Archives de catégorie : Non classé

Saucisso-Scientifctionnaire

Pam pam pam ! Arrivée en fanfare d’une avalanche de VOCABULAIRE. Vous savez maintenant que nous ne jurons que par ce mot !!!  VOCABULAIRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Cette fois-ci attendez-vous à des mots tout aussi fantasques et farfelus que burlesques et dédiés à la gandinerie (si si, ça existe). Alors, retroussez vos pans de tissu brachiale, laissez entrer un maximum de lumière dans vos globes oculaires, et laissez vous émerveiller par cette troisième édition du SAUCICTIONNAIRE !!!!!!

 

Héliographie (n.f.) : Description du soleil.

Ex : J’étais passionné d’héliographie avant de devenir aveugle…

 

Héliciculture (n.f.) : Culture des escargots.

Ex : La vitesse de rentabilisation des abattoirs destinés à l’héliciculture est très basse.

 

Xanthoderme (adj) : Se dit d’une personne dont la peau a une coloration jaune.

Ex : La famille Simpson est gravement xanthoderme.

 

Pandiculation (n.f.) : Consiste à porter les bras au-dessus de la tête, renverser la tête en arrière, tout en étirant les muscles des cuisses et des mollets. On peut observer un creusement du dos. Est souvent associée au bâillement. (Record de la plus longue définition du Saucictionnaire).

Ex : Après avoir écrit cette définition, j’ai effectué une pandiculation.

 

Narcose (n.f.) : Sommeil provoqué artificiellement par des agents médicamenteux.

Ex : Dalida a peut-être simplement raté une narcose.

 

Prodrome (n.m.) : Symptôme avant-coureur d’un malaise, d’une maladie annonçant en particulier une crise aigue.

Ex : Le célèbre « Covfefe » n’a pas été prodrome d’AVC (flûte alors).

 

Tic et Tac (dessin de Marie)

We hate you please die : l’interview

Pour découvrir la nouvelle salle de concert lorientaise : l’Hydrophone, située à la Base, nous sommes allés au festival des Indisciplinées lors de la soirée du 2 novembre. Au programme du festival de la MAPL (Musiques actuelles au Pays de Lorient), du punk/garage avec We Hate you please die, Deware et Frustration. On n’a pas été déçus !

Nous avons adoré la salle ! Elle est très particulière alliant une déco et du matos moderne avec les vieux pans en bétons armé du bunker. L’ambiance était folle, la salle pleine et la musique géniale ! Nous vous conseillons d’aller y jeter un petit coup d’oeil ! A cette occasion, nous avons eu la chance d’interviewer We hate you please die, groupe punk/rock/garage de Rouen (merci la MAPL!). Le groupe est composé de Mathilde à la batterie, Raphaël au chant et à la guitare, Chloé à la basse et Joseph à la guitare (et aussi Guillaume, leur ingé son !)

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Rapha : Avec chloé ça fait plus de 8 ans qu’on se connaît. On s’est rencontrés quand je suis arrivé à Rouen dans une soirée et on s’est tout de suite dit qu’on ferait de la musique ensemble. A la base, c’était pas vraiment du rock, on est passé par plein de styles différents. On a fini par vouloir faire un son un peu « pète la gueule » donc on a fait des maquettes. Ensuite j’ai rencontré Joseph. On est jardin mitoyen et je l’ai entendu jouer de la guitare, je l’ai invité à prendre une bière, lui ai montré les maquettes et ça lui a plu. C’est lui qui nous a présenté Mathilde.

Mathilde : J’avais rencontré Joseph par un site de rencontre de musiciens. Il m’a présenté Rapha qui m’a envoyé un mail, on a fait une première répet’ et ça a marché.

Quelles sont vos influences ? En avez vous des différentes ou écoutez-vous la même chose ?

Mathilde : On a tous des influences différentes mais on se rallie sur le garage. Par exemple j’écoute du System of a down, Raphaël écoute Lomepal….

Chloé : Et moi j’écoute quoi ?

Mathilde : Des chansons de gothique de prison…(rires)

Chloé : J’écoute pas mal de post punk et je suis carrément fan de Frustration, le groupe qui va jouer ce soir en dernier, donc je suis contente de les voir pour la première fois sur scène !

Pourriez vous nous raconter une anecdote de scène ?

Mathilde : Je vous laisse raconter celle de rock en scène parce que la je suis dans le fouère… (rires)

Rapha: Vous l’avez cette expression ? C’est comme être dans le gaz… Rock en scène, c’est massif, c’était la première fois qu’on jouait sur une grande scène comme ça. Pendant le concert, je suis parti en slam, sauf que quand tu joues dans des bars ou des petites salles, tu peux revenir vite sur ton point de départ… Je suis parti tellement loin que au moment où je devais chanter, impossible de retourner sur scène ! J’essayais de faire des signes aux gens mais personne ne comprenait donc je suis arrivé beaucoup trop tard…

On a cru comprendre que vous avez joué il y a un an au Galion ? ça vous avait plu ? ça vous fait quoi de revenir à Lorient ?

Joseph: ça fait carrément plaisir de recroiser des gens qui étaient déjà là la première fois, qui reviennent et qui nous disent qu’ils aiment nous voir dans un lieu plus grand.

