A l’eau ?

Guillermo del Toro, réalisateur du « Labyrinthe de Pan » ou encore d’« Hellboy », nous présente une nouvelle fois un de ces monstres qui le fascine tant dans un périple fantastique plongé dans le monde de l’imaginaire.

Synopsis : Une modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultra secret, Elisa , mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres, une créature aquatique conservée au sein du laboratoire.

L’histoire est assez simple et peut paraître assez peu innovante. En effet, « les gentils » risquent leurs vies en élaborant un plan contre « les méchants ». La mission réussie, ces derniers sont au plus bas et doivent se venger. La tension monte, les héros sont affaiblis avant le dénouement final qui rend tout le monde heureux. Toutefois, ce n’est pas cela qui marque l’histoire. Le film surplombe de sa beauté et surtout de cette idyllique relation entre la créature aquatique et Elisa. Ces deux personnages sont incompris par le monde qui les entoure et, ensemble, ils développent un lien si fort que rien ne pourra les séparer.

Cette relation ainsi que le physique du monstre ne sont pas sans rappeler le célèbre film de Jack Arnold, L’Étrange Créature du lac noir, sorti en 1950, qui met en scène un amour impossible entre une femme et une créature aquatique persécutée par des humains. Le nouveau film de Guillermo del Toro représente quand à lui la réussite de cette connexion entre la créature et l’être humain malgré les nombreux obstacles qui les séparent. Elisa fera tout pour pouvoir être avec cette créature et être ainsi heureuse.

 Les acteurs sont pour la plupart parfaits. Que dire du lyrisme que dégage Sally Hawkins dans le rôle d’Elisa ? Ou que dire du terrifiant et si concret Michael Shannon dans le rôle du méchant agent américain ? Giles (Richard Jenckins) ou encore Zelda (Octavia Spencer) sont eux aussi très crédibles dans leurs rôles. L’esthétisme visuel a lui aussi son importance capitale et créé une atmosphère unique. Ce mélange de teintes vertes et bleutées rappellent les profondeurs de l’océan où vit justement le monstre aquatique. Cet aspect esthétique nous fait voyager et permet de créer un monde fictionnel étrangement semblable au réel. Parce qu’effectivement, Guillermo del Toro ne s’arrête pas seulement à la beauté et la poésie de cet amour. Le réalisateur mexicain va bien plus loin et se sert du contexte du film, celui de la Guerre Froide, pour y exposer les problèmes de l’époque ou encore la bêtise humaine. Le vieux voisin et ami d’Elisa, Giles, se retrouve seul parce qu’il est homosexuel ou encore Richard Strickland, un agent américain fort peu sympathique, représente la haine absurde entre russes et américains par exemple. Ces subtiles critiques ne viennent pas alourdir le film, au contraire, elles l’enrichissent.

Mention spéciale à la très émouvante scène du rêve d’Elisa où celle-ci croit parler et avouer son amour à la créature. Elle s’imagine danser avec son étrange compagnon dans une de ces comédies musicales en noir et blanc qu’elle adore regarder à la télévision. Cette scène, si douce et innocente, met en scène toute la bonté et la tendresse d’Elisa, ne pouvant nous laisser de marbre.

Ainsi, la portée politique et sociale s’ajoutent à la poésie déjà présente afin de former une œuvre extrêmement intéressante tant dans son esthétisme que dans les idées qu’elle défend. Le film est un  retour à l’enfance qui nous fait rêver face à cette relation si attachante. Une petite touche de douceur dans ce monde de brute. A voir.

Léo E.

(image en Une tirée du film / Guillermo Del Toro dans le texte, image libre de droit sur flickr.com)

 

Expulsions vs accueils : les réfugiés au coeur du débat

Avant d’être présenté en conseil des ministres le 21 février, le projet de loi immigration a été envoyé en Conseil d’État. Le texte comprend quelques protections supplémentaires pour les migrants mais aussi beaucoup de mesures destinées à faciliter les expulsions. Le futur « projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », a déjà fuité sur les réseaux sociaux et suscite de nombreuses réactions. La crise des migrants que subissent l’Europe et la France nous interpelle : que faire de ces réfugiés ?

Le texte compte quelques avancées pour les migrants. La principale consiste à augmenter d’un à quatre ans la durée du titre de séjour. La délivrance d’une carte de séjour de dix ans à la famille d’un réfugié mineur est aussi facilitée.

Mais le projet de loi confirme aussi la volonté de raccourcir à six mois la durée moyenne d’instruction de la demande d’asile contre onze mois actuellement. Le texte prévoit aussi « un schéma national » qui déterminera « la part de chaque région dans l’accueil des demandeurs d’asile ».

