passif) et l’obéissance de la population qu’il dirige: la défiance politique, ou désobéissance civile. Il en recense 198 méthodes, qui vont des manifestations, parades, aux interventions non-violentes (occupations-éclairs par exemple), en passant par la non-coopération sociale, économique et politique. L’action se doit d’être collective et nécessite une discipline non-violente. L’organisation est essentielle pour mener une telle action efficacement.

Connais-tu la BAC ? Non pas la Brigade Anti-Criminalité mais la Brigade Activiste des Clowns, l’une des nombreuses brigades se réclamant de l’Armée clandestine des clowns insurgé(e)s et rebelles (CIRCA). C’est un collectif non-violent qui pour dénoncer l’armée, la répression, la précarisation… utilise la dérision. Il s’agit d’actions où les clowns parodient les différentes forces de l’ordre (policier/militaire) ou leurs autres cibles, car comme on peut le lire dans leur manifeste, leur objectif est de  »ridiculiser le pouvoir pour mieux le combattre ».

Sur un ton plus sérieux, je peux vous citer l’exemple des deux militants écolo qui ont participé à une opération de décrochage de portraits de Macron dans une mairie Lyonnaise en février dernier pour dénoncer l’inaction face à l’urgence climatique (l’opération « Décrochons Macron » menée par le mouvement Action non-violente COP21). Elles ont été jugées récemment pour  »vol en réunion », et relaxées par le juge Marc-Emmanuel Gounot, légitimant leur action par « l’état de nécessité ».

Pour plus d’exemples, je t’encourage à aller consulter la Global Nonviolent Action Database, qui recense toutes les campagnes d’actions non-violentes de l’Antiquité à nos jours.

On peut comprendre le recours à la violence comme moyen désespéré de se faire entendre, mais elle aura toujours des conséquences, des répercussions sur le long terme. Pour construire une société viable et qui ne risque pas d’exploser dans les mains de ceux qui viendront après, les alternatives non-violentes sont sérieusement à envisager.

Mais au pire on va probablement tous crever sous peu à cause d’un accident nucléaire, du climat ou de malnutrition suite à un effondrement du capitalisme et une incapacité générale à s’auto-suffire, donc s’enrouler dans un plaid et contempler la déchéance de l’humanité de loin est une position qui se défend aussi. A vous de choisir.

Yan Archie (dessin d’Aerouann)

Ping Pong au sommet

Aujourd’hui, les deux super-puissances mondiales se battent sur tous les terrains, mais notamment sur celui de l’économie, pour supplanter l’autre. Mais pourquoi un conflit aussi peu bénéfique, que ce soit pour ces deux nations que pour le monde entier a-t-il éclaté ?

En effet, depuis le milieu de la Guerre froide où une entente sino-américaine florissante s’était profilée pour préserver l’hégémonie américaine, les deux nations avaient des relations très amicales et surtout très intéressantes, économiquement parlant. Les États-Unis, depuis leur investissement dans cette jeune Chine émergente, ne cessent de percevoir des intérêts. Pour sûr, en 2015 le total d’emplois créés chez McDonald s’élève à 2,6 millions et le capital à 216 milliards de dollars. La productivité de l’industrie américaine, elle, a augmenté de 40 % entre 2003 et 2016.

Alors pourquoi, avec des intérêts réciproques aussi fructueux, un contentieux a-t-il pu fiche par terre 30 ans de partenariat ?

Eh bien la raison est simple : la politique agressive de Trumpounet.

Effectivement, après son avènement en 2018 et ses promesses de campagne, Donald impose une hausse des taxes douanières sur certains produits importés majoritairement de Chine.

Cet acte un peu grossier entraîne une réponse quasi-immédiate de Pékin. Les deux pays adoptent alors tous deux la même stratégie agressive. À coup de taxes douanières dans la face de plus en plus conséquentes, ils font vaciller l’économie mondiale. Alors que les autres pays restent spectateurs car trop insignifiants, les deux blocs tentent des accalmies avec une once de bon sens. En mai 2019, des négociations ont bien failli aboutir à un accord. Mais c’est sans compter le caractère indomptable de notre cher petit Donny qui, ni une ni deux, a mis en place une hausse de 25 % sur 200 milliards d’importations américaines.

Entre janvier et juin, la Chine est passée de premier partenaire commerciale des USA à 3eme, derrière le Mexique et le Canada. Des exemples concrets de cette animosité sino-américaine, on en trouve partout : des menaces orales aux interdictions de commercer avec des entreprises chinoises, tous les moyens sont bons pour mettre l’autre dans une situation bien embêtante… voire scabreuse… voire périlleuse !

