Archives mensuelles : septembre 2017

Rio 2016, un lever de soleil toujours chaotique

Les infrastructures construites pour les JO l’ont été, apparemment, sans que personne ne réfléchisse à la suite… Qu’allaient devenir ces gros bâtiments ?

Et que penser de toutes les familles expropriées pour une bouchée de pain et expulsées de leur maison de force par la police  ?

Après les jeux, qui se sont déroulés du 5 au 21 août 2017, crise économique, corruption et effondrement des finances publiques se sont succédé et ont chacun tapé un peu plus fort sur un Rio déjà abîmé.

Dites-moi, connaissez vous les éléphants blancs ? Les éléphants blancs sont ces immenses sites bétonnés. Ces mastodontes représentent au mieux le gâchis des Jeux lorsque ceux-ci n’arrivent pas à être réexploités. Malheureusement, nombreuses sont les images qui tournent sur le net depuis un peu plus de six mois et qui montrent les sites des jeux dans un état d’abandon affligeant… Rio n’arrive pas à se relever : les services publics sont à l’abandon et une insécurité réapparaît dans les favelas.

Avec sa dette de 5,6 milliards d’euros (même Picsou n’a pas une somme pareille), la question se pose s’il ne faudrait pas vérifier les fonds et l’organisation avant d’imposer des jeux à des pays qui n’en ont tout simplement pas les moyens…

Vive les jeux à Paris en 2024 ?

Alexis

(image en Une : flickr.com)

It (2017) : si TERRIFIANT que ÇA ?

Annoncé depuis des mois comme le phénomène de l’année, il est arrivé sur nos grands écrans ! Qui ça ? It, le seul et l’unique clown terrifiant des générations et des générations d’enfants… Ce film d’horreur est déjà le plus grand succès de l’année et des tous les temps pour un film de ce genre au cinéma. Il a notamment battu, aux USA, le record détenu par l’Exorciste sorti en 1973… Je suis donc parti voir ce nouveau film d’Andy Muschietti.

Mais tout d’abord, l’histoire : Plusieurs disparitions d’enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine. Au même moment, une bande d’adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles. Ils vont connaître leur plus grande terreur…

Ça (2017) est la nouvelle adaptation du célèbre roman de Stephen King (le maître de l’horreur !), succédant ainsi au téléfilm de Tommy Lee Wallace sorti en 1990. Quelques jours après sa sortie il est déjà premier du box-office américain et français.

L’histoire se déroule dans les années 80, avec une ambiance étrangement semblable à Stranger Thing, où l’on retrouve les mystérieuses histoires d’un groupe d’enfants durant leurs vacances d’été…

Le film se compose de deux parties : dans la première, la plus intéressante, se trouve un étrange clown qui attire des enfants un à un dans ses pièges tandis que dans la seconde moitié du film se déroule la traque contre ce terrifiant monstre.

Une salle de bain recouverte de sang, des bras arrachés, un père martyrisant sa fille… Le film regorge d’un panel assez important et diversifié de violences mais ne parvient cependant pas à créer cette peur si attendue, si vendue depuis des mois. En effet, Ça est devenu un pur produit de marketing, promettant une expérience cauchemardesque manquant au rendez-vous.

Avec des screamers trop prévisibles et une utilisation bien trop importante des images de synthèse, le film ne se démarque pas parmi tous ceux présents dans son genre et semble même s’en éloigner. Ajoutons à cela des longueurs qui se font ressentir vers le milieu du film et certains plans censés donner un côté artistique sont inutiles, coupant ainsi l’ambiance horrifique pour essayer d’en faire un show visuel. Restant sur une seule époque précise et non pas sur une alternance de deux époques comme dans la première version de 1990, le film peut se permettre de développer une histoire intéressante pour quasiment chacun des enfants et être précis dans les détails. Les personnages sont solides, les enfants attachants et on s’identifie bien à eux, cependant cela ne suffit pas.

Une impression de déjà vue s’installe au fur et à mesure du film et finalement rien n’arrive vraiment à nous surprendre, pas même une quatrième rangée de dents acérées sortant de la bouche d’un clown aux yeux sans orbite.