Immigration irrégulière

Le projet de loi vise à renforcer « l’effectivité et la crédibilité de la lutte contre l’immigration irrégulière ». On y retrouve l’augmentation de 16 à 24 heures de la durée de la retenue administrative pour vérifier le titre de séjour. La prise d’empreintes y sera alors plus systématique. En cas de refus de prises d’empreintes, les sanctions pénales déjà prévues pourront être assorties d’une interdiction du territoire.

Enfin, il comprend également tout une série d’articles visant à améliorer l’attractivité de la France envers les immigrés hautement qualifiés, via le « passeport talents » notamment.

Reçue à Matignon début janvier, une trentaine d’associations qui s’occupent des migrants ont estimé être déçues par le projet de loi « asile et immigration. » Ce projet devrait arriver à l’Assemblée au printemps.

En France, 262 000 titres de séjour ont été accordés en 2017 contre… 14 859 expulsions. Si la France n’est pas la destination préférée des migrants, leur nombre augmente. Parmi eux, nombreux sont celles et ceux qui fuient la guerre : 24,3% d’Afghans, 10,3% d’Irakiens (plus d’autres pays situés au sud-est du bassin méditerranéen).

Pourquoi toutes ces malheureuses personnes viennent en Europe ?

La vérité est désobligeante et c’est pour cela que nous préférons nous occuper du problème à nos frontières. Quelle vérité ? Je parle de la mise en place de dictateurs, dans le passé, qui, en contrepartie de leur accès au pouvoir nous accordent un petit crédit sur le pétrole… Depuis, les populations en paient les conséquences. Ainsi, là-bas, en Syrie, en Irak et ailleurs, c’est la guerre, à cause d’Européens (ou d’Américains) bien trop obnubilés par le profit. Faut il durcir de plus en plus la frontière et rejeter un maximum d’étrangers et ne prendre que le minimum qui nous « intéresse » ou bien régler le problème à la source ? En attendant, plusieurs dizaines de milliers de familles quittent leur pays en quête d’un ailleurs où leur vie ne sera pas en danger et nous ne pouvons pas les abandonner.

Bien, je vous remercie pour votre lecture et j’espère vous avoir fait réfléchir…

Tiens, d’ailleurs, il existe un grand nombre d’associations et si vous souhaitez aider les réfugiés, vous pouvez contacter  Utopia 56, l’ Unicef  (associations pour le bien des enfants dans le monde) ou encore la Cimade ou Le Secours Catholique.

Dororo (dessin d’Alexis)

Balance ton Weinstein !

Que de bruits, de mots et d’articles depuis l’arrivée dans l’actualité de l’affaire Harvey Weinstein ! Si tout le monde n’a pas toujours un avis intéressant sur cette question, les médias sont littéralement saturés et nous, lecteurs et spectateurs, nous perdons l’essentiel du message qui doit passer : non aux harcèlement et aux agressions sexuelles ! Notre société doit évoluer vers davantage d’égalité et de justice. Retour sur une affaire qui n’a pas fini de faire parler d’elle…

Harvey Weinstein est un producteur américain très influent dans le monde du cinéma. Il a contribué à de nombreux films de Quentin Tarantino ou Martin Scorsese. Le 05 septembre dernier, le New York Times publie une tribune, des femmes y témoignent contre Weinstein et dénoncent des agressions sexuelles, des viols et du harcèlement sexuel.

C’était connu qu’à Hollywood M.Weinstein pouvait apparemment mettre en lumière de jeunes actrices, où dans certains cas, avait le pouvoir de les en éloigner, c’était en quelque sorte un « marché » sexuel.

Il manipulait des jeunes femmes, leur donnant rendez vous dans des hôtels…

L’affaire Weinstein a troublé Hollywood qui a été plongé dans le chaos : films et séries annulés, tournages en retard, soupçons et dénonciations, comme, par exemple, Woody Allen, qui tout récemment, s’est vu être accusé de harcèlement sexuel par sa fille adoptive.

Après l’apparition de cette tribune, Weinstein s’est vu licencié de la Weinstein Company et expulsé de l’Académie des arts et des sciences du cinéma.

Il a répondu à la publication de ces accusations dans une lettre commençant par ces mots : « Je suis devenu adulte durant les années 60-70, période durant laquelle les règles de comportement et de travail étaient différentes ». Suite à ça, il a dit s’écarter de sa compagnie pour s’occuper pleinement de ses « démons internes » qu’il soigne grâce à une thérapie. Il rappelle que dorénavant il se concentrera sur la NRA, association qui défend les droits de commerces des armes à feux aux États Unis et qui se dit protéger les droits civiques… Les plaintes portées contre lui suivent leur court et aboutiront sans doute à une ou plusieurs condamnations judiciaires.