Les résultats de ce match acharné ? Les États-Unis, bien que gardant un comportement hiératique justifié, la Chine connaît une croissance incommensurable en tout : croissance du PIB, baisse de la pauvreté, espérance de vie, baisse du suicide. Et j’en passe des vertes et des pas mûres. Tout ceci sans compter la balance commerciale (le solde de la balance commerciale est la différence entre les valeurs des exportations et des importations de biens et de services, merci wikipedia !). En effet, La Chine importe et exporte 376 milliards de dollars de plus que les Américains.

Cela fait donc environ 20 mois que ce conflit commercial a surgi inopinément et il ne risque pas de se dissiper de sitôt si aucun effort n’est fait.

Les deux nations s’imposent un bras de fer dans lequel aucun des participants ne semblent vouloir lâcher prise. Sauf que si les deux partis continuent d’agir ainsi, l’un des deux va céder et l’économie mondiale avec…

Effectivement même si les deux puissances ne nous impliquent pas directement dans le conflit, le dynamisme européen (et donc français) perdra de sa vigueur dans bien des domaines.

Clarifions la situation et prenons l’exemple de Huawei, importante firme chinoise représentant 20 % des téléphones vendus en France. La marque mandarine, à cause de Trump (encore et toujours…), ne peut plus commercer avec les entreprises américaines lui fournissant (à Huawei) logiciels et composants. Donc, nous, en France, on n’aura plus de Huawei, car ils seront défaillants sans la technologie américaine.

À cause des taxes omniprésentes, l’exportation et l’importation deviendront de plus en plus onéreuses et compliquées. Cela aura pour effet de détruire des emplois, beaucoup d’emplois (en France comme ailleurs) et d’étioler le pouvoir d’achat et donc le niveau de vie (Gilets jaunes puissance 13).

De plus (dans le pire des cas), si le conflit touche directement l’Europe avec une augmentation des tarifs douaniers (passant de 3 à 63 % entre l’UE et les USA par exemple), la France pourrait perdre jusqu’à 3 points de PIB, soit « une perte annuelle moyenne de 1.125 euros par habitant en France » souligne le Conseil d’Analyse Économique.

Cependant bien qu’individuellement les pays européens soient faibles, en s’unissant et en défendant des intérêts communs ils peuvent faire face à cette patate chaude qu’est le conflit commercial sino-américain.

Roméo et Axel (dessin de Lison)

Les sorties de l’Automne…

Alors que les vacances de la Toussaint s’apprêtent à débuter et que nous entrons vraiment dans une période de vent de pluie et de froid, il est un endroit où l’on aime passer du temps. Un endroit où l’on est bien au chaud et où on ne fait rien d’autre que se détendre. Vous avez deviné ? Mais oui, je parle bien du cinéma ! Je vous ai préparé ici une liste (non exhaustive) de cinq films qui sortiront ces deux prochains mois dans nos chères salles obscures. Vous êtes prêts ? Alors : merci d’éteindre vos portables, de manger vos confiseries en silence et… bonne séance !

1) Docteur Sleep 

Sortie prévue pour le 30 octobre prochain, « Docteur Sleep » est la suite du célèbre « Shining » roman culte de Stephen King (et du film de Stanley Kubrick par la suite). On y retrouve Danny qui a bien grandi mais qui est encore traumatisé par son enfance et souffre de problèmes d’alcool. Cependant, son passé n’a pas fini de le tourmenter car sa rencontre avec une adolescente possédant les mêmes dons que lui fera ressurgir les démons du passé. C’est Mike Flanagan que l’on retrouve derrière la caméra (il avait déjà sorti en 2017 « Jessie » adaptation du roman éponyme de Stephen King paru en 1992). Coté casting, on retrouve Ewan McGregor (Obi-Wan Kenobi dans Star Wars) qui jouera Danny Torrance et Rebecca Ferguson (les derniers Mission Impossible) qui incarnera Rose Claque (la méchante du film). Avis aux amateurs de film d’horreur (et au médecin) : ne manquez pas ce film (et ne vous endormez pas devant) !

2) Midway 

Dick Best (Ed Skrein, left) and Clarence Dickinson (Luke Kleintank, right) dans MIDWAY.

Passons maintenant à un autre genre de film : le film d’action historique. Eh oui, car « Midway » (qui sortira en salle le 6 novembre) réalisé par Roland Emmerich (Indépendance Day I et II, Le jour d’Après…) se déroule en 1942 donc en pleine Seconde guerre mondiale. Après la débâcle de Pearl Harbor, la marine impériale japonaise prépare une nouvelle attaque visant à détruire entièrement le reste des forces aéronavales américaines. La bataille se déroulera dans un petit atoll isolé du Pacifique nord : Midway. Une course contre la montre s’engage alors du côté américain qui doit à tout prix gagner cette bataille. Cette histoire (vraie évidemment) promet d’être spectaculaire (Roland Emmerich excelle dans le film catastrophe). Avec notamment Woody Harrelson et Luke Evans.