Le clown (interprété par Bill Skarsgard), qui est l’attraction principale de ce film, est finalement ce qui est de mieux réussi grâce à son apparence inquiétante et son côté « clown fou » à la Heath Ledger, dans Batman Dark Knight pour son rôle du Joker, mais dans une réussite bien moindre. L’utilisation des ballons rouges est intéressante et donne une certaine touche artistique, fournissant une touche, trop maigre, de magie et de mystère manquant cruellement au film.

Ainsi, Ça, laisse un arrière-goût de déception de par son marketing trompeur et un abus d’images de synthèse ne produisant que peu de sensations. Parfois, il n’y a pas besoin d’en faire trop pour impressionner le spectateur… Essayant d’innover et de faire quelque chose de nouveau, l’effet escompté ne marche pas et on se retrouve alors devant un film peu novateur et surfait.

Au risque d’aller à l’encontre général, je ne vous conseillerai pas d’aller voir ce film au cinéma… Dans le genre, il y a bien mieux avec des classiques comme Shining, d’autres plus innovants tel que Get Out ou encore ceux dans l’horreur pure comme La colline a des yeux.

Aladin

Illustration en Une d’Adélie, affiche du film sur allocine.fr

Londres : mon moi-même est en panique

 

Ça y est, la rentrée est passée, les cours ont repris. Même la Gazette est à nouveau sur le pied de guerre, prête à pondre un merveilleux numéro, une fois de plus. Et, cette année encore, on compte. On compte les choses légères, comme les six ans de la Gazette, on compte les choses personnelles, comme les bientôt seize ans de ma petite soeur qui entre au lycée (vertiiiiige), et on compte les choses sérieuses. L’attentat de Charlie, c’était il y a presque trois ans. Il s’en est passé des choses, en trois ans, il s’en est passé des attentats. Analyse de la réaction de mon moi-même.

Le 7 janvier 2015, une attaque terroriste s’abat sur le QG de Charlie Hebdo, que nous ne présentons plus. Terrifié à la vue d’une humanité autodestructrice, mon moi-même de l’époque est vite rattrapé par sa vocation journalistique et, bien qu’affolé, se met à son travail d’analyse et de production, comme chacun des membres de la Gazette. Nous donnons naissance, une semaine plus tard, à un journal hommage particulièrement abouti. De nombreux autres journaux ont fait de même, tout le monde s’est mobilisé pour lutter pour notre hulanité. Et pourtant, dans nos coeur, la panique continue son bout de chemin.

L’attentat qu’a subie Charlie Hebdo a profondément ébranlé la France et le monde, et un très long moment de commémoration a suivi ces quelques jours de panique. C’est fou, cette capacité qu’a eu chaque humain, sur Terre, à éprouver de l’empathie pour nos victimes. C’est beau, ça redonne espoir.

Quelques mois plus tard, rebelote. Tant de dates, tants de villes… Paris est touché, mais pas seulement. Berlin. Nice. Stockholm. Bruxelles. Copenhague. Barcelone. Londres. Mon Dieu, tous ces événements, ça fait mal à mon moi-même.

Et pourtant.

Hier, vendredi. J’assiste à un de mes premiers cours à la fac et reçois un appel de ma maman. C’est pour EDF, me dis-je sans décrocher. Plus tard, message. « T’inquiète pas, c’était pour avoir des nouvelles d’Audrey après l’attentat mais c’est bon, elle va bien. » Et là, mon esprit n’a pas réagi de la même façon que les dernières fois. Je me suis renseignée rapidement sur les faits, une bombe qui n’a pas explosé mais pris feu, attentat « raté », en quelque sorte. Ma soeur Audrey, à Londres actuellement, va bien. Vingt-deux blessés. Et… je passe à autre chose. J’ai des choses à faire, je suis étudiante maintenant, j’ai des choses à gérer. La compassion, ça sera pour plus tard.