Cette affaire très médiatisée est une vague qui a déferlé partout sur les réseaux sociaux par l’intermédiaire des hashtags : #balancetonporc ou #metoo. Des femmes du monde entier, qui, elles aussi on témoigné et témoignent encore d’agressions sexuelles et de harcèlement. Ce mouvement planétaire a littéralement libéré la parole des femmes sur certains faits restés cachés. Grâce à l’effet de masse, plusieurs femmes ont témoigné de ce qu’elles subissaient au quotidien.

Quatre mois après la tribune du New York Times, le 9 janvier dernier, Le Monde publie à son tour une tribune signée par une centaine de femmes. Ce texte prône la liberté d’importuner et critique un féminisme qui véhicule la haine des hommes.

Signée par des grandes célébrités, comme Catherine Deneuve, la tribune dénonce les effets de masse de notre société qui juge et condamne tout ce qu’elle voit. L’actrice rappelle être elle-même féministe et avoir été l’une des 343 salopes qui, en 1971, avaient signé dans le manifeste « Je me suis faite avorter ».

La tribune, qui prône la liberté d’importuner, dit qu’une main sur un genou, ce n’est pas blâmable, qu’il s’agit d’une simple drague maladroite. Et que l’effet de masse véhiculé par le #metoo et #balancetonporc, qui a soulagé un grand nombre de femmes, n’est qu’un mouvement qui prône la haine des hommes.

Liberté d’importuner ? L’expression, déjà, est un problème. Importuner quelqu’un, c’est porter atteinte à sa liberté. Sous aucun prétexte on ne peut toucher quelqu’un qu’on ne connaît pas avec l’excuse d’une drague maladroite simplement parce que l’envie nous vient. Une main baladeuse et des propos déplacés n’ont rien à voir avec une relation consentie dans le respect mutuel.

Nos corps nous appartiennent, personne, a priori, n’a le droit d’y toucher sans un consentement mutuel. Un homme qui se frotte sur une femme, ce n’est pas acceptable. En tout cas ça ne s’appelle pas « une drague maladroite », mais plutôt une agression sexuelle.

Les propos de la liberté d’importuner sont d’un autre temps : aujourd’hui ce ne sont pas des mains sur un genou, dans le métro, que les femmes subissent, et même une main sur le genou, si se n’est pas de l’ordre du consentement mutuel, cela n’a pas lieu d’être. Les agressions sont aujourd’hui bien plus violentes et traumatisantes. Catherine Deneuve dit en avoir assez que partout des avis soient donnés, que l’on condamne des réalisateurs pour un acte commis une vingtaine d’années auparavant, mais en expliquant son propos, elle donne sont avis, un avis qui, grâce à sa renommé internationale est repris et commenté d’autant plus ! Elle dit de notre génération qu’elle crée des mouvements de groupes extrémistes et où la liberté sexuelle meurt sous les coups du consentement mutuel, elle dit qu’aujourd’hui nous créons des vagues d’actualités énormes où une petite faute mène à un lynchage médiatique public. Sa tribune a circulé dans le monde entier et a aussi créé une vague.

Ces polémiques et ces discussions sans fin où nombreuses sont les personnalités à vouloir imposer leur point de vue nous éloignent du sujet principal : le harcèlement et les violences sexuelles subies par les femmes.

Quand est-ce que les femmes pourront-elles se considérer être des êtres humains à part entière ?

Quand pourront-elles s’estimer être l’égal des hommes ?

Quand pourront-elles s’exprimer, sans qu’elles ne soient réprimées, sans être au service des hommes, sans être critiquées de partout ?

Quand pourront-elles faire ce qu’elles veulent sans être victimes ?

Quand est-ce qu’on arrêtera de dire aux femmes de ne pas rester dans des positions de victime, alors que le problème vient de l’agresseur ?

Chloé (dessin de Romane)

(image en Une libre de droit sur flickr.com)

Du court, où en est l’égalité ?

Concrètement au-delà des manuels scolaires, au quotidien l’inégalité hommes/femmes, où la perçoit-on ?

Chez le coiffeur par exemple, un homme paiera entre 18 et 25 euros et une femme 25 à 39. En France. Mais on retrouve ce phénomène partout dans le monde…

Ayant les cheveux courts je m’interroge, quelle différence existe-t-il entre mon frère et moi lorsque nous allons nous faire coiffer ?

A cette question la coiffeuse répond qu’il s’agit d’une généralité : les femmes ayant des cheveux plus longs le brushing prend plus de temps, elle consomme une plus grande quantité de produit etc. Tandis qu’un homme sera plus rapide et simple à coiffer.

Par ailleurs, en vérité, j’apprends qu’il faudrait aller plus loin que ça car chaque nature de cheveux est différente et plus ou moins complexe à apprivoiser, et que chaque individu devrait avoir un forfait propre à son cheveux. Elle en conclut que par souci de simplicité, il faut bien faire des généralités.

Ce genre de généralités me coûte 28 euros par mois contre 18 pour mon frère, alors à bas ce genre de simplicité. A poste égale je serais moins payée, et à coupe de cheveux égale me voilà déboursant plus qu’un autre.