3) Last Christmas

Allez, finie la guéguerre, on sort ses mouchoirs et on change (encore) d’univers (je vous fais beaucoup voyager dis donc !) pour atterrir dans le monde merveilleux et tout rose (ou plutôt tout vert) … des lutins. Sortie prévue le 27 novembre, « Last Christmas » s’impose comme la comédie romantique de Noël (eh oui, il en fallait bien une…). Portée à l’écran par Paul Feig (le remake très drôle de S.O.S fantômes version féminin que je vous invite à regarder, c’est lui) on y retrouve la belle et talentueuse Emilia Clarke dans le rôle de Kate, une jeune femme qui enchaîne les mauvaises décisions et qui n’a d’autre choix que d’accepter de travailler comme lutin du Père Noël pour un grand magasin (meilleur boulot du monde). Très vite elle s’ennuie, mais…elle va faire la rencontre d’un jeune homme (ouahhh, avouez que ça vous en bouche un coin là !), Tom (évidemment il a un prénom sexy) qui va CHANGER sa vie. Alors soyez tous là le 27 !

Ah, il y a « La reine des Neiges 2 » qui sort le 20 novembre, ça intéresse quelqu’un ? Non ? Bon alors on continue…

4) Jumanji Next Level 

La suite du remake (sorti en 2017) du célèbre « Jumanji » (sorti lui en 1996) est prévu pour le 11 décembre prochain. Toujours réalisé par Jake Casdan, on y retrouve avec plaisir les 4 adolescentes qui se voient obligés de retourner dans Jumanji pour sauver l’un des leurs (qui ? mystère !).

Mais ils découvrent un Jumanji changé, et beaucoup plus dangereux que la fois précédente. On retrouvera de nouveau Dwayne Johnson et Jack Black.

5) Star Wars 9 

Et maintenant, sortez vos sabres laser et préparez-vous à affronter les forces du mal… (ah non ça c’est dans Harry Potter désolé) …le côté obscur de la force ! Star Wars 9 sort le 18 décembre et c’est sûrement LE film le plus attendu de l’année. On en connaît le titre : « L’ascension de Skywalker » et le casting : on retrouve avec joie Daisy Ridley (Rey), John Boyega (Finn), Oscar Isaac (Poe Dameron) et bien sûr Adam Driver le grand Kylo Ren ! Néanmoins, on ne sait rien sur l’intrigue de ce prochain opus.

Il sort dans deux mois et fait déjà énormément parler de lui. En effet, le dernier film (sorti au Noël dernier) nous avait laissés avec beaucoup de questions (« Luke est-il vraiment mort ? », « Qui sont les vrais parents de Rey ? », « D’ailleurs en a-t-elle ? », « Pourquoi peut-on dire que Kylo Ren est la figure du anti-héros ? », « La vie vaut-elle la peine d’être vécue si Luke a disparu ? » …)

Bref, on espère avoir des réponses à ces passionnantes questions (surtout la dernière, j’espère que Rey ne se sera pas suicidée…) !

Swann (texte et dessin)

(images extraites des bandes annonces des films cités)

Engagez-vous, rengagez-vous !

Le mardi 8 octobre s’est tenu le Forum de l’engagement lycéen. Plusieurs associations étaient présentes durant deux heures dans le forum du lycée pour présenter leur rôle et leurs actions. Une incitation à s’engager qui a remporté un franc succès !

Parmi elles, l’association bénévole du don du sang de Lanester. Pour rappel pour donner son sang pour son plasma (oui, oui on peut en faire un don), il suffit d’être majeur et de ne pas oublier sa carte d’identité. Plus de détails et informations sur le site dondesang.efs.sante.fr

Certaines associations présentes sont aussi bien connues du grand public. Ainsi, le Secours Populaire Français était par exemple là. Il a différents objectifs comme la distribution d’aide alimentaire ou le soutien dans un projet de jeunesse (ex : partir en vacances). Selon l’une des bénévoles présentes « Tout le monde est utile, peu importe le nombre d’heures ». Pour avoir des informations complémentaires 02 97 64 59 59 (numéro de la fédération du Morbihan).

Après avoir discuté avec quelques élèves, j’ai remarqué un amalgame entre la Croix Rouge et le SPF. Le but reste en effet le même : l’aide aux personnes dans le besoin mais la façon de le faire est très  différente. Pour le SPF, n’importe qui peut s’y rendre, c’est un point d’écoute et il y a des formations grand public (ex : PSC1). Mais on peut aussi s’engager dans la branche secourisme. Pour plus d’informations : 02 97 84 84 00 ou ul.lorient@croix-rouge.fr

Parmi ces associations, l’UNICEF était aussi présente. On peut s’engager en devenant « Jeune ambassadeur » et faire connaître les actions UNICEF dans notre entourage. Plus d’infos sur le site www.myUNICEF.fr.