Ce n’est pas ce que je me suis dit sur le coup, non, puisque ça s’est fait par réflexe. Mais maintenant, je réalise que, autant par « habituation » à ce genre d’événements que par auto protection, l’humain a changé de réaction. Et putain, qu’est-ce que ça fait flipper ! Est-ce que je suis devenue une pierre ? Pourquoi ça ne m’atteint pas plus que ça, alors que pour les précédents attentats c’était le branle-bas de combat dans mon coeur ? Qu’est-ce qui a changé, je ne comprends pas ! J’ai peur. Peur de moi-même.

Régulièrement, les autorités, les pays, les humains sont confrontés à des attentats, des tentatives. On apprend, petit à petit, à déjouer les terroristes, on y arrive de mieux en mieux. Et les attaques sont également de plus en plus fréquentes. Comment pourrait-on donner tant d’importance à chaque événement qui se passe autant qu’à Charlie Hebdo, qu’aux attentats du 13 novembre au Bataclan, qu’au choc des dizaines de victimes de la promenade de Nice ? C’est difficile, voire impossible, de passer tant de temps en émoi. Notre quotidien, mais également notre corps, ne suivraient pas. Alors, on se protège. On se confine dans une bulle de pierre qui isole un peu notre coeur de trop de sollicitation émotionnelle, comme chaque humain le fait dans sa vie personnelle. On trie.

Savoir si l’on réagit de la bonne façon, c’est difficile, comme on peut remettre en question chaque réaction que l’on produit. Après un constat tel que celui-ci, de nombreuses autres questions se posent. Est-ce que nos réactions, individuelles et communes, sont bénéfiques contre les attaques que l’on subit ? Est-ce que ça nous rend plus fort, est-ce que réagir moins aux attentats est une bonne façon de décrédibiliser les terroristes ? Est-ce que leur donner moins d’importance, c’est bien, est-ce que ce n’est pas manquer de respect aux blessés, aux morts de ces attaques ?

Ces questions restent parfois sans réponse universelle, bien que chacun puisse avoir son avis. L’important, maintenant, c’est d’arriver, malgré les coups durs, malgré notre bouclier émotionnel, à rester humain, à rester unis et bienveillants, et surtout, à continuer de partager et de transmettre ces valeurs qui nous rendront plus fort.

Maïlys

citation : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Nietzsche

images libres de droit sur pixabay.com

Top 4 des raisons d’être végétarien

Non ce n’est pas un truc de babos gauchiasse à dreads…

Tout d’abord, petite clarification du végétarisme : un individu est dit « végétarien » quand il décide d’arrêter sa consommation de viande et de poisson. Alors oui, parfois, le manque de blanquettes de veau et autres bœufs bourguignons peut laisser un léger goût amer dans le fond de la gorge. Mais, dans l’ensemble, être végétarien(ne) dispose de plein d’avantages.

1. Raison économique

Eh oui, un jarret de porc, ça coûte un bras (sans mauvais jeu de mot) et quand on a un petit budget, keskonfè ? Je vous le donne en mille, on achète de la viande à bas prix. Ce qui nous mène à la deuxième raison.

2. Raison sanitaire

Les viandes de supermarché sont bourrées d’hormone et d’antibiotiques (car oui, même si les bêtes ne sont pas malades, on les soigne quand même, sait-on jamais…). Et forcément si l’animal en mange et que, nous, on le mange lui, ça se retrouve dans nos petits estomacs à nous.

Et après on meurt ! Bon d’accord, on ne meurt pas dans la minute qui suit mais à long terme, les maladies cardiovasculaires, les cancers et le diabète sont plus importants chez les mangeurs de viande. De nombreuses études scientifiques l’ont démontré.

3. Raison éthique

Bon déjà, le principe de tuer des animaux pour nous nourrir, c’est pas cool. Mais en plus, en 50 ans, notre production de viande a été multipliée par 5. Ce qui représente, de nos jours, 65 milliards

d’animaux abattus par an, juste pour le plaisir de nos petites papilles. Et pour parler poissons, à cause de la surpêche, d’ici 2048, tous les poissons auront disparu.