Certains combats se mènent en passant par les choses les plus futiles.

Elina

(image en Une libre de droit sur flickr.com)

Féminisme (nom masculin)

1. Doctrine qui préconise l’égalité entre l’homme et la femme, et l’extension du rôle de la femme

Que ce soit clair entre nous, il existe autant de féminismes qu’il existe de féministes. Pour nous, c’est bien simple : nous défendons l’égalité totale entre les sexes.

Et voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça. Mais un expert sera plus à même que moi pour définir ce qu’est le féminisme, je laisse donc la parole à Wikipédia qui le définit ainsi : «  Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. ».

Le féminisme s’est fortement démocratisé depuis quelques années et on n’a plus honte de se revendiquer en tant que tel, cependant ça n’a pas toujours été le cas. Avant, on avait souvent l’image de la féministe qui manifeste les seins nus, le poing levé vers le ciel laissant s’exhiber des aisselles velues, les cheveux courts et des sourcils très rapprochés à la Frida Kahlo, la féministe était lesbienne et hystérique, haïssait les hommes et souhaitait remplacer notre bonne vieille société patriarcale par une société matriarcale. Si c’était déjà faux avant, ça l’est toujours autant aujourd’hui. En effet, je connais bons nombres de filles et de femmes féministes jusqu’au bout des orteils et qui se maquillent, passent du temps dans la salle de bain le matin, s’épilent, s’apprêtent.

Oui, le fait d’être « coquette » peut être perçu comme la conséquence d’une pression sociale mais seulement quand ce n’est pas un acte consenti. Si une femme se sent plus à l’aise maquillée, mieux dans sa peau quand elle est en jupe, c’est son choix et elle le fait librement.

Ce qui est critiqué par les féministes, ce sont les pressions sociales faites aux femmes.

L’exemple de l’épilation est parfait : qui a décidé que les femmes devaient retirer leurs poils et que les hommes non ? Alors qu’ils en sont tous deux dotés naturellement ! Personnellement, je ne trouve pas que les poils de jambes soient disgracieux mais je comprends parfaitement que d’autres ne pensent pas comme moi. Seulement, je ne veux pas que ces personnes m’imposent leur vision, tout comme je n’ai pas à leur imposer la mienne.

Finalement on peut dire qu’être féministe, c’est vouloir être libre de disposer de son corps comme on l’entend, de pouvoir faire tout ce que la société autorise aux hommes, et par-dessus tout c’est vouloir l’égalité parfaite avec ces derniers au point de vue de la loi. De même, puisque les femmes sont libres de s’épiler et de se maquiller, les hommes doivent être libres de pouvoir en faire autant, si l’envie leur en dit.

Lise

(en une, image libre de droit sur flickr.com)

Comment paraître intelligent ?

Si vous lisez cet article, c’est soit par curiosité, soit par réel besoin. Dans le premier cas, poursuivez votre lecture et dans le second, passez votre chemin. Non je plaisante, restez et soyez attentifs, ces conseils peuvent vraiment vous être utiles.

Abraham Lincoln, un chouette type, disait : “Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n’en laisser aucun doute.” … Je vous laisse le temps d’assimiler toute la portée de cette phrase… Le premier conseil que je pourrai donc vous donner est de la fermer. Ne me remerciez pas pour celui-là, c’est cadeau.

Passons aux choses sérieuses. Si vous voulez paraître intelligent bien que votre QI ne dépasse pas celui du mec qui fait encore la blague de Jonathan (Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ?… Jaune attend) et qui trouve ça drôle, je vous conseille d’utiliser des mots comme intergouvernementalisation, masseuses-kinésithérapeutes ou encore hexakosioihexekontahexaphobie. Et bien sûr, rien ne vous sert de connaître leur signification car, selon Alphonse Esquiros : “Les longs mots sont comme les longues robes, ils cachent souvent quelque défaut d’intelligence”. Ah sacré Alphonse ! Il avait compris beaucoup de choses : oui, vous pouvez utiliser des mots très longs et savants qui vont donner l’illusion à votre interlocuteur que vous êtes bourré(e) d’intelligence (alors que vous êtes sans doute juste bourré(e)), même si ce n’est pas le cas… De plus, vous deviendrez imbattable au scrabble, ce jeu dont même le nom est chiant.

Si, malgré cela, votre entourage vous considère toujours comme inférieur à Einstein, changez d’amis : “ À quoi servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ? “ (Pierre Dac). Effectivement, Pierrot, il est envisageable de s’entourer d’amis stupides (pour ma part, c’est déjà fait). Cependant, ne faites pas comme Jean Carmet : “Pour briller j’ai besoin de m’entourer de gens moins intelligents que moi. J’ai du mal à en trouver.” Et trouvez-en réellement.