Rapha : Surtout que c’est une super de salle le Galion ! Le patron s’arrange bien pour produire des gros noms qui ne sont pas évidents à avoir dans des petites salles donc on était plutôt content de jouer là bas.

Que pensez vous d’Hydrophone ?

Rapha : Ca fait depuis longtemps qu’on n’a pas eu de concert aussi cool, les gens dansaient dès la première chanson, trop bien !

Mathilde : On ressort de deux trois concerts où les gens étaient un peu moins réceptifs…. Donc ça fait plaisir ! En tout cas c’est une putain de scène, le son est hyper clean, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas autant donné à fond ! En plus la prog est super !

Rapha: Dewaere, on vient de découvrir mais Frustration… C’est des monstres sacrés ! Je vous laisse imaginer que dans notre tête, on se dit qu’on est dans la loge à côté de gens qu’on aime depuis des années et on joue maintenant avec eux… Ca fait toujours un peu bizarre !

Est ce que vous avez déjà joué à l’étranger ? Sinon aimeriez-vous ça ?

Mathilde : Pour l’instant on n’a pas encore cette chance mais on a des dates prévues en Belgique.

Joseph : On va peut être jouer en Allemagne aussi.

Chloé : On aimerait bien jouer en Angleterre, on a un copain à Brighton qui pourrait peut être nous programmer sur une petite tournée…. Brighton, Londres… Ca serait vachement cool !

Rapha : Mais sinon dans l’idée oui, c’est un peu le côté gratifiant du métier, se balader et tout… Même si on voit pas grand chose derrière les vitres du camion, on n’a pas le temps de visiter les villes, de profiter, parler aux gens…. Du coup, à part les autoroutes et les nationales on voit pas grand chose… très belle nationale à Lorient !

Depuis quand enchaînez-vous les dates ? C’est pas trop dur ?

Joseph : Depuis le printemps, on fait plus de dates mais comme Mathilde passait son bac, jusqu’à fin juin elle n’était pas hyper dispo. Depuis début septembre, on a dû faire une vingtaine de dates et on en a encore une quinzaine jusqu’à noël. Sinon la route ça fait partie du métier…

Rapha : J’adore la bouffe des aires d’autoroutes… (rires)

Joseph : Les sandwich triangles…

Mathilde : On est tous végétariens donc parfois c’est la galère, en plus c’est cher….

Est -ce que vous avez des projets en cours ?

Joseph : On a un deuxième album qui est en composition et qu’on va, je pense, sortir l’année prochaine.

Rapha : On a quasiment fini de l’écrire, maintenant il faut un label. On avait créé notre propre label qui s’appelle “kids are lo-fi records” pour notre 1er album parce que c’est difficile d’en trouver un…Il nous sert maintenant à faire sortir d’autres groupes.

Comment se passent les séances d’écriture ? Y en a t’il ?

Mathilde : Souvent ça commence par Joseph qui compose des trucs (regard de Joseph), enfin de « très jolies musiques ». Il nous envoie les maquettes et ensuite on peaufine ça en répet’ pendant que Raphaël trouve les paroles.

De quoi voulez vous parler dans votre musique ?

Rapha : On essaye de faire de la musique qui soit pas trop moralisatrice mais on aime bien dénoncer les choses qui nous énervent. On voit tous les jour passer des trucs sur nos fils d’actus, réseaux ou la télé qui nous font nous demander : on fait quoi ? L’exploitation animale, la vente d’armes, l’exploitation des hommes…..C’est la grande dissonance de vivre dans une société pourrie et d’y contribuer, même malgré nous… Par la musique, on essaye de trouver une solution, la musique nous permet de reconnaître que c’est la merde, de chercher des solutions, c’est un peu ça notre thématique… J’ai plombé l’ambiance. (rires)

Du coup, pourquoi “we hate you please die”?

Mathilde : De base, ça vient d’Edgar Wright, celui qui a fait la trilogie Cornetto. Il a fait un film qui s’appelle” crash and the boys” qui est adapté d’une bd. Dans ce film, y a un moment où on voit une battle de bands. Un des mecs se prend la tête avec quelqu’un dans le public et lui dit “cette chanson elle est pour toi, elle s’appelle “we hate you please die””, ça nous a fait beaucoup rire à l’époque.

Est-ce que vous avez des personnages sur scène ?

Mathilde : Pas du tout.Y’a pleins de groupes dans lesquels c’est un peu forcé et où tu sens qu’ils jouent un personnage, mais nous on est naturels. On me dit que je fais la gueule, mais si je suis stoïque c’est que je suis concentrée…Je kiffe à mort mais ça se voit pas !

Pour finir, comment vous décririez vous en 1 mot ?

Mathilde : Rock and Roll !

Joseph: ça fait trois mots. (rires)

Rapha : Dissonance cognitive.

Grand merci !

Les WHYPD seront en concert à Saint-Malo à la Nouvelle Vague le 19 décembre prochain et à Saint-Brieuc le 14 février 2020. On ne peut que vous inviter à vous y précipiter !

Capucine, Clément et Margaux (illu. de Margaux, photo de clément)

Les sorties de l’Automne…

Alors que les vacances de la Toussaint s’apprêtent à débuter et que nous entrons vraiment dans une période de vent de pluie et de froid, il est un endroit où l’on aime passer du temps. Un endroit où l’on est bien au chaud et où on ne fait rien d’autre que se détendre. Vous avez deviné ? Mais oui, je parle bien du cinéma ! Je vous ai préparé ici une liste (non exhaustive) de cinq films qui sortiront ces deux prochains mois dans nos chères salles obscures. Vous êtes prêts ? Alors : merci d’éteindre vos portables, de manger vos confiseries en silence et… bonne séance !