Et je ne mentionne pas ici les effroyables et scandaleuses conditions d’abattage des animaux… Si tu veux te renseigner sur ces pratiques révoltantes, même dans certains abattoirs « bio », Google te tend les bras. Je ne parle pas non plus ici des conditions d’élevage : en France, 80 % des poules sont élevées dans des cages d’une taille d’une feuille A4. Oui, la même que tu utilises pour faire des morpions en cours de français.

4. Raison écologique

1 million d’êtres humains meurt de faim dans le monde et la moitié de ce qu’on produit en agriculture sert à nourrir les animaux. Eh oui, ces petites bêtes consomment beaucoup d’eau et d’aliments. Pour produire l’équivalent d’un 1kg de bœuf, il faut à peu près 15 000L d’eau. Et sinon tu aimes les Big Macs ?

Si je te dis ça, c’est parce qu’un hamburger représente 2 500L d’eau à la production. Alors oui, c’est beaucoup, énorme même. La solution la plus efficace pour préserver l’eau, cette ressource indispensable, serait de réduire sa consommation de viande voire même de la supprimer.

Enfin, tout le monde est libre de ses choix, mais pense à ça la prochaine fois que tu t’enfiles un Big Mac.

Pour conclure, je finirai avec cette citation de Léonard de Vinci :

« Homme, si vous êtes vraiment, comme vous le décrivez, le roi des animaux, – j’aurais dit plutôt le roi des brutes, la plus grande de toutes ! – pourquoi prenez-vous vos sujets et enfants pour satisfaire votre palais, pour des raisons qui vous transforment en une tombe pour tous les animaux ? […] La Nature ne produit-elle peut-être pas en abondance des aliments simples ? Et si vous ne pouvez pas vous contenter de tels , pourquoi ne préparez-vous point vos repas en mélangeant entre eux ces aliments [d’origine végétale] de façon sophistiquée ? ».

Et dites-vous que même le grand méchant Hitler était végétarien… Ah, c’est peut-être pas terrible comme argument ça…

L ou N (dessin de Lise)

Tensions raciales aux States, encore ?

Aux States, comme vous le savez, ça craint : en ce moment on parle beaucoup de violences raciales, que ce soit avec les flics blancs tirant sur des Afro-Américains ou dans des bahuts comme le nôtre…

Et là, qu’est-ce qu’on entend ? Une manifestante anti-raciste a été tuée par une voiture bélier conduite par un suprématiste, un nostalgique des années fastes du klu klux klan  (14 août 2017). Vous savez le klu klux klan ou KKK, ce sont ces gens qui se déguisent avec des chapeaux pointus qui prônent la suprématie blanche sur les autres « races »…

Après ces événements, Donald Trump s’est prononcé sans pour autant condamner les violences commises, malgré l’émoi entier de la classe politique américaine et du peuple américain.

Plus récemment, le président américain s’en prend aux sportifs noirs qui, pour dénoncer les violences racistes de leur pays, mettent un genou à terre lorsque retentit l’hymne américain. Fin septembre, à Huntsville, dans l’Alabama, il était présent pour soutenir le sénateur Luther Strange dans le cadre de la primaire du Parti républicain. Le président américain a d’abord salué les valeurs qu’il estime partager avec ses partisans. « Nous sommes fiers de notre pays. Nous respectons notre drapeau » puis il s’est mis à condamner le comportement de certains de ses concitoyens : « Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n’aimeriez-vous pas voir les propriétaires dégager ces fils de pute (traduction de « son of a bitch », une insulte à la portée moins forte en anglais qu’en français) du terrain ? Renvoyés ! »

Des mots violents et déplacés qui ne vont pas apaiser les tensions raciales entre le peuple et le pouvoir, des tensions déjà très fortes entre la population afro-américaine et la police.

On n’a plus qu’à espérer que cette résurgence du racisme aux U.S.A ne soit que passagère, et que le pays le plus influent du monde trouve un comportement modèle sur ce point là.