Toutefois, maintenant que vous êtes noyé au milieu de ces gens remplis d’imbécillité, ne vous oubliez pas vous-même car, selon Johann Wolfgang von Goethe, “L’homme qui sait reconnaître les bornes de son intelligence est le plus près de la perfection.” Donc, si vous jugez vous-même des capacités restreintes que vous possédez, vous atteindrez alors un havre de perfection.

N’hésitez pas non plus à recourir à l’humour comme le fait si bien notre Bernard Werber chéri :”Qu’est-ce qu’une blonde teinte en brune ? De l’intelligence artificielle !”. L’humour, ça ne peut vous faire que du bien !

Conseil suivant : ayez des mains, une théorie avancée par Aristote… Du moins c’est ce que j’ai cru comprendre… Jugez par vous-même : “Ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais parce qu’il est le plus intelligent qu’il a des mains.” C’est bon, pour vous là ? Allez, on enchaîne.

Adaptez-vous ! Vous rencontrez des nudistes dans la rue, hop ! A poils ! En effet, selon André Gide, ” L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation.”

Faites également davantage confiance à vos profs car “Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligences humaines.  » C’est Victor Hugo qui l’a dit. Imaginez-vous ainsi, allongée à même le sol, pendant que votre prof de [je ne veux pas problème] préférée vous gratte le dos avec un râteau. Voilà comment on devient intelligent !

Pour paraître intelligent, prenez garde également à ne pas tout comprendre comme l’a déclaré Claude Lévi-Strauss : »L’intelligence est la faculté à l’aide de laquelle nous comprenons finalement que tout est incompréhensible. » Oui ! Même s’il faut aller jusqu’à demander à sa petite cousine comment fabriquer un jouet Kinder, c’est le prix à payer pour impressionner.

Et enfin, dernier et ultime conseil : faites comme moi, soyez un imposteur. Utilisez des citations de n’importe qui. Si la personne en question est inconnue au bataillon, faites bien comprendre à votre interlocuteur que cette personne est pourtant très célèbre ; un bon moyen pour le rabaisser et, de la même façon, de vous valoriser.

Si après ça vous ne paraissez pas plus intelligent, vous êtes un cas désespéré.

L ou N

(image en Une de Frank Ribéry, libre de droit sur flickr.com)

Big Brother is scoring you

D’ici quelques années, c’est dans un monde similaire à « Nosedive », le premier épisode de la troisième saison de Black Mirror, que vivront les Chinois. Cette anthologie montre plus ou moins la dépendance des hommes vis-à-vis des nouvelles technologies et les conséquences de cette dépendance. Ici, on nous présente un monde rongé par le besoin de se noter, de s’évaluer à chaque fois que l’on se croise, des notes permettant une ascension dans la société. Il n’est plus question de personnalité et de sentiments, tout est dicté par une simple note. « Nosedive » nous plonge au cœur de ce problème avec une réflexion qui prend surtout son sens dans la seconde partie de l’épisode… Les Chinois ont le projet de faire de cette fiction une réalité. Etes-vous prêts à être « scorés » ?

Annoncé en 2014, le « système de crédit social » ou « scoring » est un projet du gouvernement chinois qui devrait être mis en place en 2020. Il consiste à attribuer aux citoyens, aux fonctionnaires et aux entreprises, une note représentant la confiance dont ils sont dignes. L’idée est de collecter des centaines de données sur les individus et les entreprises, depuis leur capacité à tenir leurs engagements commerciaux jusqu’à leur comportement sur les réseaux sociaux, en passant par le respect du code de la route. « Si la confiance est rompue dans un domaine, des restrictions sont imposées partout ». On sait très peu des moyens concrets, le document préparatoire de 2014 montre la volonté du gouvernement à résoudre trois problèmes majeurs : la sincérité dans les affaires gouvernementales, la sincérité dans le commerce et la sincérité sociale. Ainsi, tous les scandales qui ont secoué la Chine ces dernières années (sécurité alimentaire, santé, arnaques dans l’e-commerce, conflits liés au travail et l’immense problème de la corruption) devraient ne plus jamais se reproduire. Entre 350 et 950, la note attribuée variera donc en fonction de tout un tas de critères basés sur les informations que l’on pourra récupérer sur les individus, sur leurs activités dans la vie réelle comme sur internet. Votre jolie note de citoyen augmentera alors si vous payez vos impôts à temps et si vous vous occupez bien de vos parents. En revanche, faites attention aux points négatifs résultants de cette preuve d’immaturité qu’est l’achat régulier de jeux vidéos.