1) Docteur Sleep 

Sortie prévue pour le 30 octobre prochain, « Docteur Sleep » est la suite du célèbre « Shining » roman culte de Stephen King (et du film de Stanley Kubrick par la suite). On y retrouve Danny qui a bien grandi mais qui est encore traumatisé par son enfance et souffre de problèmes d’alcool. Cependant, son passé n’a pas fini de le tourmenter car sa rencontre avec une adolescente possédant les mêmes dons que lui fera ressurgir les démons du passé. C’est Mike Flanagan que l’on retrouve derrière la caméra (il avait déjà sorti en 2017 « Jessie » adaptation du roman éponyme de Stephen King paru en 1992). Coté casting, on retrouve Ewan McGregor (Obi-Wan Kenobi dans Star Wars) qui jouera Danny Torrance et Rebecca Ferguson (les derniers Mission Impossible) qui incarnera Rose Claque (la méchante du film). Avis aux amateurs de film d’horreur (et au médecin) : ne manquez pas ce film (et ne vous endormez pas devant) !

2) Midway 

Dick Best (Ed Skrein, left) and Clarence Dickinson (Luke Kleintank, right) dans MIDWAY.

Passons maintenant à un autre genre de film : le film d’action historique. Eh oui, car « Midway » (qui sortira en salle le 6 novembre) réalisé par Roland Emmerich (Indépendance Day I et II, Le jour d’Après…) se déroule en 1942 donc en pleine Seconde guerre mondiale. Après la débâcle de Pearl Harbor, la marine impériale japonaise prépare une nouvelle attaque visant à détruire entièrement le reste des forces aéronavales américaines. La bataille se déroulera dans un petit atoll isolé du Pacifique nord : Midway. Une course contre la montre s’engage alors du côté américain qui doit à tout prix gagner cette bataille. Cette histoire (vraie évidemment) promet d’être spectaculaire (Roland Emmerich excelle dans le film catastrophe). Avec notamment Woody Harrelson et Luke Evans.

3) Last Christmas

Allez, finie la guéguerre, on sort ses mouchoirs et on change (encore) d’univers (je vous fais beaucoup voyager dis donc !) pour atterrir dans le monde merveilleux et tout rose (ou plutôt tout vert) … des lutins. Sortie prévue le 27 novembre, « Last Christmas » s’impose comme la comédie romantique de Noël (eh oui, il en fallait bien une…). Portée à l’écran par Paul Feig (le remake très drôle de S.O.S fantômes version féminin que je vous invite à regarder, c’est lui) on y retrouve la belle et talentueuse Emilia Clarke dans le rôle de Kate, une jeune femme qui enchaîne les mauvaises décisions et qui n’a d’autre choix que d’accepter de travailler comme lutin du Père Noël pour un grand magasin (meilleur boulot du monde). Très vite elle s’ennuie, mais…elle va faire la rencontre d’un jeune homme (ouahhh, avouez que ça vous en bouche un coin là !), Tom (évidemment il a un prénom sexy) qui va CHANGER sa vie. Alors soyez tous là le 27 !

Ah, il y a « La reine des Neiges 2 » qui sort le 20 novembre, ça intéresse quelqu’un ? Non ? Bon alors on continue…

4) Jumanji Next Level 

La suite du remake (sorti en 2017) du célèbre « Jumanji » (sorti lui en 1996) est prévu pour le 11 décembre prochain. Toujours réalisé par Jake Casdan, on y retrouve avec plaisir les 4 adolescentes qui se voient obligés de retourner dans Jumanji pour sauver l’un des leurs (qui ? mystère !).

Mais ils découvrent un Jumanji changé, et beaucoup plus dangereux que la fois précédente. On retrouvera de nouveau Dwayne Johnson et Jack Black.

5) Star Wars 9 

Et maintenant, sortez vos sabres laser et préparez-vous à affronter les forces du mal… (ah non ça c’est dans Harry Potter désolé) …le côté obscur de la force ! Star Wars 9 sort le 18 décembre et c’est sûrement LE film le plus attendu de l’année. On en connaît le titre : « L’ascension de Skywalker » et le casting : on retrouve avec joie Daisy Ridley (Rey), John Boyega (Finn), Oscar Isaac (Poe Dameron) et bien sûr Adam Driver le grand Kylo Ren ! Néanmoins, on ne sait rien sur l’intrigue de ce prochain opus.

Il sort dans deux mois et fait déjà énormément parler de lui. En effet, le dernier film (sorti au Noël dernier) nous avait laissés avec beaucoup de questions (« Luke est-il vraiment mort ? », « Qui sont les vrais parents de Rey ? », « D’ailleurs en a-t-elle ? », « Pourquoi peut-on dire que Kylo Ren est la figure du anti-héros ? », « La vie vaut-elle la peine d’être vécue si Luke a disparu ? » …)

Bref, on espère avoir des réponses à ces passionnantes questions (surtout la dernière, j’espère que Rey ne se sera pas suicidée…) !