Alexis

(photographie libre de droit : manifestants à Minéapolis en septembre après le meurtre d’un jeune noir)

Nouvelle : Le quotidien d’une Parisienne

A la Gazette, on traite d’actualité mais pas seulement… On la crée aussi !… Ici, en pleine période de rentrée littéraire, venez découvrir un texte composé par LouN, une courte nouvelle…

J’ouvre doucement les yeux. Mon homme est allongé à mes côtés dans ces draps encore chauds de la nuit. Je me tourne pour le regarder dormir. Ses paupières sont complètement closes. Il dort comme un bébé. Seul un souffle léger et régulier s’échappe de ses lèvres entrouvertes. Mon regard se dirige vers le réveil : 7h46, il va encore être en retard. Je le réveille « tout en douceur »; en lui sautant dessus. En panique, il se redresse, me toise puis se rallonge. Il regarde le réveil et puis se relève d’un bond :

« Pourquoi tu ne m’as pas réveillé plus tôt ?!? Je vais encore être en retard !

– Comme si c’était de ma faute! « 

Énervé, il quitte la chambre sans un regard. Et bien sûr, claque la porte derrière lui. J’ai horreur de ça, ça me hérisse le poil.. Mais je lui pardonne dans la seconde. Aah, les hommes ! Moi, je reste à la maison. Après un bon petit déj’, je m’assois sur le fauteuil du bureau et commence mon boulot. Au bout de plusieurs heures de travail acharnées, je fais une pause. Direction la fenêtre. Je regarde Paris, sa pollution, ses pauvres. J’aime écouter le ronron des voitures et observer toutes ces minettes sur les trottoirs qui, parfois, je dois l’avouer, me rendent jalouse… J’oriente mon regard chez la voisine. Toujours en train de faire du commérage celle-ci. A la seconde même où je jette une œil dehors, elle se met à m’épier. Agacée, je change de fenêtre. La voisine de ce côté-là est vraiment à plaindre, son homme ne rentre jamais à la maison. En plus, on raconte qu’il la bat.

Je songe au mien, à mon homme. L’an dernier, pour mon anniversaire, il m’avait offert un collier, magnifique. La date approche, je souris. Je jette un dernier coup d’œil à la voisine, elle est toujours là, à m’observer. Je soupire puis, rassasiée, je me remets au travail. À 18h30, il rentre du travail, harassé. Il s’affale sur le canapé. Pour le détendre, je commence par lui faire de petits massages mais il me dit que ce n’est pas le moment. Vexée, je retourne dans mon fauteuil. À 19h30, il m’appelle pour manger. Malheureusement pour lui, je boude.

Au bout de quelques minutes, il entre dans le bureau. Avec un regard attendri, il s’approche de moi, me prend dans ses bras et me serre tendrement. Puis, me dépose devant ma gamelle.

L ou N

image en une libre de droit sur https://www.flickr.com/

Où est l’art ?

De tout temps on peut le dire, a pu sembler difficile d’accès, à la fois pour ceux qui voulaient le rendre accessible que pour ceux qui souhaitaient y avoir accès. Mais, de nos jours, de plus en plus de nouveaux moyens de propagations de l’art sont à la disposition des artistes, et accessibles au public : ce désir de rendre l’art accessible à tous a pu se manifester par l’apparition du street art dans les années 80 et à présent, depuis quelques années, les réseaux sociaux s’y mettent.

On aura critiqué encore et encore la stupidité des contenus qui y circulent, mais dorénavant, de plus en plus de jeunes artistes, via Instagram principalement, nous offrent la possibilité de visiter leur feed Insta, comme une expo, et avec nos smartphones, nous avons accès à des mines d’or de peintures, dessins, photos, collages.

On connaît l’actualité des musées New-Yorkais, on suit la vie d’une artiste Australienne, on attend impatiemment les nouvelles pages de BD d’un jeune parisien, la vie d’une mannequin et les dernières réalisations des plus grands tatoueurs…

Un mail, un message instadirect, une réaction à un live, ces nouvelles plateformes ont pour elles de permettre l’interaction entre l’artiste et son public, et suscitent notre intérêt en fournissant toujours plus d’actualité, dévoilent le processus de création des oeuvres, les coulisses d’un shooting, et livrent à leur abonnés en avant première certains dessins.