A côté, on découvre aussi des associations travaillant à de plus petites échelles (Lanester principalement). Ainsi, étaient présentes une association « défis » basée sur l’apprentissage des outils numériques (PC, tablette, téléphone). Une association qui permet à des personnes dans le besoin de comprendre l’univers informatique. Tout volontaire motivé par l’informatique est le bienvenu. On retrouve les locaux associatifs à côté du Leclerc de Lanester rue Albert Jacquard.

Autre ressource pour nous les jeunes, le point info jeunesse qui est aussi la maison de quartier d’EsKale, à Lanester : un lieud’accueil anonyme et gratuit pour tous les jeunes. Proposant en plus des activités variées qui sont adaptées à tous les âges et tous les goûts (mail : adl-quartier@ville-lanester.fr).

Enfin le Studio, un organisme permettant d’aider les jeunes dans la réalisation de leur projet personnel. Les jeunes qui par exemple souhaitent faire de la musique qui n’ont pas forcément de locaux appropriés peuvent être accueilli là-bas. De nombreuses animations y sont aussi proposés tout au long de l’année et durant les vacances scolaires. Plus de renseignement : passjeunes@ville-lanester.fr

Une autre association que je ne connaissais pas du tout était aussi présente : Les Eclés. La représentante était là pour promouvoir l’intérêt du BAFA (Brevet d’Aptitude à la Fonction d’Animateur). Ce brevet permet de devenir encadrant en camp de vacance par exemple. La formation est cependant payante. Plus d’infos au 02 97 21 22 21 ou par mail eedflorient@orange.fr

S’engager dans une association, un club, ou ailleurs, c’est un véritable plus sur un CV qui est parfois dur à remplir. L’engagement dans une association ou l’obtention de brevet spéciaux sont en effet des choses importantes à citer sur un CV. Une expérience bien que courte reste une expérience.

En effet , le but d’une association est d’améliorer la vie d’autrui et d’améliorer le vivre ensemble. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues : on peut s’engager par exemple sur une longue durée ou sur des périodes plus courtes (une action, un festival…), comme la période de noël où certaines associations ont besoin de beaucoup de volontaires.

L’engament n’a pas d’âge, il ne faut pas hésiter !

Apolline

Vers une 6ème extinction ?

Vous le savez, nous le savons, la nature décline, depuis longtemps déjà, et les causes de cette perte de biodiversité sont diverses et variées : surexploitation, diminution et destruction des habitats, monocultures, urbanisation, pollution, introduction d’espèces invasives, … mais toutes ont une seule et même source, l’être humain.

Une grande extinction, rappelons-le, est une disparition rapide et globale d’un grand nombre d’espèces ( au moins 75% du vivant ) ayant pour cause un changement climatique, une forte activité géologique ou la collision avec un astéroïde par exemple.

Du fait des activités humaines, plus d’1 million d’espèces sont menacées d’extinction selon l’IPBES (Fondation pour la recherche sur la biodiversité), mais le nombre total d espèces en danger s’élève à 10 millions selon certains chercheurs. Nous sommes donc loin de voir l’étendue des dégâts subis par la faune et la flore.

Depuis l’ an 1500, environ 750 espèces répertoriées se sont éteintes. La rhytine de steller, le quagga, le dodo, le thylacine et bien d’autres se trouvent sur la longue et funeste liste des disparus. Mais nous ne voyons malheureusement que la partie émergée de l’iceberg car de nombreuses espèces, non répertoriées, disparaissent chaque jour sans que l’on s en rende compte.

Le phénomène n’est pas nouveau : on soupçonne aussi l’arrivée des premiers êtres humains (il y a de cela quelques milliers d’années) d’être la cause de la disparition de la mégafaune d’Océanie et de Madagascar. La mégafaune étant l’ensemble des espèces animales qui ne possèdent peu ou pas de prédateur et qui pèsent au moins une tonne. Pour l’Océanie, il s agissait d’oiseaux géants incapables de voler qui dépassaient les 2 mètres de haut tels que les moas. Quant à l île de Madagascar, on y trouvait des lémuriens aux tailles gigantesques, atteignant celles des orang-outans ou des gorilles. Mais ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir :

le phénomène s’accentue et s’accélère alors que nous sommes au courant de ce qui se passe !

D’après une étude publiée en juin 2013 dans Science Advances, il ya donc déjà six ans, le taux d’extinction des espèces pourrait être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives – et encore, ne sont pris en compte que les animaux dont nous avons une bonne connaissance.

Pour les espèces domestiques ( animales comme végétales), c’est de diversité génétique qu’il est question : là où on cultivait diverses espèces en rotation saisonnière se trouve désormais de vastes champs de monocultures pleins de pesticides. Là où il y avait diversité, il y a maintenant une uniformisation du système alimentaire, du champ jusqu’aux assiettes, sur toute la surface du globe.

Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir en si peu de temps, entre 20 et 30 ans, pour endiguer cette perte de biodiversité.