Mais la mise en place d’un tel système pose d’immenses problèmes. Au-delà du problème étique de contrôle des citoyens, d’un point de vue pratique, ce système implique une infinité de nuances : les sources de données sont multiples, et collectées dans des formats différents, avec des risques d’erreur et de manipulation. Il faut ensuite déterminer la « valeur » de chaque acte, sachant que chaque individu est différent. Tout cela conduit de toutes évidences à une concurrence, une hypocrisie et une injustice de plus en plus élevées. Si ce système est introduit en France chacun de nos mots, de nos actes, de nos clics seront contrôlés et enregistrés…

Adieu libertés individuelles !

Perdue dans nos recherches sur ce sujet qui nous tient à cœur, j’ai eu la chance, ou la malchance (à vous de voir), de découvrir sur Europe 1 un interview de 2015 de notre ancien ministre de l’Economie. Le jeune homme vantait les mérites de la loi Noe, fort heureusement refusée un an plus tard, proposant que les banques accordent plus facilement des prêts à des personnes ayant une note de confiance élevée. Non, nous ne rêvons pas : l’homme qui dirige notre petit pays, Emmanuel Macron, encourageait en 2015 l’utilisation du scoring qui nous mènerais tout droit à la dystopie.

Tout. Va. Bien.

Oh je vous vois tous, derrière ce journal, étonnés et déjà révoltés. Mais, cher lecteur, combien de likes, d’étoiles, de pouces bleus, as-tu attribué cette semaine ? Dans cette société où l’image que l’on donne aux autres compte plus que tout, combien de temps faudra-t-il avant que l’on adopte complètement le scoring et que ces pauvres 17 likes de ta dernière photo t’empêchent de prendre un billet d’avion en 1ère classe ? Quand sommes-nous devenus les principaux acteurs de ce film catastrophique qu’est le 21ème siècle ? Et surtout, quand aurons-nous le courage d’apprendre à jouer notre rôle pour sauver la suite ?

Koupa (avec l’aide de sa coéquipière de brainstorming Lilah)

(image libre de droit sur pixnio.com avec photomontage)

En morceaux ou en poudre ?

Une étude récente démontrerait que le sucre et la cocaïne seraient deux substances aussi addictives l’une que l’autre. Le sucre serait même plus addictif encore que la cocaïne.

Le sucre, vraiment addictif ?

Et bien mesdames et messieurs, si vous ne le saviez pas, le sucre est effectivement une substance addictive et ce, pour une raison bien particulière, c’est grâce à lui que notre cerveau fonctionne. Les cellules nerveuses le constituant consommeraient au delà de 60 % du glucose (un sucre) ingéré par notre organisme. Et si tout la majorité de la communautés scientifique s’accorde sur le fait que l’être humain est addict au sucre, elle est divisée quant à la dite étude qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne ( publiée dans le British Journal of Sports Medicine par deux chercheurs de l’Institut du coeur de Saint Luke, aux Etats-Unis).  qui dit que le sucre pourrait donc être comparé à la cocaïne. Selon les deux chercheurs, »la consommation de sucre produit des effets similaires à la consommation de cocaïne, notamment parce qu’elle altère l’humeur, possiblement parce qu’elle induit le plaisir et [active le mécanisme du cerveau de] la récompense, ce qui provoque la recherche du sucre ».  La consommation de sucre et la consommation de cocaïne stimulent donc les mêmes parties du cerveau.

Chez nous, la perception du goût sucré active des récepteurs dans notre bouche. Ces récepteurs sont directement connectés à des neurones de notre cerveau qui, eux, libèrent de la dopamine qui est la principale source de gratification de notre organisme. Une seconde composante semble aussi avoir un rôle. Le passage dans le sang de ce sucre transformé en glucose provoque une seconde activation dopaminique, totalement inconsciente… Sensation de plaisir et besoin de renouveler l’expérience sont donc associés à la consommation de sucre.

Ce qui divise réellement

Les tests qui ont donné ces résultats ont été effectués sur des souris, ce qui est bien souvent le cas mais porte déjà à confusion. En effet, le métabolisme de ces animaux reste tout de même différent de celui d’un être humain. Notamment sur un fait principal : il est bien plus rapide. Un autre point de désaccord : si les scientifiques s’accordent sur les dangers liés à la surconsommation de sucre -caries, obésité, diabète-, certains mettent en avant que ses effets n’ont rien à voir avec ceux des stupéfiants comme la cocaïne.

Une vérité qui dérange

Nous sommes en droit de nous poser cette question. Pourquoi cela dérangerait ? Et bien tout d’abord car, comme dit plus haut, le sucre est important pour le corps mais c’est également un des composants principaux de notre alimentation et le comparer à une drogue dure pourrait très vite nuire aux industriels qui eux, ont déjà bien compris que le sucre était addictif. Les taux de consommation de sucre par habitant dépassent des plafonds alarmants : on parle ici de près de 80 kg de sucre ingéré par personne en une seule année ! Ce n’est pas seulement dû au fait d’une surconsommation de nourriture mais également à une augmentation du pourcentage de sucre dans les produits de consommation du quotidien. 60% des produits de l’industrie agroalimentaire en contiennent, y compris des produits salés, comme les plats préparés sous vide.