Et loin de le faire par défaut, la plupart de ces artistes savent que les réseaux sont désormais un excellent moyen de se faire connaître : vivant de leur art pour la plupart, ils exposent à côté dans des musées, leur popularité sur les réseaux pour argument de vente, et monnaient via leur propres sites Internet leur créations. Ainsi, à tout âge, si une oeuvre de l’artiste que nous choyons nous plaît, elle peut être nôtre, et ce, pour un prix assez raisonnable (tout dépend de la cote de l’artiste et de ladite oeuvre).

Il est vrai que si l’accès se démocratise, deux écueils surgissent : d’abord le fait que certains artistes refusent ces réseaux sociaux par idéologie ou par habitude et que, d’autre part, cet accès facile aux comptes facebook, Instagram et aux sites internet démultiplie l’offre artistique ! Il devient parfois alors compliqué pour l’amateur d’art de s’y retrouver…

Mais attardons-nous sur les progrès plutôt que sur les zones d’ombre… Sans même que l’artiste ne soit actif sur un réseau, les gens partagent, via les Hashtag, des photos d’oeuvres dans la rue, des bons plans, des rencontres, des musées, des lieux !

Chacun a le pouvoir désormais, de se faire connaître, de connaître, ou de faire connaître un artiste.

Elina

 A suivre  !

Frances cannon : the Self Lobe Club

Instagram affiche 119k au compteur de cette artiste australienne de 25 ans.

Cosmogénèse : Le voyage du chat rouge & Petites histoires cosmiques

4897 abonnés pour ce bédéiste français qui nous transporte dans un univers étonnant plein de rebondissements.

LIving it rural : Pays-bas et Allemagne

Ce photographe de 20 ans, nous propose des photos de paysage d’une grande qualité, dans une unité parfaite ( 268 000 abonnés).

(image en Une libre de droit : pixabay.com)

La pornographie, ma meilleure amie

Si vous vous attendez à un discours moralisateur qui dénonce les torts de la pornographie, sachez que ce ne va pas être le cas ici.
Si vous cherchez à vous purifier l’esprit, je vous invite à consulter le formidable et breton LinksTheSun, sur Youtube, qui vous expliquera en 20 points pourquoi le porno c’est pas bien. Et si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de ce phénomène, je recommande l’article de Steven consacré à ce sujet dans le troisième numéro de votre chère Gazette Saucisse, détaillé et instructif.
Après ces quelques références de bon aloi, voici ce que moi, jeune adolescente lambda, ai à dire sur le sujet.

L’idée d’écrire cet article m’est venue suite à une prise de conscience : aujourd’hui, le porno est partout, accessible, et normal. Et chez nous autres adolescents, c’est presque devenu un « rite de passage » vers l’âge adulte, selon les sociologues.
Au cours de mes recherches, je suis tombée sur cette anecdote qui illustre bien mes propos : un professeur de Montéral a dû abandonner une étude qu’il avait lancée en 2013 car il n’a pas pu trouver un seul jeune homme qui n’avait jamais vu de film porno. Le plus fou dans l’histoire, c’est que je n’ai pas été surprise.
C’est peut-être parce que je viens d’un milieu libéré (dédicace à mes chers et tendres collègues de L et de théâtre) mais, pour moi, le tabou n’est plus. Le porno, c’est normal, ça devient une vanne, on se charrie. Qui n’en a jamais vu ?
Evidemment, pour accéder à ces images, il faut être majeur. Mais l’intérêt d’Internet, c’est le nombre incalculable de combines pour contourner les restrictions. Autant vous dire que « 18ans et + », ça nous fait doucement rigoler.