Cécilien

(image libre de droit sur flickr.com)

Black Women in White World

Si je vous dis « Katherine Johnson », « Mary Jackson » et « Dorothy Vaughan » cela vous dit quelque chose ? Non ? Et pourtant, c’est en partie grâce à ces trois fabuleuses femmes noires que la mission Apollo 11 a réussi. Elles ont dû se battre dans un monde qui ne voulait et qui ne les acceptait pas. Femmes dans un monde d’hommes. Noires dans un monde de blancs. Tout au long de leur vie, elle se sont battues pour recevoir les honneurs qui leur étaient dûs. Et elles les méritaient car leurs travaux dans la NASA ont été vitaux pour l’Amérique. En 2017 est sorti un biopic retraçant leur vie passionnante : Les figures de l’Ombre (tiré du roman de Margot Lee Shetterly Hidden Figures ). Je vous le recommande vivement. Je voulais dans cet article vous présenter les femmes qui y sont mis en scène. Vous êtes prêt ? Alors c’est parti ! Portrait(s) :

Katherine Johnson (1918-… oui elle est toujours vivante elle a actuellement 101 ans !)

Véritable prodige des mathématiques, Katherine Johnson (interprétée par Taraji P. Henson) est entrée au lycée à 10 ans (normal). Diplômée en mathématiques et en français à l’âge de 18 ans, elle fut l’une des premières étudiantes noires à intégrer l’école doctorale de l’Université de Virginie-Occidentale avant de commencer à travailler au laboratoire de Langley en 1953. Initialement enseignante, Katherine Johnson (elle s’est mariée en 1939 avec James Goble. Ils auront 3 filles : Constante, Joylette et Katherine). Elle se remariera en 1959 avec James A. Johnson. Et pour l’info, ils sont toujours ensemble ( C’est beau l’amour) a été engagée au Centre de recherche Langley de la NACA (le nom donné à ses débuts à la NASA et qui signifie National Advisory Committee for Aeronotics) en tant que « calculatrice humaine » en 1953. Il faut savoir qu’à l’époque, il n’y avait pas toutes les technologies de maintenant. L’informatique n’en est alors qu’à ses balbutiements : en 1954, le modèle 650 d’IBM, premier supercalculateur à être produit en séries, coûte 500 000 dollars et occupe un volume de plusieurs mètres cubes pour une mémoire vive de… 2 000 octets (2 ko) seulement !

Ces premiers ordinateurs surpassent déjà en capacité de calcul les simples cerveaux humains. Mais ils coûtent extrêmement chers et ne sont pas entièrement fiables : c’est pourquoi la NASA emploie encore une armée de « calculateurs humains », travaillant sans relâche à établir les trajectoires et autres paramètres des vols. Si le terme anglais (« human computers ») ne fait pas de différence de genre, il faudrait plutôt en français parler de calculatrices : cette fonction, considérée comme moins prestigieuse, est depuis les années quarante l’apanage de la gente féminine.

Les premières sont entrées à la NASA en 1935 ; elles sont plus de 400 en 1946, la guerre ayant joué un rôle d’accélérateur. Elle continuera à travailler dans la NASA pendant de longues années et elle reçoit en 2015 la médaille présidentielle de la liberté des mains du président (de l’époque) Barack Obama.

Mary Jackson (1921-2005)

Née à Hampton en Virginie, Mary Jackson (interprétée par Janelle Monáe) était diplômée en sciences physiques et en mathématiques. Après avoir rejoint Langley en 1951, elle a gravi les échelons jusqu’au poste d’ingénieure en aérospatiale spécialisée en aérodynamique. Elle avait dû pour cela déposer une requête en justice afin d’être autorisée à intégrer l’université blanche qui dispensait les cours nécessaires pour qu’elle devienne officiellement ingénieure de la NASA. Elle est ainsi devenue la première femme afro-américaine ingénieure en aérospatiale de la NASA, et la première ingénieure noire des États-Unis. Farouchement engagée pour l’égalité entre hommes et femmes, Mary Jackson a plus tard dans sa carrière choisie d’être rétrogradée pour devenir responsable des ressources humaines, afin d’œuvrer à l’avancement des carrières féminines au sein de l’Agence.

Dorothy Vaughan (1910-2008)

Professeure de mathématiques diplômée à 19 ans, Dorothy Vaughan (incarnée à l’écran par Octavia Spencer) rejoint la NASA en 1943. Très vite, elle est promue superviseuse du West Computing Group qu’elle dirigera pendant de nombreuses années. Comprenant parmi les premières que les ordinateurs humains étaient voués à disparaître, elle apprit le langage Fortran (désolé je ne peux pas vous expliquer ce que c’est je n’ai pas le niveau) et maîtrisa rapidement la programmation des premiers appareils IBM, encourageant les femmes de son département à se former à leur tour pour sauver leurs emplois. Défendant farouchement ses employées, Dorothy Vaughan s’est battue pour la promotion et l’augmentation des salaires des femmes calculatrices, (de couleur ou non), au sein de la NASA. Elle prend sa retraite en 1971 à l’âge de 61 ans, sans avoir obtenu d’autre promotion de direction au Centre de recherche Langley. Elle décède le 10 novembre 2008 de mort naturelle à l’âge de 98 ans dans son foyer à Hampton. Dorothy Vaughan repose maintenant au « Hampton Memorial Gardens » à Hampton (en Virginie).