Swann (texte et dessin)

(images extraites des bandes annonces des films cités)

Un symbole contre l’extinction

Vous avez sûrement déjà observé cet étrange symbole que l’on voit se multiplier dans les marches pour le climat. Mais que signifie au juste ce sablier entouré d’un cercle ? D’où vient-il ? Explications…

Ce symbole est présent partout dans le monde que ce soit en Nouvelle-Zélande, au Ghana, en Pologne, à Hong-Kong, à Paris ou encore à Londres. Inscrit sur des drapeaux ou des pancartes, c’est un symbole fort et omniprésent. D’après le Guardian (célèbre journal britannique), il est de plus en plus souvent représenté dans le monde de l’art et du tatouage. Le journal va même jusqu’à le comparer au symbole de la paix, initialement créé pour protester contre l’armement nucléaire en 1958. Mais que signifie-t-il réellement ?

Ses partisans l’appellent le «  symbole de l’extinction » (ou extinction symbol en anglais) : il représente le mouvement de masse contre la dégradation du climat et la destruction du monde naturel. Facilement représentable, il est composé d’un cercle symbolisant la planète Terre tandis que le sablier à l’intérieur sert d’avertissement : le temps s’épuise rapidement pour de nombreuses espèces. On peut aussi y voir un X pour «  extinction ».

Ce symbole est donc destiné à sensibiliser l’opinion publique à la nécessité urgente d’un changement afin de faire face à cette crise. Vous le savez, les chiffres sont alarmants : on estime qu’entre 30 000 et 140 000 espèces disparaissent chaque année dans ce que les scientifiques ont appelé l’Holocène (ou sixième extinction massive).

Ce processus continu de destruction est causé par l’impact de l’activité humaine. Au cours des prochaines décennies, environs 50% de toutes les espèces qui existent aujourd’hui auront disparu ! Une telle perte catastrophique de biodiversité risque fort de provoquer un effondrement généralisé des écosystèmes et par conséquent, de rendre inhabitable la Terre pour l’Homme.

D’où vient ce symbole ? Il faut savoir que ses origines sont antérieures au mouvement « Extinction Rébellion» (mouvement écologiste basé à Londres) qui l’a repris pour symboliser un phénomène mondial. Son auteur est un artiste anonyme basé dans l’est londonien. On le connaît cependant avec le pseudonyme : Goldfrog ESP. Pour lui, sa création est un projet anticonsumériste (contre la consommation de masse). Ainsi, les activistes d’Extinction Rébellion ont érigé des «  stations artistiques » au cœur des lieux de blocage ou ils proposent d’imprimer le logo sur des objets déjà existants. Mais, dans une récente interview accordée au site « Ecohustler », Goldfrog ESP a accepté de raconter comment l’idée du symbole lui est venue :

«  Dans les années 1990, je me suis rendu sur l’île du Sumatra pour visiter et j’ai finalement assisté à un désastre, celui de la déforestation. J’ai parcouru des kilomètres à travers un paysage dévasté de souches d’arbres noircies qui s’étendaient jusqu’à l’horizon. C’était horrible. A mon retour, j’ai décidé de m’impliquer dans plusieurs mouvements […], j’ai commencé à utiliser l’art pour protester contre la disparition des espèces. Mais cela ne me semblait pas être un travail suffisant par rapport à l’ampleur du problème. J’ai progressivement réalisé que la crise était si importante que je ne pouvais pas le faire seul, et qu’il me fallait donc quelque chose d’universel et de simple, facile à reproduire. Début 2011, je dessinais des motifs au hasard et dès que j’ai dessiné celui-ci, j’ai su que c’était le bon. »

Ce symbole est donc la création d’un artiste engagé. Il a été récupéré tout récemment par le mouvement Extinction Rébellion qui a vu le jour en 2018 à Londres.

Ce mouvement appelle à la désobéissance civile non violente contre l’inaction climatique.

Il compterait plus d’un million de membres à l’international, dont 2000 membres en France. On n’a pas fini de le voir… Suffira-t-il à sauver la planète ? L’avenir nous le dira.

Swann (texte et dessin)

En morceaux ou en poudre ?

Une étude récente démontrerait que le sucre et la cocaïne seraient deux substances aussi addictives l’une que l’autre. Le sucre serait même plus addictif encore que la cocaïne.

Le sucre, vraiment addictif ?

Et bien mesdames et messieurs, si vous ne le saviez pas, le sucre est effectivement une substance addictive et ce, pour une raison bien particulière, c’est grâce à lui que notre cerveau fonctionne. Les cellules nerveuses le constituant consommeraient au delà de 60 % du glucose (un sucre) ingéré par notre organisme. Et si tout la majorité de la communautés scientifique s’accorde sur le fait que l’être humain est addict au sucre, elle est divisée quant à la dite étude qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne ( publiée dans le British Journal of Sports Medicine par deux chercheurs de l’Institut du coeur de Saint Luke, aux Etats-Unis).  qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne. Selon les deux chercheurs, »la consommation de sucre produit des effets similaires à la consommation de cocaïne, notamment parce qu’elle altère l’humeur, possiblement parce qu’elle induit le plaisir et [active le mécanisme du cerveau de] la récompense, ce qui provoque la recherche du sucre ».  La consommation de sucre et la consommation de cocaïne stimulent donc les mêmes parties du cerveau.