Devons-nous donc nous inquiéter de la place que prend le porno dans nos vies ?
C’est prouvé, de nombreuses études le confirment : les jeunes prennent trop souvent ce à quoi ils assistent devant leur écran pour un exemple. Malheureusement, cela influe sur leur confiance en eux et détraque leurs relations. C’est triste de se dire que l’époque des premières expériences est faussée par les idées préconçues que certains ados ont à cause de la pornographie.
Par ailleurs, un garçon a en moyenne 11 ans quand il voit pour la première fois des images pornographiques. C’est l’âge de mon petit frère, autant vous dire que le chiffre fait mal.
Et les sites pornos proposent de tout : du « Teen » au « Milf » en passant par le fameux « Hentai » », toutes les catégories possibles sont disponibles. Je vous conseille d’ailleurs de prendre certaines précautions : un clic par erreur, des tentacules de pieuvre sont impliquées dans une situation particulière, et hop, traumatisé ! Internet regorge de surprises, et on se passerait bien de certaines.
J’en plaisante, mais les risques d’images choquantes sont réels. Je prends pour exemple l’industrie méconnue mais bien installée de la pornographie infantile. L’UNICEF estime qu’il y a environ 4 millions de sites qui proposent des images à caractère sexuel de jeunes mineurs. Ce sont des chiffres comme celui-ci qui devraient nous inquiéter.

Jusqu’où continuera la frénésie des films X ? A priori, elle est loin d’être terminée. La dernière innovation dans ce domaine est le VRP, Virtual Reality Porn. Vous voyez les sortes de casques-lunettes de Réalité Virtuelle pour les jeux vidéos ? Et bien il existe désormais la même chose pour les films pornos. Et oui les amis, rien n’arrête le progrès.
La pornographie est un secteur en croissance économique, certes (5 milliards de dollars de revenus en 2014), mais il ne faut pas oublier que cela reste un milieu sombre. Beaucoup joignent cette industrie contre leur gré, et n’en ressortent jamais. Enfin, je ne vous apprends rien, mais il est toujours bon de se rappeler ce qu’implique une simple vidéo. Ce qu’il y a derrière l’écran.
Voilà, c’était la minute moralisatrice. Sur ce, ai une pensée pour cet article, adolescent qui me lit, quand tu lanceras ce soir une énième vidéo. Et si cette dernière n’implique pas de tentacules, je te souhaite d’en profiter.

 

L’Ermite (Dessins de Tristan et d’Aline)

Article publié dans le dossier Sexualité de la Gazette 16

Matin bourrin pour rentrée chargée

C’est la rentrée, le soleil brille, les oiseaux chantent et… Votre réveil sonne. Vous éteignez ce dernier en beuglant des mots incompréhensibles, exprimant ainsi votre rage face à cette instrument de torture et surtout face à votre manque de sommeil apparent (principalement dû à la saison 7 de GOT à rattraper…). Vous vous retournez dans votre couverture en grognant.

Malheureusement, grogner ne vous aide pas à aller au lycée, alors vous décidez de vous lever ; vous vous débattez pour essayer de sortir de vos draps, mais rien n’y fait, vous n’y arrivez tout simplement pas. Vous décidez de rester dans votre lit moelleux, profitant de vos derniers moments de la matinée avec votre couverture. Vous regardez du coin de l’œil votre réveil, « allez, j’ai bien le droit de rester 10 minutes de plus » ; le temps passe, vous regardez une seconde fois votre réveil « encore 5 minutes de plus, c’est la rentrée, je peux profiter de mon lit ». Finalement, après 30 minutes, vous sautez de votre lit vous rendant compte qu’il ne vous reste plus que 10 minutes pour vous préparer. Vous prenez 30 secondes pour vous habiller, choisissant vos vêtements au hasard; au même moment votre chat arrive, saute sur vous et en profite pour vous asséner une griffure dans le dos, provoquant ainsi votre énième grognement de la matinée.