Voilà, vous connaissez maintenant ces trois brillantes personnes qui sont malheureusement peu (re)connues. Je me suis limité à leur biographie mais j’aurais pu parler du contexte historique (la Guerre froide) et de la condition des personnes de couleur dans l’Amérique des années 60. Peut-être pour un prochain article.

Swann

(images libre de droit sur flickr.com et affiche officielle du film)

Dominant(e) ? Dominé(e) ?

Bon… On ne va pas tourner autour du pot pendant des heures, vous l’aurez compris avec le titre, aujourd’hui on va parler BDSM ! Et plus particulièrement du bondage. Cette pratique commence à sortir de l’ombre depuis quelques années. Certains la qualifient de déviante ou de perverse tandis que d’autres, la pratiquant, s’en donnent à cœur joie ! Et vous ? ça vous parle ? Je vais donc (tenter de) réduire vos préjugés à l’état de légumes afin que vous puissiez vous forger votre propre avis sur le sujet. Une révolution en marche ?

De la torture à l’art sexuel (ou pas)…

Au Japon, durant la période Edo (XVIIème siècle après J.C.), une technique appelée Hojōjutsu se développa peu à peu en tant qu’art martial. Elle était notamment utilisée pour immobiliser les criminels et prisonniers. Ces tortures ont progressivement été détournées de leurs fonctions initiales pour devenir des pratiques sexuelles et érotiques. Ces techniques de ligotage appelées « shibari » ont par la suite été pratiquées par quelques libertins de l’aristocratie occidentale un peu trop curieux au XVIIIème mais n’ont réellement été introduites en Europe qu’au XXème siècle notamment après la Seconde Guerre mondiale.

Bon ! Maintenant que le petit cours d’histoire est terminé, passons à la pratique (au sens figuré bien entendu).

Le bondage, késako ?!?

Le bondage est une pratique érotique qui consiste à attacher sa/son partenaire – créant ainsi une relation de dominant/dominé – grâce à des cordes (généralement en chanvre ou en jute) bâillons, bandes adhésives, chaînes , lanières, foulards ou encore grâce à d’autres accessoires tel que les corsets (généralement très appréciés), harnais, colliers, bracelets ou encore avec différentes combinaisons (latex, camisoles, …). Comme quoi, on en a fait du progrès niveau originalité depuis l’époque Edo !

Bref ! Les adeptes de cette pratique peuvent prendre à peu près tout ce qui leur tombe sous la main tant que ce n’est pas dangereux pour l’un ou l’autre (personne ne s’amuse avec du fil barbelé par exemple… enfin j’espère !).

Le but étant donc de ligoter sa/son partenaire selon des motifs prédéfinis (ou pas) plus ou moins complexes. On peut donc commencer en n’importe quel point du corps (poitrine, cuisses, ventre, …) et finir éventuellement par une immobilisation complète.

Bien entendu, dans le bondage comme dans toutes les pratiques BDSM, il y a des règles très strictes de sécurité à respecter pour éviter tout accident : ne jamais laisser quelqu’un seul (même si certains bandent les yeux du dominé et lui font croire qu’ils l’abandonnent… oui ça peut être amusant), ne pas trop serrer les liens au risque de couper la circulation sanguine, prédéfinir les limites des uns et des autres et/ou définir un mot qui fait arrêter tout jeu (un safe word comme on dit dans le jargon) et bien entendu la plus importante de toutes les règles : le CONSENTEMENT !!!

Cette pratique concerne bien évidemment des personnes responsables et conscientes de ce qu’elles font.

Rappel est fait que le bondage étant une pratique plutôt intensive physiquement et mentalement, l’aftercare (le fait de bien prendre soin de l’autre dans tous les sens du termes) est très important après les sessions.

Quel intérêt ?

Dominants, dominés, libérés ou contraints : qu’est-ce qui fascine tant dans les cordes et autres objets d’attachement (au sens propre cette fois) et de suspension?
Il y a bien entendu l’aspect “ludique” de la chose. A travers différents jeux de rôles par exemple !

Pour ceux qui n’ont pas compris voici une image assez parlante: vous avez tous dû jouer au policier et au voleur quand vous étiez petit, non ? Quand le voleur est attrapé, on le capture et le met en prison n’est-ce pas ? Eh bien le bondage permettrait d’avoir une version plus “adulte” de ce jeu ; on capture le voleur et on en fait… ce qu’on veut ! Bien sûr, c’est plus cocasse avec les costumes adéquats.