Chez nous, la perception du goût sucré active des récepteurs dans notre bouche. Ces récepteurs sont directement connectés à des neurones de notre cerveau qui, eux, libèrent de la dopamine qui est la principale source de gratification de notre organisme. Une seconde composante semble aussi avoir un rôle. Le passage dans le sang de ce sucre transformé en glucose provoque une seconde activation dopaminique, totalement inconsciente… Sensation de plaisir et besoin de renouveler l’expérience sont donc associés à la consommation de sucre.

Ce qui divise réellement

Les tests qui ont donné ces résultats ont été effectués sur des souris, ce qui est bien souvent le cas mais porte déjà à confusion. En effet, le métabolisme de ces animaux reste tout de même différent de celui d’un être humain. Notamment sur un fait principal : il est bien plus rapide. Un autre point de désaccord : si les scientifiques s’accordent sur les dangers liés à la surconsommation de sucre -caries, obésité, diabète-, certains mettent en avant que ses effets n’ont rien à voir avec ceux des stupéfiants comme la cocaïne.

Une vérité qui dérange

Nous sommes en droit de nous poser cette question. Pourquoi cela dérangerait ? Et bien tout d’abord car, comme dit plus haut, le sucre est important pour le corps mais c’est également un des composants principaux de notre alimentation et le comparer à une drogue dure pourrait très vite nuire aux industriels qui eux, ont déjà bien compris que le sucre était addictif. Les taux de consommation de sucre par habitant dépassent des plafonds alarmants : on parle ici de près de 80 kg de sucre ingéré par personne en une seule année ! Ce n’est pas seulement dû au fait d’une surconsommation de nourriture mais également à une augmentation du pourcentage de sucre dans les produits de consommation du quotidien. 60% des produits de l’industrie agroalimentaire en contiennent, y compris des produits salés, comme les plats préparés sous vide.

Ce qui dérange également c’est qu’avec cette étude, ce sont les effets nocif du sucre qui sont évidemment mis en devant. En effet, la surconsommation de sucre amène avec elle tout un tas de soucis de santé (Hyperglycémie/Hypoglycémie). Aujourd’hui, la France compte 3 millions de diabétiques et plus de 6,5 millions d’obèses. Des maladies qui, sur le long terme, tuent.

Les avis scientifiques divergent sur cette question de l’addiction et s’il n’y a pas consensus chez les scientifiques, cet article détient la vérité sur un fait qui a été plus ou moins dissimulé : le sucre est fortement addictif. S’il ne l’est peut être pas autant que la cocaïne, il serait la substance addictive la plus consommée au monde.

A/CProd (dessin de Lise)

(image libre de droit : flickr.com)

A quoi sert la peur dans ta vie ?

Tu sais que c’est bientôt Halloween, n’est-ce pas ? Quand on pense à Halloween, on pense tout de suite à la peur. Quand on pense à la peur, on pense aux films d’horreur, or, moi, les films d’horreur, c’est pas trop trop mon truc. Mais j’avais quand même envie de parler de la peur, parce que, on dirait pas comme ça, mais c’est un sujet cool, la peur.

Bon là, peut être que tu te dis que toi, de toutes façons, t’as peur de rien ! Mais je pense qu’on a tous peur de tout plein de petites (ou de grosses) choses, même si parfois on ne veut pas se l’avouer. Moi j’ai pas de grosses phobies, mais j’ai plein de petites peurs qui me stressent au quotidien.

Par exemple, l’autre jour, j’ai eu peur de monter sur le mur d’escalade, puis après j’ai eu peur d’être en retard en cours, j’ai eu peur qu’il pleuve, j’ai eu peur d’avoir oublié mes clés, et enfin j’ai eu peur d’aller chez le médecin aussi. C’est pas grand chose, d’accord, mais des fois j’ai peur de choses plus graves, comme l’araignée qui s’est cachée dans ma chambre par exemple (bon ça, ok, c’est pas très très grave), j’ai peur du noir parfois, j’ai peur de l’avenir quand je réponds « je sais pas » à la question « Tu veux faire quoi plus tard ? », j’ai peur d’échouer, de rater ce que j’entreprends…

Alors c’est quoi la solution ? S’interdire d’avoir peur ? Non. Et quand bien même on le voudrait, je pense que ce ne serait pas possible. On ne peut pas supprimer cette émotion de nos vies, tout simplement parce que c’est humain d’avoir peur.

On est donc obligé d’avoir peur à un moment ou un autre car nous ne sommes jamais sûrs de rien, dès lors qu’on commence à faire quelque chose, il y aura toujours un risque de ne pas y arriver, mais aussi et surtout une chance de réussir.

La peur peut être une bonne chose, à condition de ne pas se laisser submerger par ce sentiment. Au contraire, il faut essayer d’affronter ses peurs et de les combattre. Mouais, plus facile à dire qu’à faire hein ?

N’empêche que, je disais tout à l’heure que j’avais eu peur de monter sur le mur d’escalade, puis finalement je l’ai fait et j’y suis arrivée. J’ai eu peur d’aller chez le médecin mais en sortant je me suis dit que, finalement, c’était pas si terrible. Alors parfois, il faut juste arrêter de réfléchir.

Mais bon, encore une fois, c’est facile à dire mais pas si facile à faire car je sais que, lorsque la peur prend le dessus sur nos sentiments, on se pose des tonnes de questions, ce qui nous paralyse encore plus. Alors je pense que parfois il faut tout simplement agir, sans trop réfléchir, en mettant toutes les idées négatives de côté.