Stressé et blessé, vous vous précipitez en bas en prenant une tranche de pain de mie que vous avalez et une tasse de thé dont vous renversez la moitié sur votre tee-shirt. Vous commencez à paniquer sérieusement, en vous ruant dans votre chambre, vous prenez un tee-shirt à la va-vite ; vous vous déshabillez et rhabillez en courant vers la salle de bain avec une technique digne des plus grands ninjas. Vous brossez vos dents, prenez votre sac, courez, de plus en plus vite, le bus est devant vous ; vous faites de grands gestes en espérant que le conducteur vous voit, et pour votre plus grand bonheur, celui-ci s’arrête. Vous vous précipitez dans le bus en haletant et prononcez un « bon-bonjour » entre deux inspirations. Le chauffeur vous répond et, sans prêter attention au grand sourire de celui-ci, vous vous asseyez à l’arrière du bus pendant que votre coeur frise l’arrêt cardiaque. Vous décidez de sortir votre téléphone de votre poche mais horreur, vous l’avez oublié et vous vous rendez compte au même moment que votre tee-shirt est à l’envers. Vous réutilisez votre technique ninja pour vous changer, (heureusement que votre bus n’est pas rempli) et arrivez enfin à votre lycée. Vous avez 10 minutes d’avance mais personne n’est là. Vous vous dites que sans doute, tout le monde va arriver juste avant l’heure de rendez-vous mais plus les minutes passent, plus vous vous inquiétez : et si vous n’étiez pas arrivé à l’heure ? Et si vous étiez au mauvais endroit ? Vous recommencez à paniquer et courez vers l’accueil du lycée.

Vous arrivez devant l’accueil et demandez : « Excusez-moi, la rentrée pour les secondes est à quelle heure ? »

L’homme, qui pianotait sur son ordinateur jusqu’à présent, vous regarde droit dans les yeux puis vous répond :

« Demain à 8h30. »

Cassandre

PS : C’est la rentrée pour le lycée et surtout pour notre Gazette! Donc si des knackies veulent rejoindre la rédac’, venez à la première conférence de rédaction le mardi 12 à 12h30 au CDI !

Apocalypse Abeilles ou pourquoi sans elles, on est tous morts !

Nouvelle année scolaire, été indien (enfin ,presque…), et si on parlait nature ? Et des antophila, joli nom pour ces saletés de bestioles qui nous pourrissent la vie lorsqu’elles viennent se coller à nos sucreries (parce que oui, les auteures de cet article bouffent comme des porcs. Problème ?). Les abeilles. Que savons-nous d’elles ? Qu’elles fabriquent le miel, certes, que quand elles piquent ça fait mal (sans déconner) et que beaucoup d’entre nous en ont une peur bleue.
Mais ce que vous ne savez probablement pas, c’est que sans elles, ce serait la cata. « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Peut-être connaissez-vous cette phrase, à première vue plutôt exagérée, attribuée à tort à Einstein. Mais savez vous que la réalité s’en approche ? La fin du monde tel qu’on le connaît, des pénuries alimentaires, la panique générale, bref, l’apocalypse totale.
Et pourquoi ça ? Parce qu’outre la production de miel et les piqûres détestables, le principal rôle des abeilles c’est la pollinisation. En gros, Maya vient prendre du pollen sur une fleur, s’envole avec ses petites ailes, et va déposer ce même pollen sur une autre fleur. L’image est belle, on sait, mais concrètement c’est de cette manière que les végétaux se reproduisent.

Les abeilles sont les pollinisateurs de 20 000 espèces végétales, dont la moitié sont cultivées (fruits, légumes,…). Un tiers de ce qu l’on mange leur est dû. Un tiers, les gars, un tiers. C’est é-nor-me. Ces petites bêtes essentielles sont malheureusement très sensibles aux pesticides, utilisés en masse par l’agriculture intensive. Cela provoque une véritable hécatombe chez l’espèce mais aussi au niveau de l’emploi : en France 1500 apiculteurs cessent leur activité chaque année.
Des solutions pour lutter contre ce phénomène existent : évidemment, utiliser moins de pesticides, mais aussi la mise en place de ruches dans des grandes villes ou même chez soi. Les abeilles peuvent y habiter librement et cela favorise la repopulation de cette espèce trop peu considérée.
Pleines d’une mignonne pensée écolo après s’être longuement renseignées sur les abeilles, on se permet d’espérer que lorsque votre chemin croisera de nouveau celui d’une de ces sales bêtes qui, malgré tout, sont nos sauveuses, vous y réfléchirez à deux fois avant de misérablement l’écrabouiller car 1) vous risquez de vous faire piquer et 2) cette petite a peut-être participé à ton repas du midi. La bouffe, c’est sacré, bro.

 

Bulle et Bille