Ce qui dérange également c’est qu’avec cette étude, ce sont les effets nocif du sucre qui sont évidemment mis en devant. En effet, la surconsommation de sucre amène avec elle tout un tas de soucis de santé (Hyperglycémie/Hypoglycémie). Aujourd’hui, la France compte 3 millions de diabétiques et plus de 6,5 millions d’obèses. Des maladies qui, sur le long terme, tuent.

Les avis scientifiques divergent sur cette question de l’addiction et s’il n’y a pas consensus chez les scientifiques, cet article détient la vérité sur un fait qui a été plus ou moins dissimulé : le sucre est fortement addictif. S’il ne l’est peut être pas autant que la cocaïne, il serait la substance addictive la plus consommée au monde.

A/CProd (dessin de Lise)

(image libre de droit : flickr.com)

Que faire en cas d’invasion extraterrestre ?

Vous ne vous êtes jamais posé la question si une vie était possible ailleurs que sur la Terre ? Un monde parallèle ? Les petits hommes verts ? Ou bleu ? Des petites créatures visqueuses avec de grand yeux noirs existent-elles ? Pendant quelques phrases, imaginons que oui. Bim. Ils existent les petits hommes verts. Je vous pose alors une autre question : que feriez-vous si ceux-ci nous attaquaient ? Vous lutteriez ? Ou, au contraire, vous prendriez la fuite ? Ou, encore, vous resteriez indifférent ? C’est donc de mon devoir de conseillère de vous conseiller quelques conseils…

 

Plusieurs solutions s’offrent à vous : si vous possédez un sous-sol, une cave, un garage, un cabanon, une cabane, un abri anti-atomique… Et que vous êtes effrayé.e, enfermez vous avec des provisions comestibles et attendez que ça passe. Oui, dans ce cas, vous ne penserez qu’à vous mêmes… Mais après tout, on n’a qu’une vie… Si vous êtes dans cette réaction euphorique, de panique, vous pouvez également courir, vite, tout.e nu.e, les bras en l’air, jusqu’à vous faire arrêter par la police et là, à ce moment là, vous serez en sécurité (il me semble). Bon, si vous êtes aussi chelou.e que la personne précédente, vous pouvez essayer de vous déguiser en extra-terrestre grâce au magasin « fête ci, fête ça », et vous rendre compte qu’ils n’ont pas du tout cette apparence et que donc vous êtes fait enfumer avec un déguisement à 30 euros. Et qu’en plus, vous avez l’air ridicule avec vos antennes en plastoc et votre maquillage moisi.

L’autre camp, est celui des réalistes, voire des cyniques, qui eux, je pense, réagiraient avec indifférence et entêtement face à ces petits êtres venus de l’espace, les petits hommes gris, ou rose, ou jaune fluo. Ce cas est moins intéressant pour l’article que je suis entrain d’écrire. J’ai alors une autre question : qui appelleriez-vous pour faire face à cette attaque ? Nabilla, Kev’ Adams ou Matt Pokora au cas où les aliens seraient armés et féroces ? Pour ma part, je pense immédiatement à Rick et Morty, sans déc, eux ils savent y faire, reste plus qu’à espérer que Rick ne soit pas trop bourré. Ou alors une personne un peu plus sérieuse et compétente ? Quelqu’un qui connaît les aliens ! George Lucas ? Les derniers jedi ou les stormtroopers ? Cela dépend de quel côté vous êtes…

La Collaboration avec les Envahisseurs, façon Pétain… Certains pourraient sauver leur peau… Ou organiser un concert façon Enfoirés pour leur donner une meilleure image de nous et espérer que ça calme leurs ardeurs conquérantes ? Leur proposer la création d’un aéroport intergalactique, un astroport, à Notre Dame des Landes pour occuper les zadistes ?

Mais doit-on seulement imaginer qu’ils soient agressifs envers nous ? Imaginons pour quelques instants le contraire, que ferions-nous ? On sort le buffet à volonté ? L’apéro avec les chips, les cacahuètes et les crêpes caramel beurre salé ? Un p’tit jaune ?

On pourrait créer des jumelages avec leurs villes, trouver des correspondants et faire des voyages interstellaires pour passer du temps chez eux, organiser des barbecues ou on grillerait des saucisses de l’espace ! Envisager des mariages mixtes avec ces créatures. On vivrait alors heureux et on aurait beaucoup d’enfants avec des têtes toutes bizarres.

Ou alors, pour conclure cet article, créons un énorme panneau pour l’occasion avec écrit : C’EST FOUTU ICI.

 

Alwena Rissel (dessin de Paul)

Du street, du wear, de la chaussure !