Tu n’es pas convaincu(e) ? Dis-toi que, forcément, il y aura des échecs, des ratés, des chutes. Mais c’est comme ça qu’on apprend. Nous ne sommes pas nés en sachant marcher, parler, écrire ou compter, n’est-ce pas ? On a appris, tout simplement. Et peut être qu’au début, tout ça nous faisait peur. Alors ce qui nous fait semble impossible aujourd’hui, ce qui nous fait peur, nous paraîtra peut être sans importance ou même facile demain.

Combien de fois nous sommes nous empêcher de faire certaines choses par peur d’échouer, par peur de paraître ridicule ou par peur du regard des autres ?

Or, la peur ne devrait pas dicter notre vie et décider de nos actes, elle devrait seulement nous booster et nous motiver à nous surpasser, sans nous imposer une angoisse constante qui nous gâcherait la vie.

Comme dit Paul Morand, «la peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n’en a créé ». Alors toi, dis-moi, à quoi sert la peur dans ta vie ? Est-ce qu’elle te contraint à abandonner tes objectifs, ou au contraire, est-ce qu’elle t’est bénéfique ?

Sur ce, je te laisse méditer sur ce sujet si tu le souhaites, et surtout je vous souhaite à tous un très joyeux Halloween !

Kloé (dessin d’Elsa et Léna)

Apocalypse Abeilles ou pourquoi sans elles, on est tous morts !

Nouvelle année scolaire, été indien (enfin ,presque…), et si on parlait nature ? Et des antophila, joli nom pour ces saletés de bestioles qui nous pourrissent la vie lorsqu’elles viennent se coller à nos sucreries (parce que oui, les auteures de cet article bouffent comme des porcs. Problème ?). Les abeilles. Que savons-nous d’elles ? Qu’elles fabriquent le miel, certes, que quand elles piquent ça fait mal (sans déconner) et que beaucoup d’entre nous en ont une peur bleue.
Mais ce que vous ne savez probablement pas, c’est que sans elles, ce serait la cata. « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Peut-être connaissez-vous cette phrase, à première vue plutôt exagérée, attribuée à tort à Einstein. Mais savez vous que la réalité s’en approche ? La fin du monde tel qu’on le connaît, des pénuries alimentaires, la panique générale, bref, l’apocalypse totale.
Et pourquoi ça ? Parce qu’outre la production de miel et les piqûres détestables, le principal rôle des abeilles c’est la pollinisation. En gros, Maya vient prendre du pollen sur une fleur, s’envole avec ses petites ailes, et va déposer ce même pollen sur une autre fleur. L’image est belle, on sait, mais concrètement c’est de cette manière que les végétaux se reproduisent.

Les abeilles sont les pollinisateurs de 20 000 espèces végétales, dont la moitié sont cultivées (fruits, légumes,…). Un tiers de ce qu l’on mange leur est dû. Un tiers, les gars, un tiers. C’est é-nor-me. Ces petites bêtes essentielles sont malheureusement très sensibles aux pesticides, utilisés en masse par l’agriculture intensive. Cela provoque une véritable hécatombe chez l’espèce mais aussi au niveau de l’emploi : en France 1500 apiculteurs cessent leur activité chaque année.
Des solutions pour lutter contre ce phénomène existent : évidemment, utiliser moins de pesticides, mais aussi la mise en place de ruches dans des grandes villes ou même chez soi. Les abeilles peuvent y habiter librement et cela favorise la repopulation de cette espèce trop peu considérée.
Pleines d’une mignonne pensée écolo après s’être longuement renseignées sur les abeilles, on se permet d’espérer que lorsque votre chemin croisera de nouveau celui d’une de ces sales bêtes qui, malgré tout, sont nos sauveuses, vous y réfléchirez à deux fois avant de misérablement l’écrabouiller car 1) vous risquez de vous faire piquer et 2) cette petite a peut-être participé à ton repas du midi. La bouffe, c’est sacré, bro.

 

Bulle et Bille

À la recherche du manga perdu

Ces temps-ci, de plus en plus de célèbres mangas prennent fin, faute d’idées des auteurs pour ressusciter un énième personnage (aka, Fairy Tail et Naruto), ces mangas sont les premiers que j’ai lus. Ils ont donc une grande valeur sentimentale. Mais tout le monde le sait, « Le changement, c’est maintenant », nous voilà donc à la recherche de nouvelles histoires qui nous feront rêver… Et quand on regarde la masse de mangas édités en France, la tâche est difficile ! Parmi ces centaines de titres, certains sortent clairement du lot, c’est le cas de l’un d’entre eux qui fête ses 10 ans cette année. Je vais vous parler de cette pépite !

Un jour un ami m’a conseillé un manga intitulé Oyasumi PunPun (Bonne nuit Punpun) d’Inio Asano. Après avoir lu les 13 tomes en 5 jours je me suis sentie « changée », c’est à dire qu’une réelle puissance se dégage de cette histoire. Il y a , dans ce livre, un côté décalé qui peut gêner certains lecteurs. En effet notre Punpun , qui à l’apparence d’un poussin caricaturé, vadrouille dans un décor réaliste suivi d’un Dieu avec des lunettes et une coupe afro. Les autres personnage, eux, le voient comme un petit garçon normal, cette apparence simpliste nous permet de mieux nous identifier à lui.