Ces pratiques peuvent également procurer de nouveaux plaisirs et stimuler la libido pour ceux qui sont en quête de nouveaux horizons. Dans l’intimité, le plaisir du “dominant” est de voir la confiance que place en lui sont sa/son bondé/bondagette, et inversement le « dominé » prend du plaisir à s’abandonner entièrement corps et âme entre les miens de sa/son bondageur.euse.

C’est la pression qu’exercent les cordes (ou autre accessoires) sur les points sensibles (nerfs, parties intimes, …) du partenaire, ajoutée aux jeux, qui rend cette pratique si plaisante. Bien entendu tout est une question de point de vue ; pas de jugement envers les uns ou les autres !

Notez que le bondage est une activité qui n’est pas forcément à vocation sexuelle. On peut même trouver des spectacles de bondage où les “acteurs” ne sont pas FORCÉMENT à poil.
Une autre raison de pratiquer le bondage peut être pour son côté très esthétique ; l’encordage produit des formes symétriques ou non, mettant en avant certaines parties du corps. C’est une façon intéressante de redécouvrir le corps de l’autre.

Vous jamais ? Hé bien si !

Après tout, quand on y pense, notre société tout entière est faite de liens (bien qu’ils soient plus métaphoriques qu’autre chose).Voici une citation de Magali Croset-Calisto, dans Bondage, théorie érotique des cordes et de l’attachement qui devrait vous faire réfléchir sur le sujet : « […] à la naissance, nous passons le plus clair de notre temps à pratiquer le bondage, à créer et à resserrer des liens et des attaches avec autrui, liens qui nous mettront en position dominante ou dominée par rapport à lui. Tout individu pratique le bondage […] au quotidien avec son entourage. »

Enfin, sachez que les études sociologiques sur le sujet sont rarissimes, ce qui montre bien que le sujet reste tabou.

On peut pourtant retenir deux choses. La première, c’est que les hommes ou femmes actifs sexuellement sont à peu près 1 % à s’adonner pleinement à ces pratiques. Et la seconde, c’est que ce sont des personnes tout à fait saines d’esprit et qui n’ont pas plus que le reste de la population des tendances à la violence ou à la folie…

Petit plus : Et le plus intéressant dans tout ça c’est qu’il y a – de manière générale – autant d’homme que de femme (ou autre) qui préfère être dominé.e.s où être soumis.es. Comme quoi l’égalité homme-femme-autre a déjà fait ses preuves dans le bondage !

Il ne vous reste plus qu’à réfléchir pour savoir si vous êtes pour ou contre le ligotage. Si oui : en tant que bondageur.euse et/ou en tant que bondé.agette ?

Et pour les quelques uns qui pensent vouloir tenter l’expérience un jour, sachez qu’il existe de nombreux clubs dans toute la France et ailleurs qui seront à même de vous initier avec plus de justesse et de sécurité qu’une simple vidéo YouTube ou un tutoriel trouvé sur la toile.

Titif (dessin de Supercaligragili)

Hong Kong, la révolte

Mesdames, messieurs, mesautres, vous avez (à moins que vous ne soyez ermites) sans doute entendu parler de la zone trouble stagnant au dessus d’Hong Kong depuis début juin ?

La révolte actuelle n’est pas la première du genre et puise ses origines dans un passé plus que tumultueux. Passons donc à la rétrospection d’une histoire hongkongaise tourmentée pour comprendre l’origine du danger qui la menace.

Le temps des colonies

Il y a un peu moins de deux cents ans, en 1842, Hong Kong (territoire situé au sud est de la Chine) devint colonie britannique, ouvrant les portes à la Grande Bretagne sur la Chine continentale.

Au début, Hong Kong n’avait rien de démocratique. Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’un Conseil législatif (legco) fut créé et où, pour la première fois, des membres chinois furent nommés.

Plus tard, après 1945, une tentative de démocratisation fut entamée mais vite avortée. De plus, en 1949, la Chine devint communiste et s’opposa radicalement à un système démocratique avec des élections libres. A partir des années 1970, une identité locale commença à prendre forme à Hong Kong, autour de valeurs de liberté et d’égalité.

En 1979, la Chine et la Grande-Bretagne négocièrent le retour sous conditions de Hong Kong au territoire chinois.

Le contexte à cette époque était tout autrement différent qu’aujourd’hui, en effet, courant des années 1980, la Chine fut traversée par un élan démocratique qui laissait à penser qu’il eût pu aboutir.

Après 1984, la Chine se lança dans l’élaboration d’une constitution pour Hong Kong. Deux organismes furent mis en place mais s’avérèrent n’être que les copies conformes d’un modèle chinois très éloigné des valeurs démocratiques.

De plus, dans l’organisme le plus important, la majorité des représentants se trouva être des Chinois du continent et la grande minorité des hongkongais… la logique en prit un coup.S’en suivit, cinq ans plus tard, le massacre Tian’anmen, sapant toutes les bases d’un éventuel changement.