Michael Jordan, le basketteur ultime, meilleur sportif de tous les temps selon certains, vient de fêter ses 55 ans. Lorsque Nike a signé avec Michael Jordan son contrat de sponsoring en 1984, la firme ne s’imaginait pas à quel point ce contrat lui rapporterait. Plus de 30 ans après, Jordan reste une légende et son nom évoque les sneakers sur lequel trône toujours sa silhouette s’élevant vers les sommets : le « Jumpman ». Ce logo est connu dans le monde entier et a grandement contribué au phénomène « sneakers ». De New York à Lorient en passant par Madrid, Moscou ou Dakar, la basket de rue est devenue un phénomène mondial. Toutes les marques s’y sont mises. La culture des sneakers est partout et continue de s’étendre… Comment des gens comme vous et moi dépensent des milliers de dollars ou vont jusqu’à s’entre-tuer pour une paire de baskets ?
Comment on en est arrivé là ?
Bien que présentes comme élément clé de la mode depuis les années 60, les chaussures d’inspiration sportive sont réellement devenues un objet de convoitise majeure à partir des années 80, plus précisément après la création de la ligne Air Jordan, née de la collaboration très lucrative entre l’équipementier américain Nike (jsp si vous connaissez) et le basketteur Michael Jordan en 1984 comme je vous le disais. Ces chaussures, bien que pas toujours agréables à regarder, sont sans conteste devenues un symbole dans la culture urbaine, particulièrement aux USA. Cet engouement vient du lien étroit entre la rue et le sport. En effet, on ne se rend pas compte à quel point le basket est un élément culturel essentiel aux Etats-Unis, plus encore que le football américain ou que le base-ball. Grâce à ces chaussures, n’importe qui pouvait acheter son appartenance à un groupe, à une tribu.
Jordans is the new gold
Cependant, les sneakers sont vite devenues des objets de valeur, à cause de leur système de distribution : en effet, les modèles de jordans les plus convoités sont ceux qui sont produits en quantité limitée. L’exclusivité des paires crée une fascination et une demande énorme (ce qu’on appelle la hype), et les prix montent en flèche, allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars pour les modèles les plus rares (prototypes ou modèles dont la sortie a été annulée) : j’ai sous les yeux une magnifique paire de AIR JORDAN 5 RETRO « TRANSFORMERS SAMPLE » en 44 proposée sur le site flightclub.com pour la modique somme de 49 245 euros, un cadeau idéal à offrir à l’anniversaire du cousin Kévin pour aller avec son faux sweat Supreme.
Le streetwear, dernier avatar du capitalisme mondialisé 
Évidemment, des petits malins avides d’argent facile ont rapidement développé un véritable business de la revente, achetant les chaussures à leur sortie pour les revendre dès que le stock initial est épuisé. Des milliers de personnes sur terre vivent maintenant exclusivement de la revente de sneakers. Certains sites, comme StockX, permettent même de spéculer et de suivre les cours de la valeur de revente. Dès lors, comment faire si l’on aime une paire mais qu’on se voit mal payer des milliers de dollars pour la porter tous les jours au lycée ? Sans parler des usines chinoises fabriquant à la chaîne des contrefaçons, souvent sur les mêmes lignes que les modèles authentiques tant convoités, venant inonder les sites de vente en ligne.
Prêts à mourir pour vos baskets ?
De nos jours, les Jordans ou les Yeezy Boost ( Kanye + Adidas ), de même que des modèles plus communs mais aussi symboliques comme les Nike TN « Requin », emblème du wesh de banlieue français, sont toujours aussi convoitées. Aux Etats-Unis, selon MTV, on dénombrerait chaque année 1200 morts dans des agressions liées à un vol de sneakers. Sans compter les habituelles émeutes dans les files d’attentes lors des sorties de Jordans … De plus, grâce à l’industrie du rap et aux réseaux sociaux, la culture sneaker prend plus d’ampleur que jamais, contaminant une population de plus en plus jeune.
Le phénomène est mondial aujourd’hui et on a beau aimer les sneakers, force est de constater deux choses : la culture street est en train de se banaliser, de s’uniformiser mais aussi peut-être de perdre son âme. Si de Sydney à Los Angeles, on porte les mêmes sneakers, où est l’intérêt ? Où est ma singularité ?Et a-t-on envie de voir le streetwear se limiter à des tenues composées uniquement de yeezys, de sweat supreme et de pantalons H&M ? Si, par ailleurs, on porte des sneakers parce qu’on aime la rue, l’underground et l’anti-conformisme, comment cautionner une tendance qui permet aux grandes marques de vendre à gogo et d’amasser des montagnes de dollars… Bref, le phénomène nous dépasse tous un peu…
Bon, sur ce, je vous laisse, je voudrais pas perdre l’enchère ebay sur la petite paire de 95 qui me tend les bras.
B8Town (texte et dessins)