Tout au long des tomes, les dessins sont précis et d’une incroyable richesse. Au fil de l’histoire, Punpun prendra différentes formes qui schématiseront ses états d’esprit. De plus, il ne « parle » pas, aucune bulle ne sort de la bouche de Punpun, seulement une sorte de « voix off », de narrateur, qui dit « dit Punpun » ou « interrogea Punpun ». Asano Inio mêle absurdité et réalisme avec beaucoup de finesse et de subtilité, le contraste est frappant. Tous les personnages d’Oyasumi Punpun sont humains, on ne les comprend pas toujours, on n’arrive pas à se mettre à leur place, on ne s’y identifie pas : on les observe, exactement comme dans notre quotidien. En ce sens, c’est ce qui fait que cette histoire est aussi particulière, c’est là tout le réalisme de l’œuvre. Certains pourront reprocher sans doute une vision trop pessimiste de la vie, des histoires bien trop mélodramatiques, beaucoup trop de pathos… Mais au final, n’est-ce pas ce qu’on croise dans la vie ?

Aucun des événements d’Oyasumi Punpun n’est invraisemblable. Asano n’a pas pris le parti de montrer des événements tristes « parce qu’ils sont tristes », il les narre parce qu’ils existent, parce qu’ils sont là, même s’ils ne sont pas forcément dans la vie de tout le monde. Ici, il s’agit de violence familiale, de cancer, de mort accidentelle et évidemment de quête d’identité. Le but d’Oyasumi Punpun n’est pas d’émouvoir, c’est plutôt une œuvre qui invite à la réflexion. À mieux observer. Mais aussi à agir. Ce n’est pas une sob-story comme on en voit beaucoup, et pourtant, je me dois de l’admettre : malgré le fait que ce ne soit pas son but premier, Oyasumi Punpun m’a bien plus touché que la plupart des œuvres qui visent spécifiquement à le faire.

Je me sentais vide à la fin de certains chapitres. Je refermais toujours chaque tome avec un goût âpre dans la bouche. Je ne pense pas pouvoir en dire autant pour beaucoup d’histoires.

Indiana Koopa (texte et photographies)

A chacun sa fête !

Free-party, rave-party, teuf, tawa… tant de noms pour désigner ce milieu festif très mal connu et surtout très pointé du doigt par la société. Qu’est ce que c’est ?

En gros, ce sont des collectifs d’amateurs plus ou moins connus (sound system) qui « posent » du son dans des lieux désaffectés comme des champs, des usines ou des entrepôts abandonnés. Le plus loin possible de la civilisation. Elles sont le plus souvent gratuites, libre aux teufeurs de laisser une petite donation pour le sound system à l’entrée (que ce soit de 50 centimes à 15 euros) mais parfois un « paf » est demandé (de 1 à 8 euros environ), ce qui reste globalement moins cher qu’une boîte de nuit. Pour savoir où se trouve la teuf, il faut avoir les infos par SMS et donc les bons contacts ! L’info tombe souvent tard, vers 23h. Parfois, la teuf est « légale » : le sound system a demandé la permission de s’installer au propriétaire du lieu. Dans ce cas, les administrations et la police locale sont prévenues. Parfois, elle ne l’est pas car le sound system ne prévient pas. Ce qui, dans le dernier cas, pose parfois problème aux riverains et surtout offre une bonne occasion à la presse de dénoncer ces fêtes comme des rassemblements diaboliques…

Un mouvement musical

Le mouvement techno est apparu dans les années 80 en Angleterre, puis dans le reste de l’Europe dans les années 90. Les boîtes de nuit fermaient à 2h du matin, ce qui était tôt pour certains jeunes qui voulaient continuer à faire la fête. C’est à ce moment de la nuit que les sound system posaient leur son  en installant une sono, un « mur » de son qui est en fait une façade composée d’énormes enceintes et de « caissons » en bois pour faire résonner les basses. Ainsi la fête continuait jusqu’au lendemain matin. La techno était à son apogée en Bretagne 6 mois après la première « Rave O Transe » légale à Rennes en 1992. Aujourd’hui encore la Bretagne est la région comportant le plus de sounds sytem de France, avec 2 ou 3 teufs tous les week-ends.

Les gens ne comprennent pas cette musique car elle sort complétement de ce qui a été vu auparavant : pas de scène, pas d’auteur, pas de salle, pas de chanteur. Peut-être parce que ce style a été mal expliqué. C’est avant tout une musique pour danser, se défouler, se « libérer ». Il n’y a pas de communication entre les raveurs. C’est bien au-dessus des mots car ce sont les corps qui parlent, qui se frôlent et dansent au même rythme. Cela crée une énergie générale qui booste énormément et qui donne le sentiment d’être soudés les uns avec les autres. La techno est appréciée dans les territoires en crise. Le genre est apparu lors de la Guerre Froide, et vit pleinement aujourd’hui dans notre société oppressante.

Les jeunes ont besoin de se mettre en transe pour se libérer de leurs peurs.

Les teufs sont devenues beaucoup plus radicales et alternatives dans les années 2000.