L’événement fut bouleversant pour Hong Kong, qui vit un mur se dresser devant ses aspirations. Après les faits, un million de personnes descendirent dans la rue – sur les 5 millions d’habitants ! – et dénoncèrent l’hégémonie chinoise. Tian’anmen marqua un tournant pour Hong Kong. En contre pied de cette répression, un parti démocrate fut crée en 1991 ; la même année, les premières élections au suffrage universel – même si ce ne fut que pour une petite partie du legco – eurent lieu.

Par ailleurs, depuis 1989, tous les ans, des milliers de personnes se réunissent en mémoire du massacre.

La démocratie en marche

La présence britannique donna un coup de pédale à l’avancée de la démocratie à Hong Kong.

Ce territoire au statut spécial avança crescendo vers un gouvernement démocratique mais toujours escorté par le spectre de Pékin, qui maintenait un pouvoir insidieux. Le pouvoir central de la capitale chinoise devint responsable de la défense de Hong Kong et des affaires étrangères ; en revanche, le territoire hongkongais fut libre de régler, en complète autonomie, ses affaires internes.

L’année 1997 marqua la fin du bail* de 99 ans cédé à la Chine par la Grande Bretagne. Mais cette dernière, un peu aigrie par cette fin de contrat, en vue de la puissance que représentait la Chine, tenta de maintenir sa présence sur le territoire hongkongais. Cette volonté s’avéra être impossible – à cause, entre autres, de la pression exercée par l’ONU.

1997 est aussi l’année de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, et c’est ce traité qui a des répercutions aujourd’hui. Lors de l’accord, la Chine refusa la présence de représentants hongkongais sollicitée par les Britanniques. Les premières négociations aboutirent à ce qui fait débat actuellement : « Un pays, deux systèmes » ; par conséquent, pendant cinquante ans, Hong Kong peut rester en dehors du système socialiste de la république populaire de Chine (1997-2047). Les Anglais obtinrent l’engagement de la Chine aux yeux du monde – par le biais de l’ONU.

Dès lors, l’accord définit que le/la chef.fe de l’exécutif sera nommé.e par un comité aux ordres de Pékin, tout en prêtant allégeance au parti… et qu’un système d’élections sera organisé pour choisir les membres du Conseil législatif dont seulement la moitié est élue au suffrage universel ; comme qui dirait c’est un peu le chat qui se mord la queue.

A chaque projet de loi qui fâche, les Hongkongais descendent dans la rue, seul endroit qui permet d’empêcher leur adoption.

En 2003, le gouvernement hongkongais tenta de mettre en place l’article 23 : cet article 23 de la mini Constitution du territoire semi-autonome revenu en 1997 dans le giron de Pékin prévoyait que Hong Kong rédige un projet de loi sur la sécurité nationale pour interdire « la trahison, la sécession, (et) la subversion » contre le gouvernement central chinois. Une manifestation de 700 000 personnes permit le retrait du projet qui menaçait dangereusement les libertés civiles.

Depuis, chaque projet de loi fâcheux n’a jamais pu aboutir car à chaque fois, des milliers de personnes s’y opposèrent en manifestant.

Des crises à prévoir

Mais ces dernières années, la Chine multiplie les ingérences (enlèvements, censure…), sans grande réaction de la part du peuple hongkongais. Une passivité qui a trouvé ses limites en juin dernier, quand Carrie Lam, cheffe de l’exécutif contrôlée par Pékin, a proposé un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine.

La riposte est de taille et les manifestants ont, au fur et à mesure prolongé leur liste de revendications. On parle partout de la pire crise depuis la rétrocession de 1997. Mais, n’est il pas stipulé, dans l’accord même que cette démocratie résolue à durer, ne le peut en fait pas ?Une dictature comme celle de Xi Jinping et une société libre comme Hong Kong ne sont elles pas incompatibles ? Pékin ne semble pas prêt à faire la moindre concession.

Pour les Hongkongais, la mobilisation qui s’intensifie depuis juin apparaît comme leur dernière chance de sauver Hong Kong. Mais peut-on parler d’une possible chance face à la puissance chinoise ?

Néanmoins, il est actuellement inconcevable pour Pékin de reproduire un deuxième Tian’anmen, l’enjeu international est trop fort. De plus Hong Kong reste un très gros avantage pour la Chine car, en tant que « territoire douanier autonome », elle peut commercer par ce biais avec les EU avec qui les relations sont plus que tendues. Enfin, à Taïwan, les manifestations d’Hong Kong ont renforcé le pouvoir de la présidente indépendante et dans le cas d’une répression violente, les indépendantistes l’emporteraient très certainement.

Les questions restent en suspens, rien n’est encore joué et tout peut arriver.

Anjelassommoir

(image libre de droit sur flickr.com)