Les drogues …

Qu’en est-il de la drogue  et de l’alcool ? Bien sûr, la drogue est présente, comme dans toutes les boîtes de nuits, bars, festivals et autre lieux festifs. Seulement, en free, la drogue est complètement assumée, on ne la cache pas et elle passe de mains en mains de manière totalement normale contrairement aux autres milieux où elle est beaucoup plus « cachée », beaucoup plus discrète. C’est pour ça qu’on a tendance à l’oublier et à penser que les boîtes de nuit sont beaucoup moins dangereuses. De mon point de vue, cette manière de la faire disparaître est beaucoup plus malsaine.
C’est malheureusement pour ça que les raves-party ont obtenu cette image de « drogue-party ». Les médias anglais ne se privaient pas d’attaquer ce milieu en utilisant ce point là, ils ont créé une paranoïa autour de ces « drogues-party » : « c’est une musique de drogués », voilà la seule image , fausse, qu’ils ont renvoyée au public. Cette image est toujours aussi présente dans l’esprit des personnes qui ne connaissent pas ce milieu. Ils sont passés à côté, à côté d’un réel mouvement qui est maintenant ancré dans la culture européenne pour un bon petit moment, une culture appréciée par énormément de jeunes mais aussi de moins jeunes, « les anciens » comme on dit.

Un vrai genre musical

Enfin, nous parlons de techno depuis tout à l’heure mais c’est un faible mot ! Il y a une multitude de genre de « tek » : les deux grandes familles, pour généraliser, sont le hardcore (hardtek, hardtechno, hardstyle , acidcore, gabber, speedcore…) et la transe (psytrance, hardtrance, minimal..). On a également de la tribe, de la mental, de la tek, ou de l’électro hard qu’on ne peut pas vraiment classer. Il en existe beaucoup d’autres, plus ou moins faciles à reconnaître… Les teufs sont parfois exclusivement hardcore, parfois exclusivement transe et la plupart du temps, elles proposent une line-up (un programme) mixte. Les différentes genres de teufs selon la musique ne ramènent pas le même public. Il y a les raveurs plutôt coreux (qui aiment le hardcore) et les tranceux (qui aiment la transe) mais il y a aussi ceux qui aiment de tout ! Si vous êtes curieux de découvrir le « son de teuf » je vous propose quelques titres de différents genres que vous pouvez écouter sur une plateforme telle que youtube. Faites la fête raisonnablement et rave on.

Spasmatik – Avid Acid / Mr.Gasmack – Womb Fever (Acidcore)

Psy’koZ – Adrenaline Junkie / Micratek – Frakass Da Bass (Hardtek-Hardtechno)

Vortek’s – Among The Sleep / Nandiak – Mental Kore (Tribe-Mental)

RiDDeN – Plants & Mammals / Vini Vici – Namaste (Trance)

Camille

images libres de droit

Au revoir, monsieur Kobe bryant

Sauf (ENORME) surprise et qualification des Los Angeles Lakers pour les playoffs, Kobe Bryant arrêtera sa carrière le 14 avril prochain face au Utah Jazz. Si pour certains, ceci est anecdotique, pour les Américains et les fans de basket, c’est la fin d’une ère. La fin d’un monument, d’une icône, d’une légende. Oui, car Kobe Bryant, ce nom qui vous inspire vivement quelque chose, est un immense joueur, peut être un des plus grands que la planète du ballon orange ait connu.

Pour comprendre cet enthousiasme, il faut revenir au début de l’histoire de Kobe, car à part avoir le même nom qu’une spécialité japonaise, le « Black Mamba » (comme on le surnomme) a vécu un parcours atypique. Un parcours qui l’a mené en France, et plus particulièrement à Mulhouse ( on ne choisit pas toujours), suivant son père, lui aussi basketteur, dans les différents clubs en France et en Italie. Oui, l’idole des jeunes Américains a appris les bases de son sport favori en Europe ! (chose qu’il a souvent rappelée pour justifier sa réussite)
Retour aux USA à l’adolescence, où Kobe explose tous les records dans ses collèges et lycées respectifs. Vient ensuite le grand saut, à 17 ans : il débarque en NBA. Drafté en 1996 par les Charlotte Hornets, il est transféré dans la foulée vers les Los Angeles Lakers ( exemple parfait de l’erreur qu’on regrette à mort).

Après deux saisons compliquées, KB explose au grand public. Il accueille dans son équipe le pivot Shaquille O’Neal, avec qui il forme l’un des meilleurs duos de l’histoire. Ensemble, ils remportent 3 titres en 3 ans ( performance très rare). Suite au départ du Shaq, L.A. a été vierge de titres pendant 6 ans, avant les victoires de 2009 et 2010.
On retiendra de la carrière Kobe plusieurs choses : un incroyable marqueur. Plus de 33 000 points en NBA! Il est troisième dans l’histoire de la ligue américaine ! Il a notamment marqué 81 points lors d’un match en 2003 ( ce qui est assez incroyable).

Une fidélité sans faille à sa franchise. Il aura passé ses 20 années de basketteur en Californie. Ce qui n’est pas non plus difficile quand on y pense…

C’est donc un énorme monsieur du basket qui va nous manquer l’année prochaine sur les parquets. En attendant, il sera présent pour son dernier All Star Game le 14 février, où un jubilé lui sera sûrement offert. A voir aussi l’accueil du Staples Center pour son dernier match à LA qui risque d’être exceptionnel…

 

Stucky

image libre de droit